Par Vladislav B. Sotirovic − Le 14 juillet 2020 − Source Oriental Review

L’Union européenne (UE) se caractérise par une diffusion ad-hoc de l’autorité politique entre les institutions supranationales et intergouvernementales. Fondée sur l’idée d’un leadership partagé, elle repose sur un équilibre institutionnel délicat qui préserve l’égalité déclarée entre ses membres toujours plus divers et gère les tensions potentielles et réelles entre les États plus et moins peuplés. Ces tensions sont présentes dans toute construction fédérale et constituent une préoccupation majeure depuis que les « six premiers » ont fondé la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA) en 1951 avec le Benelux, l’Allemagne de l’Ouest, la France et l’Italie.
Commençons par l’histoire d’un sommet qui disparaît étrangement.
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Selon que vous soyez à Minsk ou à Berlin, vous serez démocrates et donc aurez le droit de renverser par la force l’ordre constitutionnel ou bien vous serez extrémistes ou nazis si vous vous opposez au monde global régi par une dictature sanitaire, qui réduit à néant les libertés publiques et l’état de droit dans nos pays. Le discours médiatique et politique doit créer et légitimer ce nouvel ordre mondial. La pandémie est bien une guerre, mais pas celle que vous croyez.
Les débats sur l’identité nationale sont une caractéristique omniprésente de notre époque. Ils soulèvent en partie des questions rhétoriques, mais ils ont également de profondes implications pour la société américaine et la politique américaine, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Les différentes perceptions – en particulier entre les citoyens et les élites les plus cosmopolites – de ce qui constitue l’identité nationale génèrent des intérêts nationaux et des priorités politiques différents.