La CIA, la plaie ouverte des Etats-Unis


Par Edward Snowden – Le 20 Septembre 2022

Cela ne fait à peine un mois que le président Biden est monté sur les marches de l’Independence Hall de Philadelphie, déclarant qu’il était de son devoir de s’assurer que chacun d’entre nous comprenne que la faction centrale de son opposition politique est constituée d’extrémistes qui « menacent les fondements mêmes de notre République« . Flanqué des icônes en uniforme de son armée et debout sur une scène à la Leni Riefenstahl, le leader a serré les poings pour illustrer le fait de protéger l’avenir des forces de « la peur, de la division et des ténèbres« . Les mots tombant du téléprompteur étaient riches du langage de la violence, une « dague à la gorge » émergeant de « l’ombre des mensonges« .

« Ce qui se passe dans notre pays« , a déclaré le président, « n’est pas normal« .

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Les drones et la guerre humanitaire


Comment les États-Unis ont abandonné la paix et réinventé la guerre


Par Priya Satia – Le 3 décembre 2021 – Source LARB

Le roman « Guerre et Paix » de Léon TOLSTOÏ (1869) est une méditation sur l’histoire, et il se déroule pendant une guerre. L’un des héros du roman, le prince Andrei, qualifie la guerre de « terrible nécessité« , faisant écho à la croyance des Lumières dans le rôle essentiel de la guerre dans le déroulement de l’histoire. Tolstoï, cependant, rejette l’hypothèse du libéralisme selon laquelle « il existe un but vers lequel » l’histoire se dirige, à savoir « le bien-être de la nation française, allemande, anglaise, ou […] la civilisation de toute l’humanité, c’est-à-dire le bien être des peuples qui occupent le petit coin nord-ouest d’un grand continent« . Cette croyance, percevait-il, libérait de toute « responsabilité morale » ceux qui se livraient à des « crimes collectifs » au nom du « patriotisme » ou de la « civilisation« , des justifications qui manquaient « de sens général et étaient contradictoires« . » Tolstoï reconnaissait, en d’autres termes, le péril moral de l’empire libéral, qui insistait sur le fait que la propagation providentielle de la civilisation européenne occidentale pouvait nécessiter certaines destructions en cours de route. En effet, la « Pax Britannica » de son époque était une ère de guerre sans fin. Finalement, il s’est tourné vers le pacifisme comme corollaire de l’anticolonialisme, encourageant le jeune Mohandas Gandhi à résister à la domination britannique par la non-violence.

Comprendre le rôle intégral de la guerre sans fin pour l’empire libéral est crucial pour saisir ce qui est et n’est pas nouveau dans la guerre aujourd’hui. Retraçant la tension, depuis l’époque de Tolstoï, entre le mouvement américain visant à mettre fin à la guerre et les efforts déployés pour la rendre moins brutale, le nouveau livre de Samuel Moyn, Humane : How the United States Abandoned Peace and Reinvented War, soutient qu’avec l’avènement des drones, la seconde a vaincu la première, inaugurant une ère de guerre humanitaire sans fin, déguisée en une sorte de maintien de l’ordre. Moyn a raison d’attirer notre attention sur la guerre sans fin et sur le rôle des drones dans la suppression du sentiment anti-guerre, mais il se méprend sur la manière dont cela se déroule.

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Les États rouges doivent-ils empêcher les agences fédérales de fonctionner en toute impunité ? Les États bleus le font


Par Brandon Smith − Le 20 aout 2022 − Source Alt-Market

Le concept de « villes sanctuaires » est appliqué depuis longtemps dans les États américains majoritairement de gauche. Il n’y a rien de nouveau. Toutes les opérations menées par le DHS et l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) dans les États bleus pour arrêter et expulser les immigrants illégaux se heurtent souvent à la résistance agressive des gouvernements municipaux dirigés par les Démocrates.

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Les diffamateurs que sont les magazines The Daily Beast et Rolling Stone et leurs liens avec les services de renseignement


Une enquête sur la manière dont les services secrets infiltrent les médias aux États-Unis


Par The Defender – Le 9 aout 2022 –  Source The Grayzone

Le 14 octobre 2016, The Daily Beast publiait une rétrospective étonnamment candide sur le recrutement historique d’actifs médiatiques par la CIA.

« D’autres journalistes ont été menacés et soumis à un chantage pour coopérer avec l’opération Mockingbird« , notait l’article, « et beaucoup ont reçu des informations falsifiées ou fabriquées sur leurs actions afin d’engendrer leur soutien à la mission de la CIA. Le programme n’a jamais été officiellement interrompu ».

À l’époque, le rédacteur en chef et directeur général du Daily Beast était John Phillips Avlon. C’est la rédactrice en chef de Vanity Fair, Tina Brown, qui avait lancé ce populaire site d’information en ligne en 2008. Lorsqu’elle a quitté le site cinq ans plus tard, une fusion ratée avec Newsweek avait laissé The Daily Beast dans un état plus proche du gémissement que du rugissement. L’arrivée d’Avlon a changé tout cela.

