L’assassinat de Nemtsov
aurait-il raté son but?

Par Sergey Zheleznyak – Le 1er mars 2015 – Source Fort Russ

LE Maidan russe espéré par les pro-us SE transforme en Rassemblement des patriotes
Photo RT

Sergey Zheleznyak  est vice-président du parlement de la Fédération de Russie, la Douma.

«Merci à tous ceux qui ont participé à la cérémonie commémorative organisée en souvenir de Boris Nemtsov, merci à tous ceux qui sont venus exprimer leur chagrin mais n’ont pas permis que cette tragédie soit utilisée pour radicaliser la manifestation, comme l’auraient voulu les commanditaires de cet assassinat. L’enquête déterminera qui sont les assassins de Boris Nemtsov et leurs commanditaires, comme pour tous les autres crimes, et ils devront répondre de leurs actes devant la justice. Toutes les possibilités seront envisagées et toutes les preuves seront examinées afin d’établir la vérité. Aucun crime ne doit rester impuni.

Notre objectif commun est de ne pas laisser les responsables de la mort de Boris Nemtsov mettre en œuvre leurs projets destructeurs contre la Russie

Commentaire de Kristina Rus (Traductrice du russe à l’anglais) :

Poutine a-t-il déjoué l’Ouest une fois de plus? Peu importe qui a eu cette idée, mais elle était géniale: ceux qui voulaient rendre hommage à Nemtsov, mais ne voulaient pas être comptés dans le nombre des manifestants anti-Poutine par l’opposition anti-gouvernementale, sont venus avec un drapeau russe et ont collectivement transformé ce qui était programmé pour être le Maïdan russe en un Rassemblement patriotique.

Traduit de l’anglais par Dominique, relu par jj pour le Saker Francophone

 

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En 2008 déjà, en Estonie: un calendrier de propagande pour la SS provoque l’indignation à Moscou

Par Nick Holdsworth – Le 26 décembre 2008 – Source telegraph

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Le calendrier 2009, qui a été vendu en trois jours dans la capitale Tallinn avant d’être réédité, est illustré de douze reproductions d’affiches SS utilisées pendant la Seconde Guerre mondiale pour inciter des volontaires estoniens à rejoindre l’élite de la force nazie qui combattait l’Armée rouge. Ces photos représentent des soldats en uniformes allemands et des casques ornés de badges utilisés par les membres estoniens de la SS.

Les uniformes montrent un grand E coupée en deux par une épée, plutôt que le célèbre double éclair, symbole de la SS.

Les calendriers ont provoqué une réaction de colère dans la communauté russe qui constitue le quart d’une population de 1,3 million de personnes.

Nikolai Pechatnov, un historien russe vivant à Tallinn, a dit qu’ils s’agissait d’un rappel révoltant de l’époque où des dizaines de milliers d’Estoniens ont servi dans la SS.

«Si le calendrier avait annoncé clairement que c’était de la propagande pour la SS et avait détaillé l’historique des faits, cela aurait été acceptable. Mais quand vous regardez de près ce calendrier, vous ne trouvez pas du tout les symboles SS bien connus, ils ont été remplacés par les emblèmes des divisions estoniennes. En fait, les Estoniens engagés dans la SS portaient des uniformes avec les symboles nazis. Les jeunes qui voient ces calendriers aujourd’hui pourraient être pardonnés de croire que les Estoniens n’avait rien à voir avec la SS

Il a dit que le calendrier n’apportait aucune explication historique reliant les divisions SS estoniennes – dont les membres avaient prêté serment d’allégeance à Adolf Hitler – aux nazis, ou qu’il se composait de ce qu’ils appelaient des bataillons punitifs.

Bien que la division SS estonienne, fondée en 1944, n’est pas supposée avoir été impliquée dans des atrocités contre les civils, les unités de police estoniennes sont soupçonnées d’avoir été utilisées par les nazis pour le meurtre des juifs au début de la guerre.

Aimur Kruuse, 38 ans, directeur général de l’éditeur du calendrier, Grenader Grupp, insiste sur le fait qu’il ne soutient ni ne propage des idées nazies, et que le calendrier «n’est pas un sujet sur la SS».

