Par Andrew Korybko − Le 1er mars 2020 − Source oneworld.press

L’ensemble des sources dignes de foi indiquent que les forces armées turques [Turkish Armed Forces – TAF] font subir à l’armée arabe syrienne [Syrian Arab Army – SAA] un pilonnage sans précédent, après que le président Poutine semble avoir écouté la demande du président Erdogan en date d’hier de « se retirer » d’Idlib, afin que les deux pays voisins puissent en fin de compte s’affronter face à face, mais nul ne devrait s’en offusquer : il était évident depuis longtemps que Moscou n’allait pas entrer en guerre contre Ankara pour Damas, et ce d’autant moins que la République arabe a déjà accordé à la grande puissance eurasiatique tout ce qu’elle voulait dans le pays, en échange de sauver la capitale, Damas, de Daesh.

Après que trente-trois soldats turcs ont été tués dans une offensive de l’armée syrienne le 27 février dans le cadre de la campagne actuelle de libération d’Idlib soutenue par la Russie, Erdogan a répondu en rejetant entièrement la faute sur la Russie et la Syrie – en évitant avec succès toute mention du fait inconfortable que la Turquie a protégé – et continue – des réseaux terroristes radicaux non seulement à Idlib, mais dans toute la Syrie pendant des années.

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Il y a un vrai pouvoir dans le mot «non».

Après six heures de négociations exténuantes – y compris des négociations directes entre Poutine et Erdogan durant près de trois heures – les parties sont finalement convenues de ce qui suit :
