L’administration Obama ne prend pas État islamique au sérieux

 Le 19 mai 2015 – Source moonofalabama

État islamique a pris Ramadi à l’aide de bulldozers blindés et d’une dizaine de véhicules-kamikazes. Le fait que la plupart des défenseurs en titre de la ville n’aient pas de réelle volonté de combattre a également contribué à la défaite. Mais il y a un autre acteur important qui a laissé ce drame se produire. Au cours des 24 heures les plus décisives, la coalition américaine qui avait promis de défendre l’Irak et de vaincre État islamique s’est livrée à seulement sept frappes aériennes et uniquement contre des cibles mineures autour de la ville.

Autrement dit, ils n’ont rien fait.

Et maintenant, l’excuse ridicule, genre un chien a mangé mes devoirs, qu’ils mettent en avant, est une tempête de sable que personne, à l’exception du groupe de soutien aérien américain, n’a vue.

Hier, État islamique a organisé une parade de victoire autour de Ramadi. Une centaine de véhicules ornés de drapeaux noirs ont défilé sur une route grande ouverte flanquée de drapeaux noirs sur tous les poteaux électriques. Les images montrent un ciel bleu clair et ensoleillé. Les États-Unis n’ont rien fait pour l’empêcher. Un tweet intéressant note à propos de ces photos:

État islamique à Ramadi hier. Tout à fait étonnant que la coalition ne les ait pas repoussés, en fait. On se pose des questions sur les règles d’engagement de la coalition. On dirait que Ramadi leur a été offert sur un plateau d’argent …

En effet. L’administration Obama et le Pentagone ont fait de leur mieux pour minimiser la perte stratégique de Ramadi en la faisant passer pour une péripétie sans grande importance à laquelle il pouvait être remédié en quelques jours ou en quelques semaines. Mais comme le disent les titres de deux articles de McClatchy: Ramadi a rejoint la longue liste des déclarations inexactes du Pentagone sur l’Irak et Experts: Les allégations des États-Unis comme quoi Ramadi est un simple revers relèvent du «délire».

Les États-Unis ne prennent pas État islamique au sérieux. C’est comme si Obama avait décidé qu’un État djihadiste à l’est de la Syrie et à l’ouest de l’Irak était une idée brillante qu’il fallait appuyer de toutes ses forces. Son entourage et les experts américains payés par les Saoudiens / Qataris lui disent-ils que État islamique ne présente aucun danger pour les intérêts américains? Ils ont tort.

Dans son dernier discours, le calife d’État islamique a annoncé une opération de plus grande ampleur que le 9/11, probablement pendant le Ramadan qui aura lieu de le mi-juin à le mi-juillet. Le 29 juin, le jour où le calife Baghdadi a annoncé la création de État islamique, il y a un an, serait une date idéale pour un anniversaire grandiose.

Aucun média mainstream n’a commenté cette menace. Mais à la fin de cet article de McClatchy aujourd’hui, il y a ce court paragraphe :

Un officiel du renseignement, qui a parlé sous couvert d’anonymat du fait des règles de son agence, a fait une mise en garde : «Avec l’anniversaire de l’annonce de la mise en place d’un califat par État islamique qui tombe le mois prochain, «il ne serait pas surprenant que le groupe cherche à monter une attaque de grande envergure ou une opération éclair de propagande pour démontrer ses capacités et attirer de nouvelles recrues.»

Je déteste attiser les peurs et je conseille à chacun de garder son calme devant cette menace. Mais on pourrait au moins faire ce qu’il faut pour maintenir État islamique occupé et sous pression constante. Cela n’empêcherait probablement pas une autre surprise comme Ramadi, mais si on mettait d’importants acteurs de État islamiques en difficulté, cela leur donnerait assez de fil à retordre pour qu’ils n’aient pas le loisir de nuire à encore plus de gens.

Hélas, quelles que soient les mises en garde qu’on puisse faire à l’administration Obama, son comportement actuel montre que, tout comme l’administration Bush, elle refusera de les prendre au sérieux.

Traduction : Dominique Muselet pour le Saker Francophone

 

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Un soldat syrien déambule dans Alep en ruine, il a quelque chose à nous dire


Par Sayed7asan – Le 19 mai 2015 – Source sayed7asan

Un soldat syrien parcourt Alep et évoque les accusations de crimes portées contre l'Armée Syrienne...