«Les gens aiment l’histoire militaire et l’année prochaine nous pouvons faire quelque chose en rapport avec l’histoire russe ou allemande de la guerre», dit-il.

Il a ajouté que la plupart des Estoniens ayant combattu pour les nazis n’étaient pas volontaires, mais ont été recrutés dans la SS. Ce fait a été reconnu, après la guerre, lors du procès de Nuremberg qui a statué que les conscrits engagés dans les forces d’élite nazie et n’avaient pas commis d’atrocités n’étaient pas considérés comme des criminels de guerre.

Même si Aimur Kruuse a reconnu que le calendrier pourrait provoquer une réaction négative de la Russie, il a dit qu’il était important de comprendre l’histoire de l’Estonie. Les Estoniens, comme leurs voisins finlandais, ont pris les armes contre l’Armée rouge pour tenter de protéger leur liberté.

«Les soldats estoniens n’ont pas eu la chance de combattre durant la Seconde Guerre Mondiale dans des uniformes estoniens, a dit M. Kruuse. Les membres de la légion ont essayé d’apporter la liberté à l’Estonie, et de donner à leurs familles le temps de s’échapper vers l’ouest avant que l’Armée rouge ne revienne pour les tuer ou les envoyer en Sibérie

Il a ajouté que lorsque l’indépendance estonienne a été brièvement rétablie en septembre 1944, certains Estoniens en uniformes allemands ont tourné leurs armes contre les Allemands et contre l’Armée rouge.

Un connaisseur britannique de la SS, le cinéaste Andrew Mollo, a déclaré que l’Estonie avait déjà été occupée en 1940 par l’Armée rouge, avant que les nazis ne l’envahissent et que ceux qui avaient rejoint les SS étaient considérés comme des anti-bolcheviques se battant pour leur patrie.

«Bien sûr, ce n’est pas honorable que dans la lutte contre le bolchevisme ces Estoniens se soient alliés à Hitler», dit-il.

«Les unités SS estoniennes étaient très différentes des unités SS des autres pays Baltes, ils ont combattu pour l’indépendance de leur pays et ont énormément souffert. Le fait qu’ils se soient retrouvés sous le parapluie SS n’était pas de leur faute.»

Traduit par Toma, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone

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Les US veulent armer les Forces ukrainiennes: A qui cela profiterait-il réellement?

Glenn Greenwald

 – L

Clapper - USAIl est facile d’oublier qu’il y a seulement deux ans, le président Obama était déterminé à bombarder la Syrie et à éradiquer le régime d’Assad, et que les institutions de l’establishment américains travaillaient à jeter les bases de cette campagne. NPR (National Public Radio) a alors commencé à publier consciencieusement les rapports de responsables américains anonymes selon lesquels la Syrie avait stocké de grandes quantités d’armes chimiques; le NYT signalait qu’Obama augmentait l’aide aux rebelles et redoublait d’efforts pour rallier une coalition de pays qui voulaient comme lui renverser Assad; le Secrétaire d’État John Kerry affirmait que la destitution d’Assad était «une question de sécurité nationale… et une question de crédibilité pour les États-Unis d’Amérique.»

Ceux qui s’opposaient à la campagne de bombardement anti-Assad pour le changement de régime ont fait valoir que si une partie de la rébellion était composée de Syriens ordinaires, les rebelles que les Etats-Unis voulaient armer et faire monter en puissance (c’est-à-dire, les seuls combattants anti-Assad efficaces) étaient en réalité de violents extrémistes et même des terroristes alignés sur al-Qaida et pire. Ceux qui disaient cela étaient invariablement accusés d’être des apologistes d’Assad parce qu’il se trouvait qu’Assad utilisait le même argument: à savoir que les combattants qui lui donnaient le plus de mal étaient les djihadistes et les terroristes.

