Pour trois raisons : une trop grande complexité, trop d’argent et beaucoup de corruption
plus une : l’arrogance suprématiste Continuer la lecture
Pour trois raisons : une trop grande complexité, trop d’argent et beaucoup de corruption
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Par Pepe Escobar – Le 23 novembre 2015 – Source Russia Today
Le modèle narratif établi est que Paris a tout changé. Permettez-moi d’en douter.
Commençons par le front diplomatique. Les réunions que tiennent régulièrement à Vienne les 19 acteurs politiques formant ce qu’ils appellent le Groupe international de soutien à la Syrie, chargé de mettre en place un processus de paix en Syrie, se sont fait damer le pion par la guerre. Une guerre contre la terreur version remixée non plus contre Al-Qaïda, mais bien contre Daesh.

Par Pepe Escobar – Le 25 novembre 2015 – Source sputniknews
Allons à l’essentiel. L’idée que l’attentat de la Turquie contre un Su-24 russe par un F-16 made in USA a pu être perpétré sans un feu vert ou au moins un soutien pré-arrangé avec Washington invite à laisser son incrédulité au vestiaire.
Par Dmitry Orlov – le 17 novembre 2015 – Source Club Orlov
Partie I, Partie II, Partie III, Partie IV, Partie V

Supposons que votre situation est telle que vous avez besoin d’effectuer un changement rapide de lieu. Les circonstances qui incitent à ce genre de déménagement peuvent être très variées, mais les plus communes et les plus prévisibles sont :
Par Michael Snyder – le 19 novembre 2015 – Source The Economic Collapse Blog

J’ai été était absolument stupéfait d’apprendre que l’indice Baltic Dry Index avait chuté à un nouveau plus bas de tous les temps à 504 point jeudi. J’ai écrit un certain nombre d’articles récents sur le ralentissement spectaculaire du commerce mondial, mais je ne savais pas que les choses étaient déjà si mal engagées. Pas même pendant les moments les plus sombres de la dernière crise financière, l’indice Baltic Dry Index n’était tombé aussi bas. Quelque chose ne colle pas, parce que les médias traditionnels ne cessent de nous dire que l’économie mondiale se porte bien. En fait, la Réserve fédérale est si confiante dans notre reprise économique qu’elle se prépare à relever les taux d’intérêt. Bien sûr, la vérité est qu’il n’y a pas de reprise économique à l’horizon. En fait, comme je l’écrivais hier, il y a des signes tout autour de nous qui nous indiquent que nous nous dirigeons directement dans une autre crise économique majeure. Ce déclin foudroyant de l’indice Baltic Dry Index est juste une autre confirmation de ce qui est juste devant nous.
Par Lee Trusk – Le 24 novembre 2015
Un Su 24 russe vient d’être abattu à la frontière turco-syrienne, par un missile turc. Il s’agit là d’un acte délibéré puisque l’ordre en a, semble-t-il, été donné par le premier ministre turc – ce qui est à peu près conforme aux usages dans ce type de situation.
Extrait du rapport de l'historien A. Foursov au forum international «La russophobie et la guerre d'information contre la Russie»
Une conférence sur la russophobie dans notre situation est en retard au moins d'un quart de siècle. Je dis «notre situation» me référant à ce qui suit. Les trois ou quatre dernières années ont démontré à tout le monde – à tous ceux qui ne sont pas aveugles, qui voient – que l'Occident restera un ennemi de la Russie indépendamment du régime politique que nous aurons ; et voici que les militaires américains disent déjà que les relations entre les États-Unis et la Russie resteront conflictuelles même après le départ de Poutine. Alors que la ministre de la Défense allemande, mère de sept enfants, a déclaré le 22 juin 2015 qu'il fallait traiter la Russie à partir d'une position de force. Apparemment, la date de la déclaration n'a pas été choisie par hasard. Mme la ministre a oublié comment la tentative de son compatriote et fondateur de la première Union européenne [Adolf Hitler, NdT] de commencer le 22 juin 1941 [invasion de la Russie par les nazis, NdT] la conversation avec la Russie à partir d'une position de force s'est terminée. Elle pourrait au moins plaindre ses enfants ; le sort des enfants de Goebbels et le drapeau rouge sur le Reichstag sont-ils déjà oubliés ? Cette conférence est tardive, mieux vaut tard que jamais, mais la perte de temps ou de rythme, comme diraient les joueurs d'échecs, est évidente. La clarté est toujours nécessaire, en particulier la clarté au regard des adversaires historiques, pour parler franchement, les ennemis. L'affaiblissement et la soumission de la Russie, l'effacement de l'identité russe en tant que nation formant l'État, dans le but de la prise de contrôle de ses ressources et de l'espace russe (l'importance et la valeur de ce dernier augmentent avec la menace de la catastrophe géoclimatique) est un objectif de longue date des groupes dirigeants de l'Occident. Dans sa forme systématique, cet objectif a été formulé dans le dernier tiers du XVIe siècle dans les versions catholique (les Habsbourg) et protestante (Angleterre, John Dee). Le désir de subjuguer le vaste territoire, détruire l'État le contrôlant, soumettre et briser le peuple constituant l'État était justifié par le caractère prétendument hostile aux Européens de l'État et du peuple russes, par leur agressivité – imaginaire, bien sûr: «Tu es coupable parce que j'ai faim». Un accent particulier était mis sur l'altérité religieuse des Russes, leur orthodoxie. Jusqu'aux années 1820, l'accentuation de l'altérité des Russes par rapport aux Européens de l'Ouest était principalement de nature religieuse, même s'il y avait une composante nationale, ou plus précisément, ethnique. Depuis les années 1820 la situation a changé : à la pointe de la guerre d'information et psychologique (psycho-historique) contre la Russie sont concentrées les composantes ethno-historique, nationale, culturelle et politique, formant la russophobie dans le sens strict. C'est là où la guerre psycho-historique de l'Occident contre la Russie commence sérieusement. C'est un changement qualitatif, mais avant que nous en parlions, il faut déterminer ce que l'on entend par les termes la guerre psycho-historique et la russophobie.
Par Andreï Foursov – Le 25 novembre 2015 – Source traduitdurusse.ru

