Par Alexis Toulet, Le 3 avril 2017 – Source noeud-gordien.fr

La négociation sur la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne qui va bientôt commencer promet d’opposer âprement les intérêts des deux parties, et surtout de conduire à une aggravation de la discorde entre Londres et le Continent. C’est en réalité une opposition structurelle qui menace très fortement de s’installer.
Malgré la disproportion des forces en présence, l’Union européenne est en réalité la partie la plus vulnérable. Le Brexit est à la fois un signe et un facteur d’échec supplémentaire de la tentative d’unification supranationale de l’Europe. Surtout, les discordes que provoquent cette tentative, et qui menacent de s’aggraver de tous côtés, risquent à terme de ruiner la bienveillance réciproque que les peuples européens ont observé l’un envers l’autre depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale.




Il semble de plus en plus évident que l’arrêt extraordinaire rendu par la Commission européenne, le 29 juin 2016, accordant au désherbant toxique Glyphosate un sursis de 18 mois jusqu’en décembre 2017, a été pris afin de laisser suffisamment de temps à Bayer AG, le nouveau propriétaire de Monsanto depuis décembre 2016, pour mettre sur le marché son substitut de désherbant, une fois la fusion achevée. Le sujet est soumis à une rude controverse, surtout en raison d’une déclaration de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) à Genève, disant que le Glyphosate est un « probable cancérigène ». La Commission européenne a ignoré cette déclaration de l’OMS, s’est fiée à une frauduleuse étude sanitaire du gouvernement allemand et a ignoré la volonté d’une majorité des gouvernements de l’UE en accordant au glyphosate, l’ingrédient principal de l’herbicide RoundUp de Monsanto, une extension de licence commerciale.
L’Euro est littéralement en train de détruire les nations et les économies de l’UE. Depuis que le régime des devises fixes est entré en vigueur dans les transactions en 2002, en remplacement des monnaies nationales, le régime des taux de change fixes a dévasté l’industrie dans les États périphériques au sein des 19 membres de l’Euro, en donnant un avantage disproportionné à l’Allemagne. La conséquence peu remarquée a été une contraction de l’activité industrielle et l’impossibilité de résoudre les crises bancaires qui en résultèrent. L’Euro est un désastre monétariste, et la dissolution de l’UE, désormais pré-programmée, n’en sera qu’une conséquence.