Par Brian Cloughley – Le 22 février 2016 – Source Strategic Culture
Ce 10 février, M. Erdogan, Président de la Turquie, a insulté les États-Unis mais, sans surprise, Washington n’a pas pu répondre à cette attaque arrogante parce qu’avec lui, elle a un outil précieux dans sa campagne sans relâche contre la Russie. M. Erdogan, furieux du soutien que les Américains apportent aux Kurdes de la région de Kobané dans le nord de la Syrie – Kurdes que son armée bombarde avec plusieurs batteries d’artillerie lourde en toute illégalité – a demandé aux États-Unis : «Comment pouvons-nous vous faire confiance ? Qui est votre partenaire, moi ou les terroristes de Kobané ?»





Le 12 février 2016, le Président de la Syrie, M. Bachar al-Assad, qualifié la plupart du temps de bourreau dans les médias occidentaux, a été interviewé par l’Agence France-Presse. C’est un scoop dont l’AFP est fière à juste titre, parce que les 26 questions posées au président syrien étaient des questions importantes permettant de faire connaître le point de vue de M. Assad au public occidental (point de vue que l’on pourrait qualifier de plaidoirie de la défense) contre la condamnation quasi-unanime des gouvernements occidentaux. Des gouvernements qui réclament son renversement et soutiennent les dizaines de milliers de djihadistes qui ont afflué en Syrie, véritables troupes terrestres qui devaient chasser M. Assad du pouvoir, soit renverser le président d’un pays souverain. C’est une véritable invasion de la Syrie, mais les médias occidentaux la camouflent.
