Les combattants de la Nouvelle Guerre froide à Washington peignent l'adhésion du minuscule Monténégro à l'OTAN avec les couleurs noires et blanches de la résistance héroïque à « l'agression russe » mais cela masque les vraies raisons pour lesquelles c'est une mauvaise idée, écrit Jonathan Marshall.
Par Jonathan Marshall – Le 28 février 2017 – Source Consortium News

Tous les jours, le sénateur John McCain de l’Arizona promet que le Sénat américain votera pour approuver l’incorporation du Monténégro en tant que 29e membre de l’alliance atlantique. Bien que peu d’Américains sachent situer cette petite nation des Balkans sur une carte, le Monténégro est devenu un autre point de convergence douteux de la nouvelle confrontation de l’Occident avec la Russie.


Il semble de plus en plus évident que l’arrêt extraordinaire rendu par la Commission européenne, le 29 juin 2016, accordant au désherbant toxique Glyphosate un sursis de 18 mois jusqu’en décembre 2017, a été pris afin de laisser suffisamment de temps à Bayer AG, le nouveau propriétaire de Monsanto depuis décembre 2016, pour mettre sur le marché son substitut de désherbant, une fois la fusion achevée. Le sujet est soumis à une rude controverse, surtout en raison d’une déclaration de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) à Genève, disant que le Glyphosate est un « probable cancérigène ». La Commission européenne a ignoré cette déclaration de l’OMS, s’est fiée à une frauduleuse étude sanitaire du gouvernement allemand et a ignoré la volonté d’une majorité des gouvernements de l’UE en accordant au glyphosate, l’ingrédient principal de l’herbicide RoundUp de Monsanto, une extension de licence commerciale.
L’Euro est littéralement en train de détruire les nations et les économies de l’UE. Depuis que le régime des devises fixes est entré en vigueur dans les transactions en 2002, en remplacement des monnaies nationales, le régime des taux de change fixes a dévasté l’industrie dans les États périphériques au sein des 19 membres de l’Euro, en donnant un avantage disproportionné à l’Allemagne. La conséquence peu remarquée a été une contraction de l’activité industrielle et l’impossibilité de résoudre les crises bancaires qui en résultèrent. L’Euro est un désastre monétariste, et la dissolution de l’UE, désormais pré-programmée, n’en sera qu’une conséquence.
Voici Matteo Renzi, le Premier ministre italien, caricaturé en Napoléon Bonaparte, sur la couverture d’un magazine italien il y a quelques années. Pour une raison quelconque, les dirigeants qui réussissent ont tendance à s’embarquer dans des entreprises risquées qui mettent leur leadership en jeu et, souvent, ils échouent complètement. C’est arrivé à Napoléon avec l’invasion de la Russie et c’est arrivé à Matteo Renzi avec le récent référendum constitutionnel, qui a fini par une défaite désastreuse pour lui.