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Le Royaume-Uni a mené une opération de « vicieuse » propagande en Afrique


Selon le Guardian, pendant la guerre froide une unité secrète britannique, spécialiste des « coups tordus », a dénigré le vice-président de gauche du Kenya.


Par RT − Le 7 août 2022

Le ministre kenyan de l’Intérieur, Oginda Odinga, passe en revue une garde d’honneur composée de policiers locaux, le 1er septembre 1963, à Kiambu. AFP

Une unité secrète du ministère britannique des affaires étrangères a, dans les années 1960, pris pour cible le premier vice-président du Kenya, Oginga Odinga, dans le cadre d’une campagne de « propagande diffamatoire« , a rapporté samedi le Guardian, citant des documents récemment déclassifiés. Après l’indépendance du Kenya vis-à-vis du Royaume-Uni en 1963, Londres percevait l’homme politique de gauche comme une menace pour ses intérêts, selon les documents.

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Affaire Skripal : le père et la fille sont prisonniers du Royaume-Uni, ou ont été assassinés par ce pays


Par Eric Zuesse − Le 29 juillet 2022 − Source Oriental Review

Le 8 mars 2018, le brillant analyste géostratégique qui maintient anonymement le blog « Moon of Alabama » avait fait paraître un article sous le titre « L’agent double russo-britannique empoisonné a des liens avec la campagne Clinton« , et avait documenté le fait que Sergeï Skripal avait été un agent double russo-britannique sous les ordres de Pablo Miller, lui-même sous les ordres de Christopher Steele, qui appartient au MI6 britannique. Steele, quant à lui, avait été engagé à titre privé par l’équipe de campagne de Hillary Clinton, donc le parti Démocrate étasunien, pour trouver des preuves pouvant persuader les électeurs étasuniens que Trump était un agent secret à la solde de la Russie. (Peut-être Sergeï a-t-il été utilisé dans cette opération, mais si on l’empêche de communiquer avec le public, le public ne le saura jamais.) « MoA » poursuivait : « S’il existe un lien entre le dossier [Steele] [sur Trump] et Skripal, chose qui me semble très probable, alors il y a un tas de gens et d’organisations qui peuvent avoir des raisons de le tuer [Skripal]. Des deux côtés de l’Atlantique, beaucoup de types et de dirigeants ombrageux ont été impliqués dans la création et l’animation de la campagne anti-Trump/anti-russe. Plusieurs enquêtes sont en cours, et pourraient un jour ou l’autre révéler l’existence de linge particulièrement sale. Faire disparaître Skripal, tout en accusant la Russie de cette action, apparaît comme une manière bien pratique de se débarrasser d’un témoin potentiel » (pouvant menacer le parti Démocrate étasunien, s’il en venait à témoigner contre Steele, ou à impliquer l’employeur étasunien de Steele).

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Bellingcat nie que des fonctionnaires ukrainiens soient responsables de l’échec du complot pourtant Zelenski les licencie


Par Moon of Alabama – Le 26 juillet 2022

Quelques heures après la publication des révélations sur l’opération secrète ukrainienne ratée visant à détourner des avions de chasse russes, Christo Grozev, l’enquêteur principal de Bellingcat sur la Russie, exprimait quelques excuses peu convaincantes pour justifier sa profonde implication dans ce plan clandestin raté :

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Un autre complot mené par les services secrets ukrainiens vient d’échouer


Par Moon of Alabama – Le 25 juillet 2022

En mai 2018, le SBU, un service de renseignements ukrainien, avait simulé le meurtre d’un  » journaliste  » russe, Arkady Babchenko, à Kiev pour des raisons très douteuses. Le meurtre avait d’abord été imputé à la Russie.

Le SBU avait prétendu qu’en simulant le meurtre, il découvrirait le véritable meurtrier russe, ce qui n’avait aucun sens.

Il s’est avéré par la suite que tout cela faisait partie d’un raid mené par une entreprise :

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Les États-Unis tiennent absolument à faire de la Chine un ennemi


Par Moon of Alabama – Le 22 juillet 2022

L’industrie de l’armement américaine a besoin d’ennemis. Sans ceux-ci, il est difficile de justifier un budget de guerre en constante augmentation. L’ennemi le plus lucratif, outre la Russie, est bien sûr la Chine.

Mais il y a un problème. La Chine n’a aucun intérêt à être un ennemi des États-Unis et certainement pas à être l’ennemi numéro 1. À ses yeux, cela ne fait qu’absorber des ressources qui seraient mieux utilisées ailleurs.

C’est la raison pour laquelle la Chine évite de discuter avec les États-Unis de sujets militaires et stratégiques.

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