Par Moon of Alabama – Le 14 mai 2021
Le 9 septembre 2001, Ahmad Shah Massoud, le commandant d’un front anti-taliban dans le nord de l’Afghanistan, était tué par deux kamikazes. Massoud, d’ethnie Taijik, avait combattu contre l’occupation soviétique, puis contre des seigneurs de guerre rivaux et enfin contre les Talibans. Massoud et les groupes sous son commandement contrôlaient moins de 10 % de l’Afghanistan. Ils étaient financés par les services secrets américains, français et britanniques. (Amrullah Saleh, le chef du renseignement de Massoud, avait reçu une formation de la CIA à la fin des années 1990).
Après le 11 septembre, la CIA et les forces spéciales américaines ont rencontré les alliés de Massoud, leur ont donné beaucoup d’argent pour engager davantage de combattants et ont soutenu leur marche sur Kaboul par des frappes aériennes massives. Deux mois plus tard, les talibans battaient en retraite, en rentrant chez eux ou se retirant au Pakistan. Les États-Unis ont installé les différents seigneurs de guerre et criminels qui avaient combattu sous Massoud comme nouveau gouvernement.
C’était une erreur. C’est le comportement criminel de ces seigneurs de guerre qui avait conduit le public à soutenir la prise de pouvoir des talibans. L’installation au gouvernement des chefs de guerre qui avaient pillé le pays garantissait le retour des talibans.
À première vue, il semble que l’agence d’espionnage américaine, à l’instar d’un certain nombre d’entreprises trop zélées, ait dépassé les bornes dans sa dernière publicité promotionnelle, où presque toutes les identités libérales sont compulsivement cochées dans un effort apparent pour s’attirer les faveurs du public woke. Ou alors, l’organisation clandestine aurait-t-elle tout simplement révélé son programme global pour l’avenir ?
Winston Churchill a fait remarquer qu’en temps de guerre, la vérité doit être entourée d’un garde du corps de mensonges. Nombre de mes propres articles, parmi les plus longs et les plus controversés, ont suivi une présentation quelque peu analogue, les sections d’ouverture, qui comptent parfois des centaines de mots ou plus, étant souvent plutôt inoffensives ou même quelque peu hors sujet. Elles sont destinées à servir d’introduction fade ou édulcorée au contenu beaucoup plus dangereux qui suit, qui pourrait autrement avoir tendance à alarmer et à dissuader le lecteur occasionnel s’il était introduit trop rapidement.

D’étonnantes nouvelles ce week-end : Le président Lukashenko a déclaré que Biden avait donné l’ordre de le tuer pendant un coup d’État organisé par la CIA. Nous savons tous que Lukashenko dit toutes sortes de choses, souvent fausses ou tout simplement stupides. Sauf que le FSB russe a confirmé tout cela ! Selon les Russes, une opération conjointe du KGB (biélorusse) et du FSB russe a permis de rapidement découvrir le complot et les Russes ont surveillé toute l’opération jusqu’à ce qu’ils aient suffisamment de preuves pour arrêter tous les comploteurs. Non seulement les Russes ont des vidéos de leurs réunions, mais ils ont également intercepté leurs vidéoconférences Zoom (utilisateurs de Zoom, utilisez plutôt Jitsi !).
Le président élu Joe Biden a finalement nommé un nouveau directeur pour la CIA, l’un des derniers hauts responsables choisi pour sa nouvelle administration. À la grande surprise de beaucoup d’entre nous qui suivons ces événements, il a nommé le diplomate de haut niveau Williams Burns à ce poste. Burns est l’un des diplomates américains les plus respectés de ces trente dernières années. Il a habilement servi les présidents des deux partis et est connu à la fois comme un réformateur et un défenseur des droits de l’homme.