Mais, à Washington, cet argument est rapidement passé d’argument tabou à argument plein de sagesse quand il est devenu nécessaire de justifier l’engagement américain en Syrie. Les États-Unis sont maintenant en train de bombarder la Syrie, bien sûr, mais ils ne se battent plus contre Assad, le dictateur syrien est (une fois de plus) l’allié et le partenaire de l’Amérique. L’argument utilisé pour justifier la campagne de bombardements étasunienne est le même que celui qu’Assad invoquait depuis longtemps: à savoir que ceux qui se battent contre lui sont pires que lui parce qu’ils sont alignés sur al-Qaida et ISIS (même si les États-Unis ont financé et armé ces factions pendant des années et que leurs alliés les plus proches dans la région continuent de le faire).

Une dynamique similaire est à l’œuvre en Russie et en Ukraine. Hier, James Clapper, haut responsable de la sécurité nationale d’Obama et directeur du renseignement national, a déclaré à un comité du Sénat «qu’il soutenait l’armement des forces ukrainiennes contre les séparatistes russes soutenus par la Russie», selon le Washington Post. Les États-Unis ont déjà fourni une aide non létale aux forces ukrainiennes, et Obama a dit qu’il envisageait maintenant de les armer. A qui, exactement, cela donnerait-il plus de puissance?

Le président russe Vladimir Poutine dit depuis le coup d’État ukrainien de l’année dernière que le régime qui lui a succédé à Kiev est dirigé par des ultra-nationalistes, fascistes, et même des factions néo-nazies. La chaîne de télévision russe RT parle également souvent du «rôle actif que des groupes d’extrême-droite jouent dans le camp pro-gouvernemental en Ukraine depuis le coup de force de l’année dernière.»

Et de ce fait, quelqu’un qui souligne qu’armer le régime de Kiev renforcerait les fascistes et les néo-nazis est immédiatement accusé de défendre Poutine: exactement comme ceux qui disaient que les meilleurs combattants anti-Assad étaient affiliés à al-Qaida avaient été accusés de défendre Assad (jusqu’à ce que ce soit devenu la position officielle du gouvernement des États-Unis). Les médias américains décrivent invariablement le conflit ukrainien comme le noble combat des démocrates pro-occidentaux épris de liberté de Kiev contre les violents oppresseurs séparatistes de l’Est soutenus par la Russie.

Mais comme ce fut le cas en Syrie, alors qu’une partie des gens impliqués dans le coup d’État ukrainien étaient des Ukrainiens ordinaires luttant contre un régime corrompu et oppressif, les allégations concernant les voyous fascistes qui se battent pour le gouvernement de Kiev sont absolument exactes. Dans un article de Foreign Policy qu’il a écrit dans l’est de l’Ukraine en août dernier, Alec Luhn observe:

Les forces pro-russes ont dit qu’elles se battaient contre des nationalistes ukrainiens et des fascistes et dans le cas d’Azov et d’autres bataillons, ces affirmations sont globalement exactes… Le Bataillon Azov, dont l’emblème comprend également le Soleil noir, symbole occulte utilisé par les SS nazis, a été fondé par Andriy Biletsky, le chef des groupes néo-nazis Assemblée nationale-socialiste et Patriotes d’Ukraine.

En septembre, après avoir passé du temps avec les forces pro-Kiev d’Azov, Shaun Walker les a qualifiées dans un article du Guardian de «force la plus puissante et la plus sûre de l’Ukraine sur le champ de bataille contre les séparatistes». Bien que rejetant comme exagérées les craintes russes que ces groupes aient l’intention de procéder au nettoyage ethnique de toute l’Ukraine, Walker a reconnu le «penchant vers l’extrême droite et même le néo-nazisme de plusieurs de ses membres, et a noté que Amnesty International a appelé le gouvernement ukrainien à enquêter sur les violations des droits et les éventuelles exécutions sommaires commises par Aidar, un autre bataillon.» Ce qui inquiétait le plus Walker était que ces milices fascistes avaient l’intention, une fois les séparatistes vaincus, de prendre le contrôle de Kiev et d’imposer leur vision ultra-nationaliste à l’ensemble du pays.

