Par Anastasia Safronova − Le 24 mai, 2022 − Source RT
Après la Seconde Guerre mondiale, la possibilité de prendre le contrôle de l’esprit d’une personne est devenue l’un des principaux objectifs des services de renseignement. Au milieu de jeux d’espionnage sans fin, la capacité de faire dire à quelqu’un toute la vérité lors d’un interrogatoire, ou d’effacer la personnalité d’un sujet pour en imposer une autre – peut-être, une personnalité contrôlée – est devenue assez attrayante pour les services secrets.
En 1979, John Marks, ancien fonctionnaire du département d’État américain, a publié un livre intitulé « The Search for the Manchurian Candidate » (La recherche du « candidat mandchou »), qui portait sur les expériences de manipulation mentale de la CIA et se fondait sur des documents de l’agence publiés dans le cadre de la loi sur la liberté d’information.
L’opération militaire lancée par la Russie en Ukraine a inopinément révélé une crevasse aux proportions historiques aux Amériques. Les pays d’Amérique latine se dégagent de l’influence de la Maison-Blanche et gagnent en autonomie politique. Comment Washington a-t-elle perdue son « arrière-cour » qui lui obéissait sans sourciller il y a encore peu de temps ?
Dans les années 1990 et au début des années 2000, le gouvernement russe grouillait d’agents de la CIA, et ils ont finalement dû être « nettoyés » et renvoyés aux États-Unis, a expliqué, jeudi, le président russe Vladimir Poutine.


