La diplomatie autour du contrôle des armements était autrefois sérieuse. On n’a maintenant plus que des arguties stupides
Par Moon of Alabama – Le 22 juin 2020
Les discussions entre la Russie et les États-Unis sur le renouvellement du nouveau traité concernant la réduction des armes stratégiques ont débuté aujourd’hui. Le nouveau traité START limite le nombre de plates-formes nucléaires que chaque partie peut déployer.
Les États-Unis disent vouloir faire participer la Chine aux négociations. Nous avons longuement expliqué pourquoi cela n’a pas de sens et pourquoi cela ne se fera pas :



Les relations abusives dans lesquelles l’agresseur est un monstre d’une horreur évidente ne durent généralement pas longtemps, car il devient très vite évident pour la victime qu’elle doit trouver la sortie. Celles qui durent sont celles où l’agresseur est également un manipulateur habile, capable de susciter la sympathie et l’attachement de la victime tout en construisant une prison faite de récits dans sa tête.
En début d’année, un groupe de journalistes a été autorisé à pénétrer dans le bureau de Ren Zheng-fei, le fondateur et PDG de Huawei. Lorsque les photos de la visite ont été publiées sur Internet, les lecteurs ont rapidement remarqué le choix de lecture de Ren : une traduction en mandarin du livre Le Piège Américain, dans laquelle Frédéric Pierucci a utilisé l’expérience de son arrestation et de son emprisonnement aux États-Unis pour raconter l’histoire d’une longue et discrète guerre commerciale menée par les États-Unis contre le reste du monde. La lecture de ce livre a dû être pleine d’enseignements pour Zheng-fei, dont la société est au centre de tensions entre les États-Unis et la Chine et dont la fille, Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, est actuellement assignée à résidence au Canada et risque d’être extradée vers les États-Unis pour fraude (ce qu’elle conteste). Mais comme Pierucci l’a découvert lui-même, l’agression d’entreprises étrangères par les États-Unis est une tendance établie.