Andreï Foursov
La guerre psycho-historique est un ensemble d’actions systématiques, ciblées et à long terme, ayant pour but d’établir un contrôle sur la psychosphère de la société, principalement sur la psychosphère de son élite intellectuelle et dirigeante, en allant progressivement au-delà des groupes cibles primaires, d’effacer la psychosphère attaquée et de lui substituer la sienne.
Par Le Saker original – Le 20 novembre 2015 – Source thesaker.is
Commentaire personnel du Saker Original
Travaillant et réfléchissant à des questions autres que les circonstances personnelles que je traverse en ce moment a été très utile. Ainsi, à mon grand étonnement, j’ai produit une analyse assez longue de la septième semaine de l’intervention russe en Syrie. J’avais pensé ne pas être capable d’écrire trois lignes et j’ai fini par rédiger un article de plus de 7000 mots. Bizarre. Mais j’ai apprécié la force du passage à l'acte.
Je ne promets rien pour la semaine prochaine, mais j’essaierai. Nous verrons si le truc marche deux fois ! Merci à tous pour vos gentils mots de soutien !
Bises
The Saker
Cette semaine a été dominée par deux événements majeurs : les attaques terroristes à Paris et la déclaration officielle de la Russie affirmant que le vol Kogalymavia 9268 avait effectivement été détruit par une bombe.
Par Dave Lindorff – Le 24 novembre 2015 – Source Counter Punch

Le sultan Erdogan
Un chasseur russe vient d’être abattu par deux chasseurs turcs : information terrifiante, mais aussi, très prévisible. Commençons par une hypothèse pratiquement certaine – et il n’y a aucun doute que c’est aussi l’hypothèse du gouvernement russe : la Turquie, en envoyant des F-16, dont les Américains fournissent les pièces détachées et les munitions, a fait cela avec le plein accord et le soutien des États-Unis. Quand on sait que la Turquie, membre de l’Otan, n’est rien d’autre qu’un vassal, on peut penser que Ankara a été obligé par les Américains à suivre cette politique de la corde raide.
... Le passage de la réalité d’un événement à son interprétation est si rapide qu’il n’est plus possible de ressentir le choc, car il faut du temps pour d'abord ne rien comprendre, puis pour commencer à poser des questions. Tout cela ressemble plutôt à un mécanisme solidement programmé, qui fait immédiatement disparaître les victimes concrètes, les dépouille de leur personnalité dans un récit officiel activable en tous temps et les fusionne dans un nous menacé aujourd’hui par le terrorisme [...] Tant que la stratégie consistera en une inondation émotionnelle, il ne faut s’attendre à aucun changement de politique. Et rester très attentif aux mesures en direction d’un état d’urgence qui nous seront prochainement fourguées. Dagmar Henn

Dagmar Henn
Par Dagmar Henn – Le 19 novembre 2015 – Source Le Saker allemand
Hier, Thomas de Maiziere [ministre allemand de l’Intérieur, NdT] a fait appel à un acte de foi et Schäuble songe de nouveau à engager l’armée dans le pays. Les événements de Paris ont une longue ombre portée.