Une analyse médico-légale des rapports d’Amnesty International sur l’opération israélienne Protective Edge à Gaza en 2014

Par Norman G. Finkelstein – Le 22 juillet 2015 – Source : ByLine
Une analyse médico-légale des rapports d’Amnesty International sur l’opération israélienne Protective Edge à Gaza en 2014

Par Norman G. Finkelstein – Le 22 juillet 2015 – Source : ByLine
Par Mike Whitney – Le 5 août 2015 – Source CounterPunch
Voici votre devinette du jour sur la politique étrangère états-unienne : quand un changement de régime n’est-il pas un changement de régime?
Note du Saker Francophone
C'est donc officiellement et publiquement confirmé par le directeur de la DIA, EI est une créature de la Maison Blanche, donc d'Obama.
Encore une preuve que les gouvernements occidentaux, soi-disant démocratiques, complotent dans le dos de leurs populations et engagent des actions non seulement réprouvées par la grande majorité mais aussi très dangereuses pour l’équilibre mondial. Qui voudrait sponsoriser al-Qaida a part des fous furieux ?
Voici la traduction de l'article qui relate cette interview d'Al Jazeera.
Par Brad Hoff – Le 7 août 2015 – Source forei
La Maison Blanche a pris la décision d’aider les rebelles armés en Syrie malgré les avertissements des services de renseignements prévoyant l’avènement du groupe État islamique.
Dans le dernier épisode d’Head to Head sur Al Jazeera, l’ancien directeur de la Defense Intelligence Agency (DIA), Michael Flynn, confirme au journaliste Medhi Hasan qu’il a non seulement bien étudié le rapport de la DIA prédisant que l’Occident soutenait l’idée d’un État islamique en Syrie lorsque ce dossier lui fut soumis en 2012, mais prétend même que le sponsoring de djihadistes radicaux (qui deviendront EI et Nusra) par la Maison Blanche pour contrer le régime syrien fut une décision délibérée.
Étonnamment, Flynn n’est pas en accord avec la façon dont le journaliste, Medhi Hasan, pose ses questions. Flynn semble vouloir être clair sur le fait que les stratégies qui ont mené à l’apparition d’EI ne sont pas dues à l’ignorance ou à l’aveuglement, mais sont le résultat d’une décision prise en toute conscience.
Hasan : – Vous êtes donc en train de nous dire qu’à cette époque le gouvernement savait que ces groupes existaient, vous en avez vu l’analyse, et vous argumentiez contre, mais alors, qui n’écoutait pas ?
Flynn : – Je crois que c’est l’administration
Hasan : – L’administration a donc fermé les yeux face à votre rapport?
Flynn : – Je ne crois pas qu’elle ait fermé les yeux, je pense que ce fut une décision. Je pense même que ce fut une décision délibérée
Hasan : – La décision délibérée d’aider une révolte menée par des salafistes, al-Qaida et les frères musulmans?
Flynn : C’était la décision délibérée de faire ce qu’ils sont en train de faire.
***
Hasan lui même a exprimé de la surprise devant la franchise de Flynn à ce moment de l’interview. Une copie de ce rapport de la DIA déclassifié à la main, Hasan en a lu à haute voix quelques passages : «Il existe une possibilité d’établir une principauté salafiste en Syrie orientale et c’est exactement ce que veulent les puissances soutenant l’opposition syrienne, afin d’isoler le régime syrien.»
Plutôt que de dévaloriser l’importance d’un tel document comme le fit le département d’État après sa déclassification, Flynn fit le contraire ; il confirma qu’en tant que chef de la DIA il «y porta une attention soutenue» et ajouta plus tard que « es renseignements étaient très clairs».
Le Lt Général Flynn pouvant parler – puisque en retraite – est le dernier officiel en date à dire publiquement que les États-Unis et les autres États soutenant les rebelles en Syrie l’ont fait en toute conscience et qu’envoyer des armes à al-Qaida était une décision politique ayant pour objectif de mettre la pression sur le régime syrien.
Hasan : – En 2012 les USA aidaient à coordonner les transferts d’armes vers ces mêmes groupes (salafistes, les frères musulmans, al-Qaida en Irak), pourquoi n’avez-vous pas cessé de le faire si vous vous inquiétiez de la montée en puissance des extrémistes islamistes?
