Par Pepe Escobar – Le 9 février 2022 – Source The Saker’s Blog
ISTANBUL – Emmanuel Macron n’est pas Talleyrand. Autoproclamé « jupitérien », il a peut-être fini par redescendre sur terre pour un geste de realpolitik digne de ce nom, tout en ruminant l’un des bons mots d’un ancien ministre français des Affaires étrangères : « Un diplomate qui dit ‘oui’ veut dire ‘peut-être’, un diplomate qui dit ‘peut-être’ veut dire ‘non’, et un diplomate qui dit ‘non’ n’est pas un diplomate. »
Macron s’est rendu à Moscou pour voir M. Poutine avec en tête un plan simple en 4 étapes.
- Conclure un accord de grande envergure avec Poutine sur l’Ukraine, mettant ainsi fin à « l’agression russe ».
- Se réjouir d’être le pacificateur de l’Occident.
- Rehausser le profil de l’UE, puisqu’il est l’actuel président du Conseil de l’UE.
- Récolter tout le butin puis remporter l’élection présidentielle d’avril en France.
Andrew Bacevich, historien militaire américain, 


D’abord, le plus facile. La Russie a une 5e colonne typique : des « libéraux » pro-occidentaux, des agents d’influence, des nostalgiques des années 90 (quand ils pouvaient piller la Russie autant qu’ils le voulaient), des types du Consensus de Washington, des gens qui détestent la Russie (pour quelque raison que ce soit) et rêvent du jour où la Russie se disloquera, etc. etc. etc. Ils sont, objectivement, des agents d’influence pour les PSYOP occidentales. J’ai inventé le terme « intégrationnistes atlantiques » parce que, au mieux, ces gens veulent que la Russie soit acceptée par l’Occident comme un partenaire égal, puis qu’elle rejoigne toutes les institutions occidentales et devienne la prochaine Pologne. Bien sûr, ces gens sont tous russophobes, qu’ils l’admettent ou non. Ils se considèrent comme des « élites » (ils aiment se qualifier d’« intelligentsia ») et se sentent bien supérieurs aux « masses sombres et illettrées » qui votent pour des monstres comme Poutine. Je pense que tout cela est assez simple et je n’en parlerai pas davantage.

