« Le gouvernement soviétique est probablement en retard dans l’étude de cette question… Nos dirigeants sont maintenant occupés par des problèmes militaires. »
Molotov, en réponse à Antony Eden, à la Conférence de Moscou des ministres des Affaires étrangères de l’URSS, des États-Unis et de la Grande-Bretagne du 19 au 30 octobre 1943.

Note du Saker Francophone
Où l'on apprend incidemment, que dès 1943, probablement au vu des défaites de la Wehrmacht en Russie, les Anglo-Saxons anticipaient déjà l'issue finale de la reddition allemande et le démembrement de l'Allemagne. Ils ont malgré tout attendu juin 1944 pour débarquer en Normandie et... « gagner la guerre » !
Où l'on comprend aussi la décision de Staline d'occuper l'Allemagne de l'Est pour assurer la sécurité de l'URSS, suite à la volonté des Anglo-Saxons de démembrer et occuper l'Ouest du pays.
Par Scott Humor – Le 31 octobre 2017 – Source The Saker
Une attention particulière doit être accordée au fait que ce sont les Anglo-Saxons qui, en 1943, ont établi plusieurs zones d’occupation temporaire en Allemagne. Ce sont eux aussi qui faisaient des plans de fragmentation de l’Allemagne en un certain nombre de mini-États. En fait, leur idée pour l’Allemagne d’après-guerre était de restaurer le Traité de Westphalie de 1648, qui pendant plus de trois cents ans a éliminé l’Allemagne comme nation unifiée de l’histoire européenne.




Les conflits armés sont avant tout des confrontations de systèmes opérationnels, c’est-à-dire des ensembles d’hommes et d’équipements, avec les compétences associées, manœuvrés par une structure de commandement. La valeur de ces systèmes n’étant pas intrinsèque mais relative et ces confrontations sont d’abord des révélateurs de leurs forces et faiblesses antagonistes. L’ampleur des effets tactiques et stratégiques qui en résulte est alors souvent en proportion avec celle des écarts constatés et, lorsque ces écarts n’ont pas été anticipés, les effets physiques sur le terrain se doublent alors souvent d’un choc psychologique qui les amplifie. Si le contact initial n’est pas fatal au plus faible, celui-ci est fortement incité à évoluer pour combler au plus vite l’écart. Le choc de la surprise peut alors se trouver inversé. Prenons l’exemple de la première année de la guerre de Corée, riche en transformations.
L’effondrement de l’Union soviétique en 1991 a marqué la fin de la plus longue expérimentation du communisme dans l’Histoire récente. Beaucoup ont vu dans cet événement la preuve que le communisme (ou le marxisme-léninisme, j’utilise ces termes de manière interchangeable ici) n’était pas une idéologie viable. Après tout, si en Russie, le communisme a pris formellement fin en 1991, les Chinois s’en sont tranquillement éloignés, le remplaçant par une forme typiquement chinoise de capitalisme. Finalement, aucun des anciens « alliés » soviétiques n’a choisi de s’en tenir à l’idéologie communiste dès qu’ils ont recouvré leur liberté. Même le genre de communisme de Chavez a eu pour résultat une faillite complète du Venezuela. Donc qu’y a-t-il à dire à ce sujet ? 


