Par Matthew Ehret − Le 3 avril 2020 − Source Strategic Culture
Dans mon récent article « Pourquoi supposer qu’il y aura une élection en 2020 ? », j’ai profité de la crise multiforme en cours pour revisiter un important coup d’État financé par Wall Street en 1933-1934. Comme je l’ai expliqué dans l’article, ce coup d’État des banquiers a été heureusement dévoilé par un général patriotique nommé Smedley Darlington Butler pendant l’une des époques les plus sombres de l’Amérique et a profondément changé le cours de l’histoire.

© Photo: Flickr/U.S. Customs and Border Protection
Les historiens du futur, qui, en juin, feront griller des insectes fraîchement attrapés sur leur feu de camp, pourront se demander quand, exactement, a eu lieu le moment où le monde financier a largué la réalité. Était-ce lorsque Nixon a fermé la « fenêtre de l’or » [1971] ? Quand le « maestro » Alan Greenspan a embobiné pour la première fois une commission des finances du Sénat ? Quand pets.com a été liquidé 268 jours après son introduction en bourse ? Quand Ben Bernanke a déclaré que la bulle immobilière était « contenue » ?
Par 



L’intrusion d’un événement totalement étranger – comme une pandémie – dans un statu quo donné, ne le rompt pas nécessairement en, et par, lui-même. Mais elle expose cruellement les lacunes et le fonctionnement du statu quo existant. Elle les montre, non seulement nus, mais dévoile aussi, soudainement, les sombres coulisses des prébendes, à peine légales, au profit des entreprises, des copains et des coquins de Wall Street.
Il était déjà évident depuis de nombreuses années que l’Empire anglo-sioniste n’était pas viable, qu’il devait sombrer tôt ou tard. Il y avait deux scénarios principaux qui étaient généralement considérés pour cet effondrement : une crise externe – à priori une défaite militaire majeure – ou une crise interne due à un effondrement économique.


