La campagne de propagande américaine contre l’Iran tente d’établir un lien entre ce pays et al-Qaïda, en partie par l’exploitation d’un document récemment publié, mais une lecture attentive de celui-ci montre une histoire très différente, estime Gareth Porter de l’American Conservative.
Par Gareth Porter – Le 23 novembre 2017 – The American Conservative
Depuis de nombreuses années, d’importantes institutions américaines, du Pentagone jusqu’à la Commission sur les attentats du 11 septembre, cherchent à imposer une histoire selon laquelle l’Iran a secrètement coopéré avec al-Qaïda, avant et après ces attentats terroristes. Mais les preuves de ces allégations sont restées secrètes ou incomplètes, et toujours très discutables.
Début novembre, les médias grand public ont toutefois prétendu avoir dégoté leur « pièce à conviction » un document de la CIA rédigé par un responsable non identifié d’al-Qaïda, rendu public avec 47 000 documents inédits saisis chez Oussama ben Laden à Abbottabad, au Pakistan.



Pour la première fois depuis le déclenchement de la guerre en Syrie et contre la Syrie, il est permis d’affirmer sans risque de se tromper que la partie est terminée pour ceux qui avaient projeté, dans la foulée des mal nommés printemps arabes, de mettre à genoux ce pays central dans la géopolitique mondiale et régionale. Le dernier à le constater est le spécialiste de la Syrie, le diplomate et historien néerlandais Nikolaos Van Dam, qui parle dans son nouveau livre, « Destroying a Nation : The Civil War in Syria » d’une « overdose » d’illusions et d’erreurs dans la stratégie occidentale contre ce pays. Avant lui un autre auteur français, Fréderic Pichon, avait publié en 2015 un livre prémonitoire : « Syrie : pourquoi l’Occident s’est trompé » (Éd. du Rocher), complété par un deuxième en 2017 : « Syrie, une guerre pour rien » (Éd. du Cerf).
Dans une lettre adressée à l’Ayatollah Khamenei le 21 novembre 2017, le commandant en chef de la Force Al-Quds (Jérusalem) du Corps des Gardiens de la Révolution iranienne (IRGC), le général Qassem Soleimani, a annoncé la fin de Daech en Syrie et en Irak. Ce message est retranscrit intégralement ci-dessous.


