Par Whitney Webb – Le 20 avril 2020 – Source The Last American Vagabond
L’année dernière, une commission gouvernementale demandait aux États-Unis d’adopter un système de surveillance de masse piloté par l’intelligence artificielle allant bien au-delà de celui utilisé par tout autre pays, afin de garantir l’hégémonie étasunienne en ce domaine. Aujourd’hui, nombre d’obstacles qui étaient cités comme empêchant sa mise en œuvre sont rapidement franchis sous couvert de lutte contre le coronavirus.
Peut-être que la rengaine «C’est la faute des Russes» est devenue obsolète. Ou peut-être que les dirigeants de l’Empire ont finalement compris que la Chine était encore plus dangereuse que la Russie. Mais mon intuition personnelle est simplement que les anglo-sionistes paniquent d’avoir perdu la face « tous azimuts » avec leur gestion catastrophique – médicalement et, plus encore, politiquement – de cette crise socio-économique provoquée par la pandémie, et qu’ils pointent maintenant le doigt vers à peu près tout le monde – et même entre eux.

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Le président du Mexique, Andres Manuel Lopez Obrador (AMLO), a courageusement résisté à l’oligarchie financière ces dernières semaines en rejetant la pression pour confiner l’économie mexicaine, dans son ensemble, et renflouer les spéculateurs financiers, la qualifiant de fausses « solutions » face à la pandémie de Covid-19.
Alors que les États-Unis et le Royaume-Uni, pour endiguer les infections de la Covid-19, adoptent une approche guerrière, avec des niveaux intrusifs d’intervention dans la vie sociale, ces gouvernements – comme corollaire du confinement – proposent des renflouements massifs. À première vue, cela peut sembler à la fois raisonnable et approprié. Mais attendez … Renflouer quoi, et qui ? 
Parmi les innombrables effets géopolitiques bouleversants du coronavirus, l’un d’eux est déjà évident. La Chine s’est repositionnée. Pour la première fois depuis le début des réformes de Deng Xiaoping en 1978, Pékin considère ouvertement les États-Unis comme une menace, comme l’a 