Guerre des devises


Est-ce le retour du rouble d’or ? Si oui, l’or est sur le point de faire un retour spectaculaire sur la scène monétaire mondiale pour la première fois depuis que Washington a unilatéralement déchiré le traité de Bretton Woods en août 1971


F.William Engdhal Par F.William Engdahl – Le 8 décembre 2015 – Source Russia Insider

Depuis quelque temps, la Chine et la Fédération de Russie ont compris, comme d’autres nations, que le rôle du dollar comme principale monnaie de réserve du monde est leur talon d’Achille économique.

Continuer la lecture

A quel jeu se jouera l’avenir de l’Eurasie entre la Chine et les US ? Aux échecs ou à la bataille navale?


Les Routes de la soie, les trains de nuit et la troisième révolution industrielle chinoise, quand Xi Jinping a la révélation de Jeremy Rifkin.

par Pepe Escobar

Préambule de Tom Engelhardt

A Washington, le ton monte, vif et furieux. Les Freedom Fries sont une chose du passé et tout le monde est d'accord sur la nécessité de soutenir la France (et plus ou moins rien de plus). Maintenant, les désaccords s'aiguisent sur l'opportunité d'intensifier marginalement l'utilisation de la puissance militaire américaine en Syrie et en Irak ou d'aller à la guerre grand format en envoyant des troupes. Le rédacteur en chef du journal néocon Weekly Standard, Bill Kristol, réclame déjà 50 000 hommes pour prendre la capitale de État islamique Raqqa. Candidat à la présidentielle, le sénateur républicain Lindsey Graham – qui a exhorté, depuis des mois, pour que 20 000 soldats de plus soient envoyés dans la région – propose cette analogie sportive éclairante : «Je veux un match à l'extérieur avec ISIL, pas un match à domicile. Je tiens à les combattre dans leur arrière-cour.»

Et n'oubliez pas la discussion sur le banc de touche, de plus en plus en colère, à propos du plan de l'administration Obama d'accueillir dans le pays 10 000 réfugiés syriens, soigneusement sélectionnés pour une durée maximale de deux ans. Des propositions alternatives demandent la mise en place de plusieurs procédures encore plus sévères, des contrôles sans fin pour assurer que peu d'entre eux peuvent le faire, permettant seulement aux Syriens chrétiens certifiés craignant Dieu de s'installer – un grand hourra pour le choc des civilisations –, laissant les musulmans pourrir en enfer, ou tout simplement en bloquer un maximum.
Dans une telle atmosphère de rancœur et de faucons va-t-en guerre purs et durs, il est de plus en plus difficile de se souvenir à quoi pouvait bien ressembler un monde plus paisible. Voilà pourquoi le journaliste itinérant de TomDispatch, Pepe Escobar, qui parcourt l'Eurasie, en particulier la région qu'il a depuis longtemps surnommée Pipelineistan, est comme une bouffée d'air pur. Il nous rappelle qu'il y a encore des endroits où les gens parlent – gasp! – de construction d'infrastructures sur une grande échelle, et pas de les laisser tomber en ruine faute de financement ; endroits où les dirigeants ont envie de réfléchir à la façon d'unifier le monde grâce à l'échange, et non pas de les ramener à l'âge de pierre par l'intermédiaire de la puissance aérienne et des drones. Peut-être que c'est uniquement la différence entre vivre au cœur d'un pouvoir en devenir, plutôt qu'en déclin.

L'intérêt de Pepe Escobar se porte sur la Chine et, ne vous méprenez pas, ce pays n'est pas de la tarte. Même s'il n'est pas, et de loin, au niveau américain, l'argent pleut à verse pour l'armée, et le pays joue des coudes avec ses voisins dans les eaux environnantes, comme vous pouvez l'attendre d'une puissance régionale exhibant ses muscles. Pourtant, il y a un rêve que ses dirigeants sont en fait heureux de promouvoir et qui n'est pas un rêve guerrier dans un monde de plus en plus fortement militarisé. Cela, en soi, devrait compter pour quelque chose. Mais laissons Pepe Escobar nous expliquer en détails ce rêve chinois à temps-plein de la construction d'une Eurasie, qui aurait en d'autres temps et en d'autres lieux, vraiment résonné comme un rêve américain.

Tom Engelhardt

Continuer la lecture

Censure médiatique : la société civile laissée dans une ignorance taillée sur mesure

Par Gilbert Doctorow – le 3 décembre 2015 – Source Une parole franche.

Alors qu’il est bon que la narrative [anti-]russe soit reproduite [sans discussion] dans les médias dominants, l’approche par une presse qui se veut indépendante entraîne une certaine confusion dans les rédactions sur la manière de traiter une actualité qui ne correspond pas à l’image d’une Russie ennemie de l’Occident…

Continuer la lecture

La chute de l’Amérique signale la montée du Nouvel Ordre Mondial

« Si le seul outil que vous avez est un marteau, vous tendez à voir tout problème comme un clou »

Abraham Maslow (The Psychology of Science,  1966)

 


Par Brandon Smith – Le 2 décembre 2015 – Source alt-market


«La quête contemporaine pour l’ordre du monde va requérir une stratégie cohérente pour établir un concept d’ordre dans les différentes régions et relier ces ordres régionaux à un autre.» – Henry Kissinger, lors de l’assemblée du Nouvel Ordre Mondial
Continuer la lecture

La Turquie laisse planer la menace d’une fermeture des Détroits pour les navires russes

Note du Saker Francophone 

La Turquie s'apprête-t-elle à franchir une nouvelle étape dans sa confrontation avec la Russie ? Après avoir refusé de présenter des excuses pour le Sukhoï, les autorités turques font des difficultés aux navires russes, civils et militaires, qui se présentent devant le Bosphore et les Dardanelles. Résultat : ces navires doivent attendre des heures avant d'obtenir l'autorisation d'avancer. Et ce, à l'heure où le renforcement de la présence russe en Syrie nécessite une logistique plus lourde... Attention, l'article traduit ci-dessous ne dit pas que la Turquie a fermé les Détroits aux Russes. Mais elle en laisse planer la menace. Affaire à suivre.

