Par Alastair Crooke – Le 19 avril 2021 – Source Strategic Culture
Si nous considérons le Moyen-Orient comme un réseau complexe, il est possible de discerner un certain nombre de dynamiques qui arrivent maintenant au point de changer complètement la matrice régionale – pour la mettre sur une nouvelle voie.
Certaines « graines » ont été semées il y a quelque temps : En 2007, à Munich, le président Poutine faisait remarquer à un auditoire majoritairement occidental que l’Occident avait adopté une position d’opposition à l’égard de la Russie, en la défiant. « D’accord », a dit Poutine, « Nous acceptons le défi, et nous allons le gagner ». Sa déclaration a été accueillie avec une franche dérision par le public de Munich.
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Le destroyer à missiles guidés USS John Paul Jones, qui a croisé au large des îles Lakshadweep le 7 avril dernier, a jeté les sinophobes indiens en état de confusion. Un quotidien de premier plan l’a signalé comme « une rare chute entre deux partenaires du groupe Quad ». Un analyste anti-chinois a tweeté qu’il s’agit simplement d’un « exercice de relations publiques raté » de la part des Étasuniens.

Vous avez probablement entendu dire que la Russie a déplacé la quasi-totalité de sa flottille basée en mer Caspienne vers la mer Noire, y compris un certain nombre de navires d’assaut amphibies. Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que la Russie a également déplacé deux grands navires de débarquement (« dock landing ships ») de la Méditerranée, en passant par le Bosphore, également vers la mer Noire. Actuellement, la flotte de la mer Noire a fortement augmenté ses capacités d’assaut amphibie.
L’alliance Quad, comportant l’Australie, l’Inde, le Japon et les États-Unis, et bâtie à l’initiative de ce dernier pays, pourrait être au bord de l’effondrement si l’on en croit Subramanian Swamy, l’influent idéologue du BJP, qui a prévenu : Washington pourrait expulser New Delhi du bloc si cette dernière décidait de concrétiser son projet d’achat de missiles de défense S-400.