... à savoir défendre l’État et le peuple face aux hordes terroristes sanguinaires de Daech soutenues par une coalition militaire et médiatique internationale. Et qui plus est, remporter des succès sur le terrain et avoir gagné l'adhésion de la majorité des Syriens. Des crimes impardonnables, en effet.

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Cessez-le feu en Ukraine, ça bombarde à Donetsk.


Le 19 mai 2015 – Source Russia Today

Un civil tué au cours d’un intense bombardement de Donetsk par l’armée ukrainienne, en dépit du cessez le feu.

Une image de la scène du bombardement prise par Gladziev

Un civil au moins a été tué à Donetsk quand un obus de l’armée ukrainienne a touché un immeuble d’habitation au cours d’un fort bombardement des positions rebelles. Selon le correspondant de RT, c’est le pire bombardement que la ville ait connu depuis des mois.

«Ça a tiré et bombardé pendant environ deux heures, quasiment sans interruption… Coup sur coup, on ressentait les vibrations des explosions à des kilomètres de la ligne de front», nous a raconté Murad Gazdiev, le correspondant de Russia Today, au téléphone.

Selon Gazdiev, l’attaque ciblait le nord de Donetsk où se trouve l’aéroport tant disputé, mais au moins un obus a atterri sur un immeuble habité par des civils. Le correspondant de RT s’est précipité sur les lieux pour vérifier la validité de cette information.

«Nous avons trouvé les habitants survivants assis à l’extérieur, visiblement choqués, couvert de poussière. C’est une personne âgée qui vivait au dernier étage… L’obus a atterri sur son appartement. L’endroit est déchiqueté, les murs défoncés, dit Gardiev en décrivant la scène. Les sauveteurs sont encore en train de chercher le corps de cet homme dans les décombres.»

Reportage de Russia Today : Vidéo des dégâts

Cette flambée de violence intervient juste quelques jours après que le président ukrainien Petro Porochenko a juré de «combattre jusqu’à la dernière goutte de sang» contre ce qu’il appelle «les agresseurs russes» et nommé les accords de Minsk un plan de «pseudo-paix» au cours d’une interview avec la chaîne allemande ZDF. Plus tôt, le site web officiel de Porochenko retranscrivait une de ses phrases disant : «Je n’ai aucun doute que nous allons libérer l’aéroport [de Donetsk] parce que c’est notre terre. Et nous reconstruirons l’aéroport.»

L’aéroport de Donetsk était le dernier point stratégique tenu par les troupes ukrainiennes avant d’en être chassées par les forces anti-gouvernementales après huit mois de siège.

Les déclarations de Porochenko ont attiré de rapides réactions à la fois de Moscou et de Washington. Alors que le Kremlin a déclaré qu’elles «violaient visiblement les accords de Minsk», le secrétaire d’État américain John Kerry a conseillé a Porcshenko «d’y réfléchit à deux fois» avant de rallumer le conflit.

Le président ukrainien a ensuite fait marche arrière sur ses remarques au sujet de l’aéroport en accusant la presse russe d’exagérer ses propos.

Cette dernière attaque survient alors même que l’assistante du secrétaire d’État Victoria Nuland, qui est actuellement en visite a Moscou à propos de l’Ukraine, a dit qu’«il n’y a aucune indication, selon nos informations ou mes consultations en Ukraine, que qui que ce soit du coté ukrainien, qui que ce soit de ses dirigeants, ait la moindre intention de déclencher les hostilités.»

Par contre, Daniel McAdams, le directeur exécutif de l’institut Ron Paul pour la paix et la prospérité, pense que ce dernier accès de violence a clairement été coordonné avec les supporters de Kiev à Washington.

«Je pense qu’il serait très naïf de croire que Porochenko ait pu faire cela de sa propre initiative. Même si l’on a entendu Kerry la semaine dernière dire que Porochenko devrait oublier son envie de reprendre la partie est de l’Ukraine, les États-Unis ont entraîné des troupes et envoyé des dizaines, si ce n’est plus, de Humvees et autres équipements. Ils fournissent la possibilité à la Garde nationale ukrainienne et à l’armée d’attaquer l’Ukraine orientale, alors comment être surpris qu’ils y aient été poussés par cette aide américaine

Selon McAdams, il n’y a aucune indication que le gouvernement américain ait demandé à Kiev de calmer ses ardeurs face à la zone contrôlée par les rebelles, alors même que l’aide et l’entrainement militaire continuaient.

