Par Jean-Luc Baslé – Le 13 février 2023
C’est une affaire entendue : les dirigeants politiques mentent. Ils mentent à leur peuple. Ils mentent sur la scène internationale. Si le rire est le propre de l’homme, le mensonge l’est aussi. Les dirigeants américains mentent. Ils le font quasiment en toute impunité grâce à la complicité des médias. Fort heureusement, parfois la vérité éclate fortuitement ou grâce aux révélations de lanceurs d’alertes, comme Edward Snowden, exilé en Russie, de journalistes d’investigation comme Julian Assange emprisonné à Londres, ou de personnes courageuses qui ne supportent pas ces mensonges, comme Chelsea Manning, emprisonnée pendant sept ans pour avoir dévoilé les exactions américaines en Irak. Ces derniers jours, quatre mensonges américains ont été révélés ou confirmés : Russiagate, le dossier Twitter, les Accords de Minsk et Nord Stream II. Nous les reprenons brièvement.


La guerre par procuration des États-Unis contre la Russie est stupide. Dans une critique du livre de Benjamin Abelow, How the West Brought War to Ukraine, Peter Ramsay, professeur de droit à la LSE, explique comment ce dernier évite le récit simpliste « Poutine a envahi l’Ukraine » – qui attribue la responsabilité première de la guerre à des causes moins immédiates : « la stupidité et l’aveuglement du gouvernement américain » et « la déférence et la lâcheté » des dirigeants européens envers cette « stupidité » gouvernementale américaine. 
Jusqu’il y a un an ou deux, je n’avais jamais prêté attention au mouvement anti-vaccins, qui ne faisait l’objet d’un traitement dans la presse
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Selon les propres chiffres de l’agence des réfugiés des Nations Unies, la majorité des personnes qui sont réfugiées, au niveau mondial — aujourd’hui mais également sans interruption depuis le début du XXIème siècle — ont fui des pays qui subissaient des sanctions, des coups d’États et/ou des invasions décidés par le gouvernement des États-Unis.
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