Quiconque est trop jeune pour se rappeler la HUAC (la Commission de la Chambre des représentants des États-unis sur les activités anti-américaines) et les destructions provoquées par la Guerre froide devrait les étudier. Nous sommes à quelques pas des deux.
Par Patrick Lawrence – Le 29 décembre 2016 – Source The Nation

Le sénateur John McCain lors d’une conférence bipartisane sur le soutien américain à l’Ukraine (Photo AP / J. Scott Applewhite)
Nous sommes assiégés, lecteurs. Comme les archives de ce magazine le révèlent à la perfection, le spasme de la russophobie menaçant de nous submerger n’est qu’une variante de la paranoïa anti-soviétique qui a marqué les années 1950 et le début des années 1960. « Nous sommes dans la confrontation avec la Russie la plus dangereuse depuis la crise des missiles cubains », a dit plus tôt ce mois-ci l’éminent spécialiste de la Russie (et contributeur à The Nation) Stephen Cohen dans Democracy Now ! d’Amy Goodman. Voilà le problème, la réalité que nous devons maintenant considérer avec le plus grand sérieux. Continuer la lecture


Je suppose que nous sommes tous d’accord pour dire que chaque pays a ses propres intérêts nationaux, qui sont parfois en conflit avec les intérêts nationaux d’autres pays. Le conflit n’est pas nécessairement une mauvaise chose. Les conflits résolus de manière satisfaisante peuvent améliorer les relations, créer des attentes quant à la résolution des conflits futurs et réduire la probabilité que les pays envisagent de recourir à la violence. La principale responsabilité des diplomates est de faire progresser les intérêts de leur propre pays. Ce faisant, ils sont dans une position unique pour contribuer à la résolution satisfaisante des conflits en aidant leurs dirigeants à comprendre comment l’autre pays perçoit ses intérêts.