Après le coup d’État à Kiev, les médias étasuniens grand public ont préféré ignorer la nature gênante des forces pro-gouvernementales, et seuls de rares commentateurs en ont fait état. En janvier de l’année dernière, pendant le coup d’État, Seumas Milne, du Guardian, a indiqué que le récit moralisant de l’Ouest sur l’Ukraine – les combattants-de-la-démocratie-versus-les-oppresseurs-de-Poutine – «n’avait qu’un rapport lointain avec la réalité et que, au contraire, les nationalistes d’extrême droite et les fascistes étaient au cœur des manifestations et des attaques contre des bâtiments gouvernementaux». La chaîne 4 anglaise a montré le rôle central joué par les ultra-nationalistes d’extrême droite dans le coup d’État, et noté que le sénateur John McCain s’était rendu dans la capitale ukrainienne (photo ci-dessus) et avait partagé la scène avec les pires éléments fascistes. Justin Raimondo de Antiwar.com signale depuis longtemps «l’ascension d’un mouvement de masse profondément fasciste dans les couloirs du pouvoir à Kiev, notant que, loin de ne représenter qu’une poignée d’éléments asociaux, les militants des deux principaux partis fascistes en Ukraine – Svoboda et Secteur droit – fournissaient le gros des forces dont les insurgés avaient besoin pour prendre les bâtiments du gouvernement à Kiev et dans l’Ukraine de l’Ouest».

Ces faits sont devenu si flagrants que même les organisations les plus conventionnelles de l’Ouest sont maintenant obligées de les noter. La semaine dernière, Vox a publié un article d’Amanda Taub sur «environ 30 des armées privées qui se battent dans le camp ukrainien, dont les combattants sont accusés de violations graves des droits humains, comme les enlèvements, la torture et les exécutions extrajudiciaires». Tout en affirmant que ces milices opèrent en grande partie séparément du gouvernement central de Kiev, Taub note néanmoins qu’elles ont pris une place centrale dans la lutte contre les séparatistes, et reconnaît clairement que les officiels de Kiev les utilisent:

Les milices ont également accru leur pouvoir du fait que le gouvernement ukrainien, dirigé par le nouveau président Petro Porochenko, leur a donné des amis hauts placés. Par exemple, Arsen Avakov, le ministre de l’Intérieur de Porochenko, était auparavant le chef du bloc politique de l’ancienne Première ministre Ioulia Timochenko en Ukraine orientale. Il a conclu une alliance de longue date avec les membres du Bataillon Azov, une organisation d’extrême-droite dont les membres sont connus pour promouvoir l’anti-sémitisme et les opinions néo-nazies. Avakov a utilisé sa position pour soutenir le groupe, allant jusqu’à nommer Vadim Troyan, un adjoint d’Azov, chef de la police de toute la région de Kiev. Et le leader d’Azov, Andriy Biletsky, est maintenant aussi membre du parlement.

Et The Intercept a publié hier un reportage de Marcin Mamon sur l’aide que les djihadistes apportent au gouvernement de Kiev dans le conflit.

La propagande médiatique américaine a non seulement cherché à glorifier le régime de Kiev en ignorant tous ces éléments, mais a aussi activement diabolisé les séparatistes en les faisant passer pour des pions contrôlés par Poutine. En fait, comme Max Seddon de BuzzFeed l’explique dans un excellent article écrit depuis un bastion séparatiste d’Ukraine orientale, ceux qui luttent contre Kiev ont de nombreux griefs importants contre le gouvernement ukrainien, mais ceux-ci n’ont rien à voir avec l’agenda de Poutine dans la région, notamment sa violence contre les civils et son mépris ancré pour les résidents de l’Est:

Dans les zones mêmes que l’Ukraine voudrait reprendre, les bombardements presque incessants de l’artillerie et le terrible blocus économique ont amené les positions à un point de non-retour. Presque chaque jour, des bombardements ôtent la vie à des civils: la mère, le mari, l’enfant de quelqu’un. Et chaque jour, la perspective d’une réconciliation entre les millions de citoyens ukrainiens ici et le gouvernement ukrainien semble plus lointaine.