Flynn : – Je déteste dire que ce n’était pas mon boulot… Mais bon… Mon boulot était juste de m’assurer que les informations que nous présentions étaient aussi valides que possible.
***
Les premières informations sur ce rapport de la DIA disant qu’il avait un intérêt médiatique par son caractère très révélateur furent critiquées et même tournées en ridicule par quelques experts et même des journaux comme The Daily Beast. Pourtant le directeur de la DIA à l’époque où fut rédigé ce mémo, largement mis en circulation, confirme maintenant sans aucune ambiguïté qu’il est de grande valeur et servit même de base pour discuter, avec la Maison Blanche, de la stratégie à adopter vis-à-vis de la Syrie.
Étant donné que Michael Flynn était auparavant le directeur des renseignements pour le centre de commande des opérations spéciales (JSOC) à l’époque où la principale mission de ce centre était de démanteler al-Qaida, sa franche admission que la Maison Blanche, en réalité, armait et favorisait des groupes liés à al-Qaida est particulièrement choquante, vue sa position.
Il est assez perturbant pour l’esprit de voir un ancien haut fonctionnaire des renseignements du Pentagone, de niveau aussi élevé, en charge de la traque de Ben Laden confesser calmement que les États-Unis ont apporté une aide directe aux fantassins d’Ayman al-Zawahiri en Syrie, au moins depuis 2012.
Cette confirmation est aussi significative pour mon propre travail de reportage sur ce rapport car, à l’époque, je fus contacté par quelques individus qui ont essayé de me convaincre que ceux qui connaissaient vraiment le dossier, experts et gens de l’intérieur, savaient que ce document était sans valeur et sans aucune validité pour la communauté du renseignement et la stratégie à adopter vis-à-vis de la Syrie.
Cela avait commencé par un article du Daily Beast intitulé La conspiration EI qui dévore internet dans lequel un ancien fonctionnaire de la NSA, John Schindler, s’exprime en tant qu’expert proche de la source. Schindler conclut à propos de ce rapport de la DIA : «Il n’y a pas grand-chose d’intéressant à en tirer… Absolument rien de spécial là dedans, pas une phrase.»
A ma grande surprise, juste quelques heures après avoir publié un droit de réponse sur les propos de Schindler dans cet article du Daily Beast, je fus contacté par un fonctionnaire en exercice de la CIA qui est aussi un ami personnel de l’époque où je vivais à Washington.
Ce fonctionnaire, qui passa la plus grande partie de sa carrière aux relations publiques de la CIA m’appela personnellement pour me pousser à abandonner mes attaques contre la crédibilité de Schindler. En retour, je lui fis remarquer le côté fortement idéologique et suspicieux du personnage alors qu’il prétend toujours avoir des sources bien placées à l’appui de ses arguments. Ce fonctionnaire de la CIA insista pourtant pour me convaincre de la crédibilité de Schindler en tant qu’expert ayant de bons tuyaux et m’assura qu’il avait écrit son article «en toute connaissance de cause».
Cette interview historique par Medhi Hasan du général Flynn devrait mettre un terme à ce débat. Ce document déclassifié de la DIA est maintenait confirmé comme une pièce centrale et importante pour faire la lumière sur les origines d’EI et devrait être la base d’un authentique débat national sur la politique américaine vis-à-vis de la Syrie et de l’Irak.
Maintenant qu’il peut être reconnu comme important par les historiens internationaux respectés, tous les foyers américains devraient avoir connaissance de ce document.
Par Sayed Hasan – Le 7 août 2015 – Source sayed7asan
Tandis que l’Arabie saoudite s’efforce de supplanter Israël en fait de crimes, de terreur et de barbarie, poussant un pays tout entier au bord du gouffre dans l’indifférence générale, le plus pauvre des pays arabes donne une leçon de courage, de dignité et de lucidité au monde entier, à l’exemple du peuple palestinien.
Une analyse médico-légale des rapports d’Amnesty International sur l’opération israélienne Protective Edge à Gaza en 2014

