Par Alasdair Macleod − Le 16 juillet 2020 − Source Goldmoney
Dans des articles récents pour Goldmoney, j’ai souligné la vulnérabilité du dollar à un effondrement définitif de son pouvoir d’achat. Cet article se concentre sur les facteurs qui détermineront l’avenir de la livre sterling.
La livre sterling est exceptionnellement vulnérable à une crise bancaire systémique, les banques européennes étant les plus fortement orientées vers les GSIB [Global systemically important banks]. Le gouvernement britannique, en choisissant de se ranger du côté de l’Amérique et de rompre ses liens avec la Chine, a probablement perdu la seule chance significative qu’il a de ne pas voir la livre sterling s’effondrer avec le dollar.
Un salut possible pourrait être de s’accrocher aux basques de l’Allemagne si elle laisse tomber un euro naufragé pour former son propre bloc de devises, compte tenu de ses importantes réserves d’or. Mais pour l’instant, c’est mal parti.
Et enfin, à l’instar de la Fed et de la BCE, la Banque d’Angleterre a endossé pour elle-même plus de pouvoir en matière monétaire que les politiciens n’en ont vraiment conscience, étant généralement ignorants des affaires d’argent.
Conclusion : la livre a peu de chances de survivre à un effondrement du dollar, qui pour tout observateur sérieux, devient une certitude.
Comme tout le monde, j’aimerais vivre dans un monde sans pollution.

La reprise économique soutenue par elle-même est un fantasme qui s’est évaporé.
Le terme de guerre hybride fait le buzz depuis la crise de 2014 en Ukraine, et on l’emploie généralement en référence à des actions non-militaires employées par les États pour s’octroyer un avantage sur ses rivaux. La connivence entre les États-Unis, le Canada et HSBC contre Huawei et contre Meng Wanzhou, sa directrice financière, constitue un cas d’école quant à ce phénomène.
La situation change rapidement en Asie, et l’Inde se trouvera rapidement dans une position difficile.
Hier matin, j’ai reçu un message embarrassé de la part de l’un de nos contributeurs, qui m’indiquait que notre site n’est plus affiché en réponse à quelque recherche Google que ce soit.
La Réserve fédérale américaine – la Fed – est le grand catalyseur. C’est le moteur qui pousse l’Amérique à la recherche de la primauté. La capacité, apparemment illimitée, de la Fed d’imprimer de l’argent ; son soutien à toutes les dépenses du gouvernement américain, suppriment simplement toute limite significative aux actions américaines. Cela crée l’illusion convaincante qu’il n’y a aucune conséquence aux actions du gouvernement américain. Les États-Unis estiment avec suffisance qu’ils gagnent la guerre commerciale. Ils peuvent sanctionner le monde à volonté, pour l’usage fait du dollar américain.
Selon l’expert financier et économique Alasdair Macleod, le marché de l’or est «extrêmement dangereux en ce qui concerne les banques de gestion des lingots physiques, les swaps et les courtiers» qui, à un moment donné, vont devoir livrer de l’or physique qu’ils n’ont pas.