Ce bombardement intervient aussi juste après la visite de Nuland à Kiev, ce qui, selon ce conseiller de Ron Paul, n’est pas une coïncidence.

«Chaque fois qu’un officiel de haut niveau américain est venu dans la région, une attaque était déclenchée immédiatement après. Souvenez vous quand le directeur de la CIA [John Brennan] est venu, plusieurs fois, à chaque fois une attaque s’ensuivait. Cela semble encore en être le schéma cette fois-ci», a-t-il remarqué.

Traduit par Wayan, relu par jj pour le Saker Francophone

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Le gag du jour

Par Dagmar Henn – 17 mai 2015 – Source vineyardsaker.de

L’article ci-dessous a paru dans le journal canadien National Post. Il est si divertissant que je ne veux pas vous en priver. Mais attention, veillez à être bien assis… (et merci à la page Facebook Initiative citoyenne pour la paix en Ukraine, qui a découvert cette friandise). 

Et oui, naturellement, c’est aussi un morceau de vile propagande. Mais quand on s’abaisse à ça, voilà ce que ça donne.

L’infiltration par les russes de l’armée ukrainienne complique la mission de formation canadienne

Le ministre canadien de la Défense annonce l’envoi de 200 militaires en Ukraine pour la formation de l’arméée 14 avril 2015 THE CANADIAN PRESS/Adrian Wyld

Former des Ukrainiens pour lutter contre les séparatistes pro-russes pourrait se révéler une entreprise beaucoup plus difficile pour les 200 soldats canadiens, dont Ottawa a annoncé mardi le déploiement en Ukraine, que la mission similaire qu’assurent quelque 70 formateurs canadiens en Irak.

Selon une nouvelle note, destinée au bureau des études militaires pour les Affaires étrangères de l’armée US, à Fort Leavenworth, Kansas, la raison en est que des agents russes de services de renseignement de toute nature ont infiltré si profondément l’armée ukrainienne que presque rien de ce qu’ils disent ou font ne reste secret longtemps,

Citant des sources non classifiées, principalement russes, Roger McDermott, dans son essai Frères ennemis : l’usage par la Russie de la puissance militaire en Ukraine, met en garde contre «l’infiltration de l’appareil de renseignement de l’État ukrainien, le SBU (Service de sécurité d’Ukraine), par les services de renseignement russes, y compris par le GRU (Direction générale des renseignements russe), le FSB (Service fédéral de sécurité) et le SWR (Service des renseignements extérieurs)».

L’infiltration de l’armée ukrainienne n’implique pas seulement des agents officiels des services de renseignement russes. On croit que des Ukrainiens qui sympathisent avec Moscou travaillent au sein, ou à proximité, de presque toutes les unités de l’armée ukrainienne, ce qui rend tous les aspects du conflit – y compris la formation pour la guerre – plus difficiles pour tous ceux qui soutiennent le camp ukrainien.

Soldats ukrainiens en position dans le village de Berdyanske, à l’est de l’Ukraine, le mardi 14 Avril, 2015. Les agents pro-russes sont soupçonnés d’avoir infiltré l’armée ukrainienne. AP Photo/Evgeniy Maloletka

Plusieurs officiers canadiens, qui connaissent bien la situation ukrainienne, ont dit qu’ils étaient au courant d’un possible intérêt russe pour les activités des formateurs canadiens, mais ils n’ont pas précisé davantage.

En raison de l’omniprésence de l’espionnage russe en Ukraine, les images satellites que le Canada a commencé à livrer à l’Ukraine ont pu aussi rapidement finir à Moscou. On pense que la raison pour laquelle Washington ne voulait pas partager ses meilleures images satellites avec l’Ukraine est qu’il ne veut pas que les Russes découvrent quelles sont les capacités de ses satellites.