L’importance stratégique du Bosphore et des Dardanelles, passages obligés entre la Mer Noire et la Méditerranée

Préambule de l'éditeur de GlobalResearch

La fermeture des Détroits (Bosphore et Dardanelles) par la Turquie constitue un acte de guerre contre la Fédération de Russie.

Un récent article de Sputnik expose la situation.

Selon ce document, en temps de guerre, le passage de navires militaires est laissé entièrement à l’appréciation du gouvernement turc.

D’un point de vue légal, la Turquie n’a aucune justification pour créer des obstacles aux navires russes transportant du frêt, y compris du frêt militaire, a précisé le juriste russe Vladimir Morkovkin sur RBK. La Turquie peut refuser le passage des Détroits à des navires non-amis uniquement en cas de guerre.

Après la Seconde Guerre Mondiale, Ankara a tenté à maintes reprises de renforcer son contrôle sur les Détroits. En 1982, la Turquie a tenté d’étendre le régime du port d’Istanbul à l’ensemble des Détroits. Cette décision a suscité un tollé de la part des pays voisins, et la Turquie a fait marche arrière.

Nous voici à l’heure de choix très dangereux. L’accès maritime de la Russie aux mers chaudes et au grand large est essentiellement contrôlé par les pays de l’Otan et leurs alliés (1. Le Bosphore et les Dardanelles, 2. Le canal de Suez, 3. Le détroit de Gibraltar).

[Mais l’Egypte peut-elle être encore considérée comme une alliée de l’Amérique ? NdT]

Michel Chossudovsky

Continuer la lecture

La Russie et la Turquie semblent en passe de revenir à de meilleurs sentiments

M.K. BhadrakumarPar M K Bhadrakumar – le 1er décembre 2015 – Source Indian Punchline

Le Président de la Russie, Vladimir Poutine, et son homologue turc, Recep Erdogan, sont presque certains de se rencontrer, aujourd’hui, à un moment donné de la Conférence sur le changement climatique à Paris. Erdogan va-t-il essayer d’éviter Poutine, ou vont-ils tout simplement s’asseoir à l’écart pour discuter comme des gens raisonnables?

Continuer la lecture

Pourquoi la Turquie a poignardé la Russie dans le dos


Les objectifs de la Russie et de la Turquie dans la lutte contre le groupe État islamique sont diamétralement opposés


Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 2 décembre 2015 – Source Russia Insider

Il est absolument impossible de comprendre pourquoi le gouvernement turc s’est engagé dans la stratégie suicidaire d’abattre le chasseur russe Su-24 sur le territoire syrien – techniquement une déclaration de guerre de l’Otan à la Russie – sans mettre en contexte le jeu de la puissance turque dans le nord de la Syrie.

Continuer la lecture

L’Ouest en a ras-le-bol de l’Ukraine


Par Dmitry Minin – Le 27 novembre 2015 – Source strategic-culture

Deux ans ont passé depuis les protestations de masse sur la place Maidan à Kiev. Les résultats sont décevants. Le fonctionnement du gouvernement auto-proclamé est entravé. L’économie est en plein marasme. La politique du gouvernement a entraîné l’appauvrissement d’une immense partie de la population. Rien de bon ne peut être dit à propos de la direction du pays où il semble que la seule figure politique prometteuse est le fameux Mikheïl Saakachvili, l’homme à la réputation profondément ternie.

Continuer la lecture

De l’avion de ligne au SU-24 : une analyse pas ordinaire


De nouvelles indications intéressantes sur les trois grands événements récents : l’avion de ligne russe abattu, les attentats de Paris et l’attaque sur le bombardier russe 


Israël Shamir

Israël Shamir

Par Israël Shamir – Le 28 novembre 2015 – Source Russia Insider

Trois événements importants ont influencé le cours de la guerre syrienne au cours du mois dernier : le crash de l’Airbus Metrojet vol 9268 dans le Sinaï, le 31 octobre, les attentats de Paris le vendredi 13 novembre et l’attentat contre un Sukhoï 24, le 24 novembre 2015.

Continuer la lecture

Syrie, réminiscences : la guerre civile en Espagne avant-goût de la Seconde Guerre Mondiale


Par Norman Pollack – Le 27 novembre 2015 – Source CounterPunch

Le parallèle historique à propos de la Syrie est aujourd’hui la guerre civile espagnole de la fin des années 1930, une répétition générale pour la construction d’un conflit plus large, mais maintenant avec les acteurs clés disposés différemment et l’idéologie brouillée pour tenir compte de ces différences. Le nazisme n’est plus un facteur en tant que place attribuée à l’Amérique dans la mobilisation des forces naissantes du monde du fascisme pour faire face à une alternative de gauche combattant la contre-révolution et le capitalisme sauvage.

Continuer la lecture