Par Stephen F. Cohen – Le 18 avril 2017 – Source The Nation

En 2014, lorsque la crise ukrainienne a éclaté, j’ai déjà prédit que la Nouvelle Guerre froide pourrait être encore plus dangereuse que la précédente, qui avait duré 40 ans. Cela pour plusieurs raisons. L’épicentre politique de la Nouvelle Guerre froide s’est déplacé jusqu’aux frontières de la Russie, tout d’abord en Ukraine, puis dans la région de la Baltique, alors que l’ancien épicentre était à Berlin, loin de la Russie. Les règles mutuelles de conduite mises en place après la crise des missiles de Cuba en 1962 font maintenant défaut. De plus, la diabolisation effrénée du président Poutine est un poison bien plus violent que l’anathème qui frappait personnellement les leaders soviétiques depuis Staline.

La société de cyber-sécurité Crowdstrike a affirmé que la « Russie » a piraté le Comité national démocrate (DNC). Elle a également prétendu que la « Russie » avait piraté des unités d’artillerie de l’armée ukrainienne. La deuxième allégation a d’ores et déjà été jugée complètement sans fondement. C’est probablement le cas des mêmes allégations relatives au DNC.