Tandis que l’espionnage russe va indubitablement compliquer la mission canadienne, il ne fait probablement pas courir de risque physique supplémentaire aux formateurs canadiens. Comme le ministre de la Défense Jason Kenney l’a souligné à plusieurs reprises, lorsqu’il a annoncé à Ottawa l’engagement prévu pour l’été, les Canadiens travailleront avec les formateurs états-uniens et de l’Otan loin de la zone de conflit en Ukraine de l’Est. Si la situation en Ukraine se dégrade, a fait remarquer Kenney, les Canadiens peuvent se mettre en sécurité en Pologne voisine, d’où ils peuvent être évacués.

Contrairement à ce qui se passe en Irak, où des formateurs des unités spéciales canadiennes travaillaient parfois très près de la ligne de front et où ils ont été impliqués dans des échanges de tirs à courte distance, les formateurs mandatés, qui viennent principalement de la base de Petanawa dans la vallée d’Ottawa supérieure, n’accompagneront pas les unités ukrainiennes sur le terrain pour les aider dans l’identification et la détection de l’ennemi. Ils délivreront plutôt tout leur enseignement dans des bases fortifiées, à l’image de la mission de formation beaucoup plus importante en Afghanistan, qui a suivi la participation canadienne aux combats à Kandahar.

Selon le gouvernement, la mission assumera les activités suivantes : formation à l’élimination des munitions explosives et des explosifs improvisés ; formation de la police militaire ; formation médicale ; entraînement à la sécurité en vol ; et formation à la modernisation du système logistique.

Les officiers du renseignement russe et les sympathisants ukrainiens russophiles qui travaillent pour eux vont presque certainement tenter de saper la mission canadienne en recensant avec précision les stratégies et les tactiques pour lesquelles les Ukrainiens reçoivent une formation, ainsi que la logistique de la mission.

Quant aux Russes, ils ont formé l’an dernier les forces séparatistes rebelles à la stratégie, à la tactique et au maniement de systèmes d’armes de pointe, tant en Ukraine que dans le sud de la Russie. Mais ces séparatistes ne craignent pas, et de loin, la même infiltration par les services de renseignement ukrainiens, et les Ukrainiens de l’Est qui soutiennent Kiev ont fui depuis longtemps pour sauver leur vie.

Effectivement, conclut McDermott, les Russes, en plus de prendre l’initiative de nombreux combats, et de fournir l’équipement et le ravitaillement, ont donné la priorité à la formation de leurs alliés, longtemps avant que l’Otan se décide à faire de même.

Les pays occidentaux, dont le Canada, ont répondu très lentement à la demande pressante de l’Ukraine de livraison d’armes. Mais les Canadiens, de par l’expérience, en termes de combats et de formation, qu’ils ont acquise pendant une dizaine d’années en Afghanistan, sont particulièrement adaptés à la mission de formation ukrainienne.

Comme en Afghanistan, les Canadiens ont beaucoup de pain sur la planche. Depuis la chute de l’Union soviétique en 1991, les Ukrainiens, comme les Afghans, ont consacré peu de ressources à la formation ou au rééquipement de leurs troupes. Ils ont un urgent besoin d’aide dans presque tous les domaines.

Matthew Fisher.

Article original  publié par nationalpost

A part que je peux difficilement concevoir que les Canadiens apportent là-bas des choses encore inconnues en Russie, et que les Ukrainiens soient ravis d’être comparés aux Afghans, il n’y a qu’un commentaire à faire, pour finir : à hurler [de rire, NdT].

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

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US-Nazis, le retour du refoulé

Afin de compléter votre culture historique, en ce qui concerne les apparentements terribles des Occidentaux et de l'Allemagne nazie, nous vous conseillons les lectures suivantes :

1945, les prémices de la Guerre Froide ?

La Seconde guerre mondiale organisée par les ploutocrates anglo-américains
Première partie
Deuxième Partie

Le Saker Francophone

Par Ekaterina Blinova – Le 15 mai 2015 – Source Russia Insider

Un professeur américain explique comment l’Occident s’engage dans un révisionnisme sournois pour occulter son passé obscur.

1941 : les nationalistes ukrainiens
saluent leurs partenaires nazis

L’Occident détourne les yeux de la décision de la Verkhovna Rada [parlement ukrainien, NdT] assimilant le communisme au nazisme, et déclarant que les infâmes collaborateurs nazis de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) et de l’ Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) avaient «combattu pour l’indépendance de l’Ukraine».

