Par Patrick Armstrong – Le 4 mars 2022 – Source Russia Observer
Tactique, stratégie et opérations
Jusqu’à présent, l’opération militaire russe en Ukraine a été une reconnaissance en force des lieux précédée de la destruction des réserves et des quartiers généraux des forces armées ukrainiennes en utilisant des armes tirées à distance. L’objectif était de localiser les forces ukrainiennes, de les encercler, de confronter les renseignements russes existants à la réalité et, dans le même temps, de détruire les quartiers généraux, les moyens aériens et navals, les approvisionnements et les dépôts de munitions connus. Et, peut-être, y avait-il l’espoir que la rapidité et le succès (les forces russes/LDPR ont dominé une zone de l’Ukraine de la taille du Royaume-Uni au cours de la première semaine) forceraient une fin rapide (en admettant la réalité du terrain).

Les négociations de Vienne visant à remettre en marche l’accord nucléaire iranien, connu sous le nom de JCPOA, vont presque certainement aboutir. Le signe le plus évident est que les marchés financiers Asiatique, ce 17 février au matin, anticipaient une nette baisse sur les prix futurs du pétrole, malgré les développements haussiers induits par les tensions croissantes à la frontière ukraino-russe. Même un accord transitoire pourrait faire croître les exportations de pétrole de 700 000 barils par jour, selon le Global Platts Analytics de Standard & Poor, ce qui permettrait aux marchés du pétrole de se détendre après une période de tension persistante.


