Par Andrew Korybko − Le 22 janvier 2023

Il ne fait aucun doute qu’Alexei Arestovich, ancien conseiller de Zelensky, risque sa vie en disant aux Ukrainiens la dure vérité qu’il leur faut connaître d’urgence. Kiev ne va sans doute pas vaincre la Russie, chose qui est désormais affirmée également par des dirigeants étasuniens et polonais, et ce débouché de la guerre résulte sans aucun doute pour partie des luttes intestines féroces (et peut-être même mortelles) qui occupent la sphère dirigeante ukrainienne. Arestovich se comporte donc en patriote, mais il pourrait le payer de sa vie.

L’inflexion a commencé. Elle a été annoncée par le Financial Times (FT) et The Economist – les deux médias qui transmettent si fidèlement tout « récit de remplacement » aux sherpas mondialistes (ceux qui portent les bagages en haut de la montagne, au nom des nababs en selle).

Ceux d’entre vous qui, comme moi, essaient de ne manquer aucune vidéo ou article d’Andrei Martyanov savent que l’un de ses sujets « favoris » est l’incompétence totale des élites occidentales en général et des élites dirigeantes américaines en particulier. Je suis sûr que ses critiques paraissent exagérées pour beaucoup de gens et c’est normal. Il est complètement contre-intuitif de supposer que la classe dirigeante (car c’est bien de cela qu’il s’agit) d’une superpuissance nucléaire et, sans doute, du pays le plus puissant de la planète, puisse être dirigée par des imbéciles ignorants et malhonnêtes.
L’aspect ressources des sanctions américaines contre la Russie n’est qu’une mascarade, puisque le pays même qui a imposé unilatéralement ces restrictions en défie l’esprit en exploitant une faille juridique pour acheter des produits pétroliers russes raffinés en Inde.