Par Laurent Guyénot – Le 27 janvier 2020 – Source Unz Review

Israël, meurtrier en série
Dans les années 1990, deux best-sellers ont porté à la connaissance d’un large public le fait que l’assassinat du Président John Kennedy en 1963 a résolu une crise intense sur le programme nucléaire secret d’Israël. Dans une de ses dernières lettres à Kennedy, citée par Seymour Hersh dans son livre The Samson Option (1991), David Ben Gourion se plaignait : « Monsieur le Président, mon peuple a le droit d’exister […] et cette existence est en danger. 1» L’arme atomique été jugée vitale pour Israël, et Kennedy s’y opposait. Une critique du livre d’Avner Cohen Israel and the Bomb (1998) paru dans le journal israélien Haaretz disait les choses ainsi :
Le meurtre du président américain John F. Kennedy a brusquement mis fin à la pression massive exercée par l’administration américaine sur le gouvernement d’Israël pour mettre fin au programme nucléaire. Cohen démontre longuement les pressions exercées par Kennedy sur Ben Gourion. […] Le livre implique que, si Kennedy était resté en vie, il est douteux qu’Israël ait aujourd’hui une option nucléaire.2
Le 2 février marquera le 75ème anniversaire de la fin de la bataille la plus grande, la plus longue et la plus sanglante de l’histoire de l’humanité : ce fut une lutte qui détruisit le fer de lance auparavant invincible de la machine de guerre nazie qui avait conquis toute l’Europe en seulement trois ans et semblait sur le point de conquérir le monde. Pourtant, incroyablement, jusqu’à présent, l’ensemble des médias occidentaux, en particulier aux États-Unis, l’ont complètement ignorée.
Éditorial du 31 janvier 2020 − Source 


Nous sommes au centenaire de la publication du livre de John Maynard Keynes « Les conséquences économiques de la paix ». Cet ouvrage a été décrit comme « l’un des livres les plus influents du XXe siècle »
En août 1914, les grandes puissances européennes se sont lancées dans la guerre avec une joyeuse insouciance. L’Allemagne, une puissance montante aux vastes ambitions, a écrasé la Belgique, cherchant à mater la France rapidement avant que la Russie ne puisse se mobiliser, évitant ainsi la perspective d’une guerre sur deux fronts. Des milliers de jeunes Allemands, anticipant un conflit de six semaines, sont montés à bord des trains de troupes chantant le refrain optimiste : «Ausflug nach Paris. Auf Widersehen auf dem Boulevard.» : «Excursion à Paris. A bientôt sur le Boulevard. »

