Par Alastair Crooke − Le 26 aout 2019 − Strategic Culture
La perspective d’une récession mondiale en train d’arriver n’est-elle qu’une question économique, à discuter dans le cadre de la Grande Crise financière de 2008 ; c’est-à-dire savoir si les banquiers centraux ont, ou non, gaspillé leurs outils disponibles pour la gérer ? Ou bien existe-t-il un modèle plus large de marqueurs géopolitiques que l’on peut observer avant qu’elle n’arrive ?
Heureusement, nous avons de l’aide. Adam Tooze est un historien britannique primé, travaillant à l’Université de Columbia, dont les histoires sur la Seconde Guerre mondiale, The Wages of destruction (Les salaires de la destruction) et sur la Première Guerre mondiale, The deluge (Le déluge), racontent 100 ans de descente en spirale, de dette mondiale « passe-moi-la-patate-chaude », de récession (certaines idéologiquement imprégnées) et de modèles commerciaux à l’exportation, tout cela ayant façonné notre géopolitique. Ce sont les mêmes variables, bien sûr, qui sont en jeu aujourd’hui.
Donald Trump a récemment ordonné à des sociétés américaines de déplacer leur production hors de Chine vers les États-Unis. Plus facile à dire qu’à faire ! Ou plutôt à défaire. Le transfert de la production en Chine (et, dans le cas des technologies de l’information, en Inde) a permis aux entreprises américaines de profiter de l’écart salarial important et d’un environnement réglementaire moins strict afin d’être plus rentables. Elles ont dépensé ces profits excédentaires en rachetant leurs propres actions, en versant de généreux dividendes à leurs actionnaires et en utilisant leurs cours artificiellement gonflés pour justifier les salaires et primes exorbitants des dirigeants.


Le 23 juillet, à la Chambre des représentants des États-Unis, un vote écrasant a condamné le mouvement BDS [Boycott, Désinvestissement et Sanctions] qui a pour
Le commentateur économique spécialiste de l’Europe, Ambrose Pritchard Evans, 
Jusqu’à récemment, j’avais cru, comme beaucoup d’autres, que Jimmy Carter n’était pas un politicien typique. Se démarquant de la vaste bande de pirates et de faux-culs de l’establishment, l’ancien président est souvent apparu comme la seule voix de la raison parmi les élites américaines, dénonçant les injustices de l’armée, les torts du lobby sioniste et la nature autodestructrice de l’oligarchie américaine. Un homme qui parle si franchement ne peut pas être mauvais.
L’économie turque est dans une situation de plus en plus difficile depuis des mois, en particulier depuis l’échec de la tentative de coup d’État de juillet 2016. La dernière décision du président Recep Tayyip Erdoğan de congédier son chef de Banque centrale et de le remplacer par un loyaliste plus accommodant a déjà entraîné la plus importante réduction ponctuelle du taux d’intérêt de l’histoire de la banque. Cela suffira-t-il à relancer la croissance de l’économie en difficulté à temps pour les prochaines élections nationales dans 18 mois ?
