
Par Nicolas Bonnal – Le 5 janvier 2017 – Source nicolasbonnal.wordpress.com
Sans l’Angleterre, notre diplomatie est frappée de la « peur du vide » écrit le général de Gaulle dans ses Mémoires. À partir de 1815, on aime jouer au caniche, jusqu’au suicide de 1940. Voyons une guerre évitée contre la Russie, racontée par Tocqueville dans ses souvenirs.
On est en 1849. Les peuples se révoltent et se font écraser les uns après les autres, en France y compris. La belle révolution finit par le pitoyable coup d’État de Louis-Napoléon, qui laisse le peuple à peu près sans réaction. Sur cette triste époque Flaubert a tout dit en 1853 dans sa correspondance :
« 89 a démoli la royauté et la noblesse, 48 la bourgeoisie et 51 le peuple. Il n’y a plus rien, qu’une tourbe canaille et imbécile. Nous sommes tous enfoncés au même niveau dans une médiocrité commune. »




À l’aube de cette transition entre deux années, il est traditionnel de tirer des conclusions à partir d’un échantillon d’événements notables artificiellement choisis dans l’année précédente et de faire des prédictions sur ce qui pourrait se passer pendant la suivante, en attribuant une signification artificielle à cette date limite artificielle. « L’hérésie calendaire » : c’est comme cela qu’un prêtre l’a appelée un jour.
Par Alastair Crooke – Le 31 janvier 2017 – Source 


