Pékin met le turbo pour ses Nouvelles Routes de la Soie et d’autres plans de jeu stratégiques malgré le Covid-19 et la guerre hybride américaine
Par Pepe Escobar − Le 7 mai 2020 − Source Asia Times

Un soldat chinois monte la garde (Archives). Photo : AFP/Getty
Au milieu de la plus profonde contraction économique depuis près d’un siècle, le président Xi Jinping avait déjà très clairement indiqué, le mois dernier, que la Chine devait être prête à relever sans relâche des défis étrangers sans précédent.
Il ne faisait pas seulement référence au possible découplage des chaînes d’approvisionnement mondiales et à la diabolisation permanente de tous les projets liés aux Nouvelles Routes de la Soie, ou Initiative « Belt and Road ».
En ce printemps de virus corona, les vendredis – jours où je publie – font des rondes, comme les sentinelles encapuchonnées de la terrorisante peste noire, alors que l’Amérique fait face à un autre week-end de vide social et de perspectives évanescentes. Bien sûr, les bars ont rouvert dans certains quartiers du pays, mais qui a l’argent à balancer pour se payer trois margaritas à dix dollars le shoot ?
La financiarisation n’a jamais été durable, pas plus que la globalisation destructrice qu’elle a engendrée.
La structure géopolitique internationale post-Covid pourrait ressembler à celle qui a suivi la pandémie la plus meurtrière qui ait jamais touché le monde – la Peste Noire très contagieuse du 14ème siècle. 
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Il y a 75 ans, l’Allemagne s’est rendue aux forces alliées, mettant ainsi fin aux ravages de la Seconde Guerre mondiale.

