Le 23 mai 2019 − Source Oriental Review

À en juger par la réaction des médias officiels chinois, Pékin ne s’attend ni à une résolution rapide ni à une résolution pacifique de son conflit économique avec Washington. Même les médias étasuniens ont remarqué un changement de ton dans la position officielle de Pékin : « La Chine souhaite une ‘guerre du peuple’ alors que la lutte économique prend une tournure nationaliste », écrit l’agence de presse économique américaine Bloomberg. Il convient de noter que la « guerre du peuple » dont il est question dans l’éditorial du journal de politique étrangère chinois Global Times, qui appartient à l’État chinois, n’est pas seulement une dérogation à la rhétorique diplomatique discrète utilisée jusque-là, mais aussi une reconnaissance réelle du fait que, qu’on le veuille ou non, le conflit avec les États-Unis est en train de s’élargir (ou s’est déjà élargi) et ne se réduit plus seulement au domaine économique.

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C’est un titre tellement drôle que j’ai littéralement ruiné mon clavier, hier, en crachant mon café dessus.


Selon les analyses de beaucoup de commentateurs intelligents et bien informés, une guerre entre les États-Unis et l’Iran pourrait éclater à tout moment. Leur preuve en faveur de ce point de vue consiste en quelques porte-avions américains qui sont censés être en route vers le golfe Persique, que l’Iran a menacé de bloquer en cas d’attaque. Pour ce faire, l’Iran n’aurait pas à faire quoi que ce soit de militaire ; il suffirait que ce pays menace d’attaquer certains pétroliers pour que leur couverture d’assurance soit annulée, les empêchant de charger leur cargaison ou de prendre la mer. Cela bloquerait les livraisons de près des deux tiers de tout le pétrole brut transporté par mer et causerait des dommages économiques vraiment stupéfiants – si stupéfiants que les économies pétrolières des pays importateurs de pétrole (et même de certains des pays exportateurs de pétrole) pourraient ne jamais s’en remettre.
La semaine dernière a vu la supposée 