Par Norman G. Finkelstein – Le 17 juillet 2015 – Source : ByLine
Première Partie
Deuxième Partie
Le biais évident
Quand Amnesty fonde son rapport sur les déclarations des officiels israéliens, il biaise les résultats et valide ainsi la propagande israélienne aux dépends du Hamas. Dans quelques cas, la preuve contraire, plus crédible, est tout simplement ignorée.
Une analyse médico-légale des rapports d’Amnesty International sur l’opération israélienne Protective Edge à Gaza en 2014

Par Norman G.Finkelstein – Le 9 juillet 2015 – Source byline.com
Le sinistre arsenal
Pour justifier sa violence incontrôlée dans la bande de Gaza, Israël se focalise invariablement sur l’arsenal de roquettes que le Hamas aurait stocké. Amnesty se fait l’écho de cette histoire.
Une analyse médico-légale des rapports d’Amnesty International sur l’opération israélienne Protective Edge à Gaza en 2014

Par Norman G. Finkelstein – Le 9 juillet 2015–- Source byline.com
Amnesty International est parmi les premiers organismes de droits humains dans le monde. Ses déclarations façonnent l’opinion publique, alors que les États se sentent obligés, sinon à les écouter, en tout cas à répondre. Un mouvement pour la justice qui aspire à atteindre un large public et infléchir la politique de l’État ne peut se permettre d’ignorer l’association Amnesty International si, et quand, elle se fourvoie. L’affirmation de cette monographie est qu’Amnesty a en effet perdu le nord, et l’intention de cette monographie est de documenter cette proposition, dans l’espoir que Amnesty effectuera d’elle-même, ou que ses adhérents de base vont l’obliger, à effectuer une correction à mi-chemin.
Discours du 26 juillet 2015 devant les Organisations populaires, les Syndicats professionnels et les Chambres de métiers
Le 1er août 2015 – Source Comité Valmy
Transcription et traduction par Mouna Alno-Nakhal du texte intégral

Par MK Bhadrakumar – Le 20 juillet 2015 – Source: Bhadrakumar
A première vue, les frappes aériennes turques en Syrie, qui ont commencé la semaine dernière contre État islamique, semblent indiquer un changement de position d’Ankara à l’égard du groupe terroriste. L’armée turque a donné à cette opération le nom de code Yalcin Nane, d’après un sous-officier turc tué lors d’un affrontement transfrontalier avec EI jeudi dernier (qui à son tour suivait un supposé attentat suicide dans une ville à la frontière de la Turquie le lundi, tuant 32 personnes).
Le ministre des Affaires étrangères français se rend compte qu’un accord avec l’Iran n’est pas un sparadrap suffisant pour réparer les dégâts qu’un précédent scandale a causés à sa réputation dans le pays.
Par sayed7asan – Le 25 juillet 2015 – Source sayed7asan
Préambule
Après Washington et Tel Aviv, Fabius va essayer de ramper à Téhéran ce 29 juillet... durant la Semaine de l'Hémophilie : mais contrairement à la France, l'Iran n'est pas sous Occupation (qu'il s'agisse du gouvernement, des médias ou du peuple), et la République islamique n'a pas oublié le sang contaminé du sieur Fabius (300 victimes iraniennes, pour 4 000 françaises), ni sa servilité pro-israélienne durant les négociations sur le dossier nucléaire, ni son soutien ouvert au terrorisme en Syrie contre le digne président Bachar al-Assad au sujet duquel il a osé déclarer qu'il «ne mérite pas d’être sur la terre»… Fabius est bon pour les annales mondiales de la vilenie, catégories diplomatie et boucherie.
Continuer la lecture