Nous sommes dont bien en présence d’un nouveau cas où le gouvernement américain – comme toujours suivi de près par ses médias – fabrique une narrative morale manichéenne pour justifier l’intervention des États-Unis et son militarisme. Tout comme les États-Unis ont passé des années à financer et armer ces mêmes éléments extrémistes qu’ils prétendent maintenant vouloir combattre – en Libye, en Syrie et bien avant encore en Afghanistan – armer les forces ukrainiennes ferait monter en puissance une horde monstrueuse de fascistes et de sympathisants nazis purs et durs. Le coup d’État lui-même, que le gouvernement américain a soutenu, a presque certainement eu ce même effet.

La démarche étasunienne consistant à accroître le pouvoir de ces voyous constitue-t-elle un pattern ou un bug ? Il n’est pas rare de voir les États-Unis armer et soutenir des fascistes et autres tyrans du même genre en toute connaissance de cause s’ils pensent que cela servira leurs intérêts (voir l’article de David Ignatius de ce matin qui dit que le dictateur égyptien, le général Abdel Fata Sisi ne vaut pas mieux que Moubarak en ce qui concerne les violations des droits humains, mais que les États-Unis doivent continuer à le soutenir fermement pour qu’il préserve la stabilité). Mais au moins, quand les Etats-Unis couchent avec des régimes comme les Saoudiens ou les Égyptiens, la plupart des gens savent quel genre d’alliés ils embrassent. Dans le cas de l’Ukraine, ces faits ont été presque entièrement exclus du discours dominant. Maintenant qu’un des hauts-responsables de la sécurité nationale d’Obama appelle expressément à armer ces forces, il est essentiel que la vraie nature des alliés de l’Amérique dans ce conflit soit bien comprise.

Glenn Greenwald 

Traduit par Dominique Muselet pour le Saker Francophone

 

 

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Nemtsov est un Boeing malaisien écrasé contre les murs du Kremlin

Par Mikhail Delyagin – Le 28 février 2015 – Source Fort Russ

Hello, chers amis,

Il est 3 heures du matin, donc je ne serai peut-être pas très cohérent.

Il y a trois heures et dix-sept minutes, une bonne personne et un très mauvais politicien, pas un politicien intelligent, Boris Nemtsov, a été assassiné.

J’ai été son son conseiller pendant un an et demi [lorsque Nemtsov était vice-Premier ministre de Russie dans le gouvernement Eltsine, qui a conduit le pays à la faillite et à une grave crise dans les années 1990 après les réformes libérales, Note de Kristina Rus] et, un jour avant le défaut de paiement, j’ai été viré, pas par sa faute, il a même essayé de me soutenir.

Ce qui est arrivé aujourd’hui est un sacrifice classique. Nemtsov ne comprenait pas à quoi il servait et où il était conduit. A mon avis, il n’a en tout cas pas compris ce qu’il lui arrivait.

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Les États-Unis ont-ils assassiné Boris Nemtsov? La menace imminente

Par Joaquin Flores – Le 28 février 2015 – Source Fort Russ

Les manchettes, partout dans le monde, ont présenté des variations sur l’histoire de l’assassinat de Boris Nemtsov. Chacune d’entre elles reprend le récit des faits pertinents: quoi, qui, où, comment… Mais la vraie question est pourquoi. La réponse à cette question, ou plutôt ce que l’Occident prétend avec insistance être la réponse, nous dira beaucoup sur les plans des États-Unis pour intensifier les tensions en Russie, en Ukraine, et au-delà.

Il serait insensé de mettre de côté toute hypothèse liant ce crime à des gens proches de lui, dans le domaine des affaires, de la politique ou de la romance. En ce qui concerne les affaires, nous pouvons rappeler que bon nombre de personnes voulaient sa mort à cause de ses crimes et de sa corruption en tant que directeur de la Banque Neftyanoi – aujourd’hui liquidée – et président de sa société mère Neftyanoi Concern.

De nombreuses polémiques ont fleuri autour de cette affaire en 2006. Bien sûr, dans le domaine des problèmes de cœur, nous avons tous ceux qui entourent la femme avec qui il a été vu la dernière fois. Cette femme, Anna Duritskaya, était également présente lors de la fusillade. Des rumeurs flottent ici et là que cela pourrait être lié à son récent avortement et autres aspects mélodramatiques associés.

