Par Cynthia Chung – Le 7 mars 2021 – Source Strategic Culture

En 1998, le groupe de travail inter-agences sur les crimes de guerre nazis et les dossiers du gouvernement impérial japonais (IWG) a lancé, à la demande du Congrès, ce qui est devenu le plus grand effort de déclassification sur un seul sujet. En conséquence, plus de 8,5 millions de pages de documents ont été ouvertes au public en vertu de la loi sur la divulgation des crimes de guerre nazis (P.L. 105-246) et de la loi sur la divulgation du gouvernement impérial japonais (P.L. 106-567). Ces documents comprennent des dossiers opérationnels de l’Office of Strategic Services (OSS), de la CIA, du FBI et des services de renseignement de l’armée. L’IWG a publié trois rapports au Congrès entre 1999 et 2007.
Ces informations apportent un éclairage important et confirment l’un des secrets les mieux gardés de la guerre froide : l’utilisation par la CIA du vaste réseau d’espionnage nazi pour mener une campagne secrète contre l’Union soviétique.
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Le président élu Joe Biden a finalement nommé un nouveau directeur pour la CIA, l’un des derniers hauts responsables choisi pour sa nouvelle administration. À la grande surprise de beaucoup d’entre nous qui suivons ces événements, il a nommé le diplomate de haut niveau Williams Burns à ce poste. Burns est l’un des diplomates américains les plus respectés de ces trente dernières années. Il a habilement servi les présidents des deux partis et est connu à la fois comme un réformateur et un défenseur des droits de l’homme.
Si le long mélodrame électoral était un film, vous penseriez à un mélange de ‘Sept jours en mai’, ‘Six jours en octobre’ et ‘Burn After Reading’. Vous auriez alors droit à un plat principal de trahisons diverses au plus haut niveau, avec un accompagnement corsé au goût de la crise des missiles de Cuba et l’angoisse existentielle de la fin du monde qui va avec ; et, pour le dessert, ce serait un fiasco comique de l’incompétence et de la dépravation du gouvernement en déliquescence, selon la recette des frères Cohen.
Il n’y a vraiment rien de particulièrement compliqué dans ce qui vient de se passer : les anglo-sionistes ont assassiné un scientifique iranien de haut niveau dans l’espoir que ce meurtre déclenchera une guerre. Les Iraniens ont promis des représailles, mais n’ont pris aucune mesure, du moins jusqu’à présent.