
Par Fr. Andrey TKACHEV − le 22 avril 2018 − Source orientalreview.org
Pourrait-on considérer, au moment où Napoléon traversa le fleuve Neman, et dit de la Russie « que son destin s’accomplisse », qu’une agression de la Russie par une Union européenne du XIXe siècle avait commencé ? On peut l’appeler comme on veut, mais à l’exception des Balkans, alors sous occupation turque, toute l’Europe était embarquée dans cette campagne − la Prusse, l’Autriche et la Suisse en tant qu’alliés, et la Pologne, l’Espagne et l’Italie comme vassaux. Il ne manque quasiment aucun pays. Bien entendu, il n’y a pas de sens historique à plaquer un vocabulaire contemporain sur des événements passés. Mais là où le chercheur s’arrête, le polémiste peut s’aventurer. Et, ces précautions étant posées, je vais pourtant considérer que la campagne napoléonienne était une campagne de l’Union européenne d’alors. À cette époque, elle n’était pas unifiée par un marché commun du travail et des capitaux, mais par un génie, qui s’était extrait de la révolution comme un serpent sort du feu ; un génie en lequel beaucoup, quand ils ne virent pas l’Antéchrist en personne, distinguèrent son annonciateur.
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Par Matthew Jamison – Le 22. septembre 2017 – Source 



Pensez ce que vous voulez de la politique identitaire si controversée des États-Unis ; par rapport à celle de la France, les États-Unis ressemblent à Mayberry, le symbole audiovisuel de l’innocence d’une petite ville. Même si nous avons Black Lives Matter, une résistance massive à un président cherchant à faire respecter les lois existantes sur l’immigration et des émeutes urbaines, en France, les émeutes sont plus importantes et durent beaucoup plus longtemps. Il existe des centaines de milliers de personnes possédant la citoyenneté française mais ne montrant visiblement aucune loyauté envers la nation. Et il existe peu de barrières géographiques entre le pays et les sources de cette immigration débordante. Personne ne peut prévoir avec confiance l’avenir américain, qu’il s’agisse d’une assimilation plus ou moins réussie de grands flux de nouveaux immigrants ou d’un pays transformé dans lequel la division ethnique devient une norme qui sous-tendrait toutes les transactions politiques. Mais quel que soit le sort de la civilisation occidentale, qu’il s’agisse d’une renaissance, ou, comme Pat Buchanan l’a prédit, de sa fin, ce sort sera visible à Paris avant même New York ou Chicago.