Par Tony Kevin − Le 31 juillet 2019 − Source ACEWA
Mon expérience professionnelle en tant que planificateur stratégique (1985-1990) au ministère australien des Affaires étrangères et dans des domaines connexes où j’ai travaillé pendant 30 ans m’a permis d’affiner mes compétences pour « relier les points » entre des faits apparemment disparates. Il fut particulièrement facile de le faire après avoir lu trois articles sur la Chine à la page 11 de l’Australian Financial Review (AFR) du mercredi 24 juillet… La première histoire concernait l’importance du dernier livre blanc sur la défense publié par le gouvernement chinois – le premier en quatre ans -, qui désigne de manière inhabituelle l’Australie comme un pays qui « cherche à jouer un rôle plus important dans les affaires de sécurité en Asie-Pacifique » et comme un pays que la Chine considère comme « une nouvelle source d’incertitude dans la région ».
Par 



L’article surprise de vendredi disant que Robert Mueller avait réussi à obtenir une semaine supplémentaire pour préparer son témoignage sur le Russiagate à la Chambre (maintenant prévu pour le 24 juillet) a dû faire peur à ses fans, tout du moins ceux qui peuvent additionner deux et deux. Au cours des dernières semaines, il est devenu plus évident que les deux conclusions tirées par les cheveux que l’on trouve dans son rapport sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016 sont maintenant peu concluantes.
La formule « pression maximale pour rendre sa grandeur à l’Amérique » ne va pas marcher, pour la simple raison qu’elle consomme le « capital social » américain à un rythme effréné. Elle ne rétablira ni la base manufacturière étasunienne, ni son hégémonie politique. Elle ne fait que fortement polariser le monde. Le monde entier comprend aujourd’hui que MAGA consiste à tout faire pour apporter n’importe quel avantage aux États-Unis, et que le reste du monde en paye le prix et se coltine les pertes. Même les Européens l’ont enfin compris. Le trumpisme manque de « profondeur » au-delà de son côté mercantile. Pourtant, s’il pouvait raconter une « souveraineté-isme » culturelle comme étant plus qu’une simple « politique anti-identité », il pourrait survivre plus longtemps.