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Dernières nouvelles
Efficacité remarquable du KGB
L’assassin de Nemtsov déjà démasqué

Par J.Hawk – Le 28 février 2015 – Source Fort Russ

L’agrandissement d’une vidéo de surveillance révèle l’identité de l’assassin de Nemtsov

l’assassin est…

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Efficacité remarquable du KGB
L’assassin de Nemtsov déjà démasqué

Bonnes nouvelles de Russie

Le Saker original – le 28 février 2015 – Source thesaker.is

même l’opposition libérale pro-US refuse d’incriminer le Kremlin

Honnêtement, je n’aurais jamais pensé que le jour viendrait où j’aurais à dire du bien de l’opposition libérale ou non-système russe, mais apparemment, ce jour est venu, c’est aujourd’hui. A ma grande surprise, tous les chefs de cette opposition ont fait jusqu’à maintenant des déclarations très modérées et raisonnables, et tous ceux que j’ai entendus ont apparemment rejeté l’idée que le Kremlin est derrière le meurtre. Maintenant, cela va peut-être de soi pour la plupart d’entre nous, mais pour l’opposition libérale ou démocratique russe, c’est un vrai changement de ton. Beaucoup d’entre eux ont même dit que ce meurtre était une provocation (ce qui, dans ce contexte, signifie coup monté!) pour déstabiliser la Russie et provoquer une crise. Même Irina Khakamada, habituellement une vraie cinglée, a dit que c’était soit une provocation soit l’action d’un petit groupe d’extrémistes.

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Vladimir Poutine en 2012: nos ennemis cherchent à fabriquer des martyrs pour nous nuire

Le Saker original – Le 28 février 2015 – Source thesaker.is

Vladimir Poutine en 2012: nos ennemis cherchent à fabriquer des martyrs pour nous nuire

Dans cette vidéo datant d’il y a exactement trois ans (29 février 2012), Vladimir Poutine prédisait que des attaques sous faux drapeau telle que celle dont l’opposant Boris Nemtsov vient d’être victime pourraient être menées depuis l’étranger pour nuire à la Russie.

Vidéo sous-titrée en français

A un moment où la crise ukrainienne, façonnée de toutes pièces par les États-Unis et leurs vassaux européens, se traduit sur le terrain par une déroute de la junte pro-occidentale de Kiev, et sur le plan international par une victoire spectaculaire de la diplomatie russe, un tel crime ne peut profiter qu’à l’Occident. Vladimir Poutine, qui jouit d’une satisfaction astronomique dans les sondages (86%), n’a aucun intérêt à faire abattre un opposant qui ne représente pas même 1% des suffrages, et dont l’audience est si faible qu’il n’a aucun député à la Douma. Tout comme l’attaque contre le vol civil malaisien MH17, faussement attribué à la Russie, il s’agit d’une nouvelle opération de propagande destinée à ternir son image, dans la droite ligne de la guerre politique, économique et médiatique que mène l’Occident contre la Russie de Vladimir Poutine.

The Saker

 Crédit à Tatzhit Mihailovich

Traduction en français : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

 

Voir également

FALSE FLAG IN MOSCOW!  Le Saker original (en anglais) 27.02.2015

Putin warns opposition against ‘sacrificial victims’ Russia Today (vidéo sous-titrée en anglais) 29.02.2012

Rappel à l’Occident: La Russie a toujours vaincu ses agresseurs (vidéo sous-titrée en français) 27.02.2015

 

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ONG neutre ou vendue?
Human Rights Watch accuse les bombes baril* syriennes

Le 27 février 2015 – Source Moon of Alabama

Human Rights Watch accuse les bombes baril* syriennes d’avoir causé les destructions perpétrées par les Américains

Human Rights Watch participe à une campagne sectaire de propagande anti-syrienne. Cette ONG monte toute une opération de propagande autour de l’idée que les bombes baril, prétendument utilisées par le gouvernement syrien, sont des armes inhumaines. J’attends toujours que Human Rights Watch dénonce avec la même véhémence l’utilisation aveugle des roquettes artisanales contre les civils par les djihadistes rebelles modérés.