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Digressions au sujet de la viralité

Phème. Déesse de la rumeur

Préambule

Décidément Internet agit comme une grande caisse de résonance. Suite à notre publication de la traduction d’un article de Brandon Smith sur l’opération Jade Helm et son analyse d’une guerre civile potentielle, le site www.dedefensa.org s’en est fait l’écho dans une reprise intégrale et poursuit avec une analyse qui prolonge la réflexion de ce site sur l’effondrement du Système, dont on reprend le début ci-dessous.

 

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Ukraine : une solution confédérale à l’horizon


Alexander Mercouris

Alexander Mercouris

Par Alexander Mercouris – Le 14 mai 2015 – Source Russia Insider

Des propositions faites par les Républiques populaires du Donetsk et de Lugansk, ainsi que quelques commentaires de Kerry et Steinmeier suggèrent qu’une structure confédérale, à part une partition pure et simple, est le meilleur que l’Ukraine peut maintenant espérer.

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Des soldats pour la paix


Le 6 mai 2015 – Source Junge Welt

L’état-major des anciennes forces armées en RDA met en garde contre la guerre et réclame la coopération et non la confrontation avec la Russie.

En tant que militaires ayant occupé des postes stratégiques en RDA, nous faisons part publiquement de notre vive préoccupation au sujet du maintien de la paix et de la civilisation en Europe.

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C’est officiel, Les États-Unis collaborent avec Al Qaida


Moon of Alabama

Le 6 mai 2015 – Source Moon of Alabama

La propagande contre la Syrie fait son petit lait de la capture de la ville d’Idlib par le groupe terroriste Al Nusra, allié à d’autres groupes islamistes. La tonalité générale en est : Assad est en train de perdre, assortie de la demande illogique du bombardement des troupes d’Assad par les États Unis. Mais en quoi serait-ce nécessaire si le gouvernement d’Assad est vraiment en train de perdre le contrôle des opérations ?

Un bon exemple en est donné, via Foreign Policy, par Charles Lister, un analyste de Brooking Doha qui est payé par le Qatar, même s’il coopère souvent avec l’administration Obama. Le titre déclame qu’Assad est en train de perdre et l’assaut contre Idlib est fortement. Puis l’article reconnait que cette victoire contre les troupes syriennes, forcées à se replier, ne fut possible que parce qu’Al Qaida menait l’assaut.

L’article reconnait aussi que les États Unis, qui espèrent un équilibre des forces entre Al Qaida et le gouvernement syrien afin que le conflit se prolonge et que les deux cotés perdent, sont derrière cet assaut :

L’implication des groupes des Forces Syriennes Libres révèle, dans les faits, comment ceux qui les soutiennent ont changé de point de vue en ce qui concerne leur coordination avec les islamistes. Plusieurs commandants en charge des opérations contre Idlib ont confirmé à l’auteur de ces lignes qu’un centre de contrôle américain situé dans le sud de la Turquie et qui coordonnait l’approvisionnement en armes létales et non létales aux groupes d’opposition, a joué un rôle capital dans l’implication et le succès des forces islamistes, a partir de début avril. Ce centre de contrôle, avec celui situé en Jordanie et qui couvre les opérations menées dans le sud de la Syrie, a aussi énormément augmenté son assistance en renseignements aux groupes islamistes, ces dernières semaines.

Alors que ces centres de contrôle avaient auparavant demandé à ce que les bénéficiaires de l’assistance militaire direct arrêtent toute coordination avec des groupes comme Al Nusra, les récents mouvements à Idlib nous montrent quelque chose de différent. Non seulement les livraisons d’armes en direction des soi-disant groupes contrôlés ont augmenté mais, de plus, le centre de contrôle a spécifiquement encouragé à une meilleure coopération avec les islamistes commandant les opérations sur le front.

Ce centre de contrôle, dirigé par les américains, encourage donc la coopération entre la soi disant Armée Syrienne Libre et Al Qaida. Un drone américain, abattu au dessus de Lattaquié en mars dernier, était en train de récolter des renseignements pour aider à l’attaque d’Al Qaida sur Idlib. Plus de 600 missiles anti tank TOW de fabrication américaine ont été tirés sur les troupes régulières syriennes dans le nord de la Syrie. Ils ne forment qu’une partie des 14.000 que l’Arabie Saoudite a commandé au fabricant américain.

