Treize Russes pris en sandwich


Par James Howard Kunstler – Le 19 février 2018 – Source kunstler.com

Vous rappelez-vous de cette affiche de 1996 ? C’est drôle, c’était les médias traditionnels américains qui se vantaient, après coup, de notre propre ingérence dans l’élection d’une autre nation.

WASHINGTON – Une équipe de stratèges politiques américains qui ont aidé le gouverneur de Californie, Pete Wilson, dans sa tentative avortée à l’élection présidentielle en début d’année, ont déclaré cette semaine avoir servi d’arme de campagne secrète au président russe Boris N. Eltsine.

The Los Angeles Times, 9 juillet 1996

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Et pourtant, tout est simple.


Par Jean Piniarski − Mars 2018


Nous sommes fiers de vous proposer ici un document exceptionnel. Lors des dernières explorations martiennes, quelques résultats des trouvailles ont été publiés. Mais on nous a caché qu’en grattant le sol, l’une des sondes était tombée sur une plaque métallique. Quand le robot a pu retourner la plaque, des signes, semble-t-il collés à la surface, sont devenus visibles. Il a fallu plusieurs années pour en déchiffrer le sens. Et alors, la décision a été prise de garder soigneusement le contenu à l’abri des curieux. Il aura fallu une série d’erreurs et d’indiscrétions invraisemblables pour que ce texte, car il faut bien l’appeler ainsi, nous parvienne.

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La soi-disant « ingérence russe » n’était qu’une opération de marketing commercial


Moon of Alabama

Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 17 février 2018

Hier, le ministère américain de la Justice a mis en examen l’Agence russe de recherche sur Internet pour des motifs juridiques douteux. Treize Russes et trois personnes morales russes sont inculpés. Le principal chef d’accusation est un soi-disant « complot en vue de tromper les États-Unis ».

L’acte d’accusation vient confirmer notre certitude qu’il n’y a pas eu de campagne d’« influence russe » pendant les élections américaines. Ce qui est décrit et dénoncé comme tel, c’est une opération de marketing commercial consistant à poser des attrape-clics 1 pour générer des recettes publicitaires et créer un afflux en ligne vers une personnalité virtuelle pour promouvoir tout ce que les clients voulaient promouvoir. L’ampleur de l’opération était minime par rapport aux centaines de millions de dollars de dépenses électorales. Elle n’a eu aucune influence sur le résultat des élections. Continuer la lecture →

  1. Piège à clics ou attrape-clics (en anglais, clickbait : « appât à clic ») appelé vulgairement putaclic ou pute à clics, c’est un néologisme péjoratif désignant un contenu Web qui vise à attirer le maximum de passages d’internautes afin de générer des revenus publicitaires en ligne. Dans cette optique il s’appuie en premier lieu sur un titre racoleur, voire mensonger et sur des éléments sensationnels, émotionnels au détriment de la qualité ou de l’exactitude. Le but du clickbait est d’attirer les clics à peu de frais et d’encourager le transfert d’un contenu sur les réseaux sociaux. ↩

Combien de temps les riches seront-ils prêts à partager les routes avec les pauvres ?


Par Ugo Bardi – Le 23 janvier 2018 – Source CassandraLegacy

Film de 1966 de François Truffaut

Dans le roman de Ray Bradbury « Fahrenheit 451 » on nous parle d’un monde sans voitures particulières. Bradbury avait correctement compris que les dictatures ont non seulement tendance à brûler les livres, mais n’aiment pas non plus que leurs citoyens possèdent des voitures particulières. Dans ce post, je soutiens que l’inégalité sociale croissante en Occident peut conduire à la disparition de la voiture privée pour la classe moyenne. Cette évolution peut être aidée par des concepts tels que le TTQS (transport en tant que service).

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Escalade en Syrie : jusqu’où les Russes peuvent-ils être poussés ?


2015-09-15_13h17_31-150x112Par le Saker – Le 16 février 2018 – Source The Saker

Les événements se sont récemment clairement aggravés et il est de plus en plus évident que la force d’intervention russe est visée par une campagne systématique d’« attaques de harcèlement ».

Tout d’abord, il y a eu l’attaque de drone et de mortiers (assez réussie) sur la base aérospatiale russe de Khmeimin. Ensuite, il y a eu le tir qui a abattu un SU-25 russe au-dessus de la ville de Maasran dans la province d’Idlib. Maintenant nous entendons parler de victimes russes dans le raid américain sur une colonne russe (avec des affirmation exagérées de « centaines » de Russes tués). Dans le premier cas, les responsables russes ont ouvertement fait part de leurs forts soupçons que l’attaque, si elle n’avait pas été planifiée et exécutée par les États-Unis, avait été au moins coordonnée avec leurs forces dans les environs. Dans le cas du SU-25 abattu, il n’y a eu aucune accusation ouverte, mais de nombreux experts ont déclaré que l’altitude à laquelle le SU-25 a été frappé suggère un MANPAD assez moderne d’un genre généralement pas vu en Syrie (l’allusion n’est pas du tout subtile étant donné que c’étaient des Stingers américains envoyés aux Kurdes par les États-Unis). Quant à la dernière attaque sur la colonne syrienne, ce qui se discute n’est pas qui l’a fait mais plutôt quelle sorte de personnel russe était impliqué, l’armée russe ou des combattants privés (cette dernière explication étant beaucoup plus probable puisque la colonne syrienne n’avait pas de couverture aérienne). Continuer la lecture →

Déclassifié : Comey a tenu une réunion secrète avec Obama à propos de « démasquages »


Par Tyler Durden – Le 13 février 2018 – Source Zero Hedge

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Un étrange courriel envoyé par l’ancienne conseillère à la sécurité nationale Susan Rice quelques instants après l’investiture, courriel qu’elle s’est apparemment envoyé à elle-même, décrit une rencontre qui s’est tenue le 5 janvier 2017 entre des membres de la communauté du renseignement américaine et le président Obama, à la période même où Rice et Obama étaient en plein dans dans le « démasquage » de l’équipe Trump.

