Par Moon of Alabama – Le 14 avril 2021
L’esprit tordu de l’avant-garde impériale américaine est bien exprimé dans un article d’Eliot A. Cohen, doyen de la School of Advanced International Studies de l’Université Johns Hopkins.
A propos de la sortie des Etats-Unis d’Afghanistan, Cohen écrit :
Ce n'est pas la fin de la guerre ; c'est simplement la fin de sa phase américaine directe. La guerre a commencé il y a plus de quatre décennies, avec l'invasion soviétique de l'Afghanistan, et sa première phase américaine, dans les années 1980, a été marquée par une intervention indirecte des États-Unis en faveur des moudjahidines antisoviétiques. La guerre durera certainement bien au-delà de la sortie américaine. Il n'y aura pas de partage du pouvoir, pas de réconciliation, pas de paix des braves.
L’alliance Quad, comportant l’Australie, l’Inde, le Japon et les États-Unis, et bâtie à l’initiative de ce dernier pays, pourrait être au bord de l’effondrement si l’on en croit Subramanian Swamy, l’influent idéologue du BJP, qui a prévenu : Washington pourrait expulser New Delhi du bloc si cette dernière décidait de concrétiser son projet d’achat de missiles de défense S-400.
Vous connaissez l’expression « mieux vaut une mauvaise paix qu’une bonne guerre ». Cela semble bien vrai et le bon sens semble le confirmer. Mais, comme pour de nombreux slogans, tout dépend du sens des mots.
L’heure est au Lianghui (Les deux sessions), le rituel annuel des dirigeants de Pékin. Les vedettes du spectacle sont l’organe consultatif politique suprême, la Conférence consultative politique du peuple chinois, et la remise traditionnelle d’un rapport de travail par le Premier ministre à l’organe législatif suprême, l’Assemblée nationale populaire (ANP).
L’administration de Joe Biden n’a pas mis longtemps à finaliser sa stratégie envers la Chine. La conversation téléphonique entre Biden et Xi, qui s’est déroulée dans une soi-disant « bonne ambiance », a déjà laissé place à une « stratégie chinoise » qui n’est 