Même si les États-Unis ne demandent pas officiellement à ses mercenaires de coopérer avec Al Nusra une telle coopération est évidente pour celui qui ose y jeter un œil :

Dans le sud de la Syrie, les groupes qui prétendaient se distancer des extrémistes comme ceux d’Al Nusra en avril ont été vus coopérant avec ce même groupe à Deraa quelques jours plus tard.

La réalité est que les mercenaires djihadistes de l’Armée Syrienne Libre, des soi-disant modérés, entraînes et payés par les États-Unis, sont tout aussi hostiles que ceux des groupes comme Al Nusra, une branche d’Al Qaida, ou du soi-disant État Islamique. Même s’ils ne décapitent pas ceux qu’ils déclarent des infidèles, ils les tuent quand même.

Pendant que les États-Unis s’occupent d’Al-Qaida en Syrie, la Turquie s’occupe de l’État Islamique. Des tonnes de sulfate d’ammonium, utilisé pour fabriquer des bombes artisanales, sont passées en contrebande par la frontière turque, sous les yeux bienveillants des douaniers, à destination du groupe État Islamique. Des recruteurs turcs incitent les musulmans Ouighours de l’ouest de la Chine et du Tadjikistan à venir rejoindre les rangs de ce groupe. Ils leur refilent des passeports turcs pour leur permettre de rejoindre la Turquie, d’où ils peuvent rejoindre la Syrie et l’Irak. Pendant ce temps, les Saoudiens bombardent tout le Yémen sauf les villes et régions tenues par Al-Qaida dans la Péninsule Arabique.

Maintenant, Les États Unis et leurs alliés supportent donc pleinement les djihadistes sunnites à travers tout le Moyen Orient. Dans le même temps, ils utilisent la menace d’Al-Qaida pour effrayer et imposer des lois liberticides dans leurs propres pays.

Charles Lister et les autres propagandistes de la Brooking Institute veulent que les États-Unis bombardent la Syrie afin d’amener Assad à la tables des négociations. Mais avec qui le gouvernement syrien devra-t-il négocier ? Avec Al-Qaida ?

Qui va gagner si le gouvernement syrien finit par perdre et capituler ? Les islamistes rebelles modérés, ceux qui n’ont rien pu faire seul contre le gouvernement syrien, se mettrait alors à prendre le dessus sur Al Qaida et le groupe État Islamique ?

Qui peut croire à de telles fantaisies ?

Note du traducteur

Voici maintenant la traduction des quatre premiers paragraphes d’un communiqué de presse, du 30 avril 2015, de l’on ne peut plus officielle agence de presse Reuters, et qui reconnait aussi cette alliance diabolique :

Les islamistes extrémistes qui combattent aux cotés de groupes soutenus par les États-Unis ont avancé dans le nord de la Syrie ces dernières semaines en faisant preuve d’une rare unité, que certains craignent de courte durée.

Une alliance islamiste se faisant appeler l’Armée du Fatah, en référence aux conquêtes du VIIème siècle qui ont propagé l’Islam au Moyen Orient, s’est emparée de villes du nord ouest dont Idlib, la capitale provinciale.

Cette alliance, qui inclue l’aile d’Al-Qaida en Syrie connue sous le nom d’Al-Nusra, ainsi que d’autres groupes militants extrémistes comme le mouvement Ahrar al-Sham, se rapproche de la ville côtière de Lattaquié, un bastion du président Bashar al-Assad.

Se battant aussi à leurs cotés, même si non réunis sous le même centre de contrôle, se trouvent des groupes qui refusent les buts anti-occidentaux des djihadistes et qui reçoivent une aide secrète de la part de la CIA. Parmi eux, deux groupes qui se nomment Division 13 et Fursan al-Haq…..

Traduit par Wayan, relu par jj pour le Saker Francophone

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La Seconde guerre mondiale organisée par les ploutocrates anglo-américains (I)

Valentin Katasonov

Valentin Katasonov

Par Valentin KATASONOV – Le 4 mai 2015 – Source strategic-culture

La guerre n’a pas été déclenchée par un Führer enragé qui se trouvait à diriger l’Allemagne à cette époque. La Seconde Guerre mondiale est l’œuvre d’une oligarchie mondiale, ou plus précisément des ploutocrates anglo-américains.

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