On sait aussi, grâce à des SMS entre les agents anti-Trump du FBI Peter Strzok et Lisa Page, récemment publiés que « Potus veut savoir tout ce qu’on fait ».

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Le mensonge compétitif


Orlov

Orlov

Par Dmitry Orlov – Le 15 février 2018 – Source Club Orlov

Personne n’a jamais prétendu que dire des mensonges est un comportement sportif ou honnête. En dehors de certaines occupations très spéciales – espion, agent spécial, etc. – mentir est presque toujours une manifestation d’échec. Même dans ses formes relativement inoffensives, telles que la vantardise et l’exagération, la frime et la démagogie, c’est un bien pauvre substitut si on n’a pas une vérité favorable à dire. Ensuite, il y a différents types de feinte, par mauvaise orientation, dissimulation et omission ; que ce soit motivé par le désir de ménager les sentiments de quelqu’un ou pour éviter un scandale, la décision de mentir est rarement une décision heureuse.

Enfin, il y a ceux qui produisent et diffusent des informations fausses et trompeuses. Lorsque la société fonctionne normalement, ces personnes sont, tôt ou tard, prises la main dans le sac. Leur réputation est ruinée, leur carrière est terminée et les dommages causés sont réparés. Dans une société fonctionnant normalement, une bonne partie de ses membres ont une solide connaissance des faits, sont capables de raisonner logiquement et ont suffisamment confiance dans l’éthique des journalistes et des autres professionnels, dans l’impartialité des fonctionnaires et dans la méthode scientifique pour leur permettre de croire que la vérité existe et qu’ils sont capables de l’obtenir.

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Un ministre hollandais admet avoir menti au sujet d’une rencontre avec Poutine.


Les « infos bidons » sont-elles utilisées par la Russie ou contre la Russie ?


Par Glenn Greenwald – Le 12 février 2018 – Source The Intercept

Poutine a ordonné une campagne d’influence pour aider Trump à gagner, selon un rapport déclassifié des services de renseignements

Tous les empires ont besoin d’une menace extérieure, effrayante si possible et dirigée par un méchant très menaçant, ceci afin de justifier leurs  dépenses militaires massives, la consolidation de leur puissance autoritaire et des guerres sans fin. Pendant les cinq décennies qui ont suivi la fin de la Seconde Guerre mondiale, Moscou a parfaitement joué ce rôle. Mais la chute de l’Union soviétique a signifié, du moins pendant un certain temps, que le Kremlin ne pouvait plus provoquer des niveaux de peur suffisants. Après quelques auditions brèves et en grande partie infructueuses pour des remplacements possibles, des pays asiatiques comme la Chine et un Japon en effervescence ont effectivement été envisagés, l’ère post 11 septembre a élevé un casting de doublures musulmanes au rang de vedette : al-Qaïda et Oussama ben Laden, ISIS et Abu Bakr al-Baghdadi, et le « djihadisme » en général sont parvenus à maintenir cette peur bien vivante.

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Le complot machiavélique pour impliquer l’Arabie saoudite et le Qatar dans une guerre de « frontières de sang »


Par Andrew Korybko – Le 7 juin 2017 – Source 21st Century Wire

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Des experts du monde entier essaient de comprendre ce qui alimente vraiment la guerre froide entre le Qatar et l’Arabie saoudite, mais la réponse est simple : les États-Unis. Comme Washington est toujours encline à le faire, elle joue magistralement du « diviser pour mieux régner » au Moyen-Orient, faisant la même chose à ses alliés des pays du Golfe qu’à ses alliés maghrébins lors des révolutions de couleur du printemps arabe. Cette fois, les acteurs en conflit s’opposant les uns aux autres, le sont au niveau des États, par opposition au scénario intra-étatique entre les gouvernements et certains de leurs citoyens.

L’objectif à long terme derrière tout cela est d’inaugurer le plan des « Frontières de sang » publié en 2006, de Ralph Peters pour un « Nouveau Moyen-Orient » dans lequel le Golfe subit une réingénierie géopolitique comme avec le « Syraq » la Turquie et les Balkans. Il est prévu de faire aussi bien. Dans l’ensemble, la fracture de la région en une myriade de mini états internationalement reconnus de facto devrait faciliter la prolongation de l’hégémonie américaine dans le vaste espace interconnecté que le défunt Brzezinski a décrit comme « les Balkans eurasiens » tout en créant simultanément des complications pour l’accès de ses rivaux russes et surtout chinois à cet espace pivot géostratégique au cœur de l’Afro-Eurasie.

C’est beaucoup à digérer tout à la fois. Décomposons donc le tout, morceau par morceau, pour que ce soit plus facile à comprendre.

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