Hier, Human Rights Watch a envoyé ce tweet:

La Syrie a largué des bombes baril en dépit du fait qu’elles sont interdites.

Le tweet de HRW était accompagné de cette photo d’une ville détruite comme si elle avait un lien quelconque avec les bombes baril syriennes. Ce n’est pas le cas.

La photo en question a été publiée dans le New York Times le 13 Février 2015.

Agrandir

La légende de cette photo du NYT disait:
La ville de Kobani à majorité kurde est dévastée après un siège de plusieurs mois par les forces islamistes et les frappes aériennes de la coalition menée par les États-Unis.

Ce sont à l’évidence des bombardements états-uniens massifs qui ont détruit la ville de Kobani. Les États-Unis ne larguent plus de bombes baril artisanales des avions et des hélicoptères. Mais ils ont bien fait un usage extensif de ces bombes baril au Vietnam.

Les bombes baril syriennes n’ont pas détruit la ville de Kobani. Elle a été détruite par les bombes des forces aériennes régulières américaines. Les dommages causés par des bombes baril pourraient difficilement être pires. En réalité, les bombes baril larguées d’hélicoptères en vol stationnaire sont probablement beaucoup mieux ciblées et plus précises que les bombes non guidées larguées par les avions de chasse.

Le tweet de Human Rights Watch est frauduleux à un autre titre. Il renvoie à un article du 24 février du NYT comme si cet article confirmait l’affirmation de HRW. Mais cet article de NYT n’est pas neutre. Le rapport dont parle cet article intitulé La Syrie largue des bombes baril en dépit de leur interdiction, selon un rapport, est un rapport de HRW sur les bombes baril en Syrie. Le tweet de HRW renvoie en fait les lecteurs à son propre rapport comme s’il s’agissait d’un lien vers une source indépendante.

Il est extrêmement intéressant que Human Rights Watch éprouve le besoin d’utiliser une photo des destructions commises par les bons États-uniens pour illustrer les destructions causées par la méchante armée syrienne dans sa lutte contre les djihadistes soutenus par les États-uniens. L’image n’est évidemment pas la seule chose sur laquelle HRW nous trompe.

Mise à jour
Ce n’est pas la première fois que HRW utilise des photos du mauvais camp. En octobre 2014, l’ONG a utilisé l’image d’une femme qui pleurait la mort des fédéralistes ukrainiens brûlés vifs par des hordes nazies à Odessa pour appeler à prendre position contre les politiques répressives de Poutine.

Note 
* Barils de TNT chargés de morceaux de métal

Traduit par Dominique, relu par jj pour le Saker Francophone

 

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La Chine vient de se ranger du côté de la Russie sur le conflit ukrainien

Par Tyler Durden – Le 27 février 2015 – Source zerohedge

En ce qui concerne la guerre par procuration en Ukraine, qui a commencé pour de bon il y a environ un an, avec le violent coup d’État qui a renversé le président Ianoukovitch pour le remplacer par un oligarque local pro-américain, personne n’a de doute sur l’identité des acteurs clés: à gauche, nous avons l’Ouest, représenté par les États-Unis, l’Union européenne et l’OTAN; et à droite, nous avons la Russie. La seule chose qui n’était pas tout à fait claire jusqu’ici, c’était le rôle que jouait cet autre partenaire encombrant – la Chine.

Il est certain que, tout au long de la guerre civile en Ukraine, on s’est rarement posé la question de savoir de quel côté penchait la Chine. C’est d’autant plus étonnant que le rapport de force précaire entre l’OTAN et la Russie a conduit à une impasse dans laquelle aucune des deux parties n’a sur l’autre un avantage évident (alors que l’Ukraine dont l’économie est morte et la monnaie en hyperinflation, attend un vainqueur clair), et que le soutien explicite ou implicite de la Chine à l’un des deux camps pourrait faire toute la différence, surtout pour l’axe le plus redoutable de la planète.

Aujourd’hui nous avons enfin eu la réponse et le gagnant est… ce type-là:

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