La stratégie des USA en Syrie : un beau bordel

Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 13 août 2015 – Source Russia Today

Le ministre des Affaires étrangères russe Sergei Lavrov, le secrétaire d’État des USA John Kerry et le ministre des Affaires étrangères saoudien Adel al-Joubeir se sont rencontrés la semaine dernière à Doha pour trouver des moyens (en théorie) de résoudre le puzzle syrien.

Le gâchis sanglant qui a suivi était prévisible.

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L’occasion manquée de l’Arche de Poutine


Poutine aurait dû accepter les navires Mistral désarmés pour ensuite les utiliser au transport des Libyens, des Syriens, des Yéménites et des Somalis, frappés par les guerres états-uniennes, jusqu’à Kaliningrad, l’enclave de la Russie au cœur de l’Europe.


 

Par Phil Butler – Le 3 août 2015 – Source Russia Insider

Soulager le chaos provoqué par les drones US, le Big Business du pétrole et les néocons de Washington

L’information selon laquelle la Russie obtiendra maintenant un dédommagement pour l’échec du contrat d’achat de deux navires de guerre Mistral révèle une immense occasion manquée. En effet, le président Vladimir Poutine a peut-être laissé passer une occasion de détente de proportions bibliques. Ce qui suit est un article rédigé à partir des encouragements de mon collègue néerlandais, l’alternative de l’Arche de Poutine. Transformer deux navires de guerre médiocres en instruments de miséricorde pourrait bientôt devenir le modèle d’une nouvelle stratégie politique connue comme machiavélisme humanitaire, et cela à grande échelle.

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Drones US : Les tueurs sont fatigués

Par Gilles Munier – Le 11 août 2015 – Source france-irak-actualite

Drones US : Les « tueurs » sont fatigués

Un “droneur” en action

Le colonel James R. Cluff, commandant la base aérienne de Creech – située dans le Nevada, à une soixantaine de km de Las Vegas – se plaint des conditions de travail des pilotes de drones-tueurs.

Il explique les erreurs de tirs et les dommages collatéraux par la fatigue des 1 066 droneurs sous ses ordres. Ils travaillent 12 heures par jour, dit-il, cinq jours par semaines, sans prendre de repos, alors que par le passé ils n’occupaient le poste que six mois dans l’année. Certains droneurs de drones totaliseraient 1281 heures de vols, quatre fois plus que les pilotes normaux.

Il faut savoir qu’un tir de missile, à des centaines de milliers de kilomètres, mobilise des dizaines de personnes – techniciens au sol, informaticiens, analystes – et requiert des centaines d’heures de vol de drones. A titre d’exemple, les tirs de 875 missiles de MQ-1 Predator et de MQ-9 Reaper sur des cibles en Irak et en Syrie ont nécessité 3 300 vols. Or, de Creech, les droneurs pilotent tous les jours une centaine de drones vers l’Irak, la Syrie, le Yémen, le Pakistan, l’Afghanistan et la Somalie, décollant des bases américaines au Proche-Orient ou ailleurs…

Pour remplir le nombre toujours plus important de missions demandées aux droneurs par Barack Obama, l’US Air Force recrute maintenant des contractors – généralement des pilotes de chasse retraités –, au double du salaire perçu par les militaires, et alloue des primes mensuelles de 650 à 1 500 $ aux droneurs engagés pour des durées dépassant 6 ans.

Ombre au tableau : le taux de suicides dû au stress, aux remords, à la vue en direct des massacres provoqués par les missiles, est plus élevé que dans les bases aériennes militaires traditionnelles.

Aux Etats-Unis, les manifestations pour interdire l’utilisation de drones-tueurs se font plus nombreuses. En mars 2015, des militants se sont réunis devant la base de Creech pour réclamer sa fermeture. Dernièrement, une organisation de vétérans a demandé aux droneurs de refuser d’accomplir leurs missions.

Sources 

Drone pilots go to war in the Nevada desert, staring at video screens (Los Angeles Times – 17/6/15)

Air Force Trims Drone Ops to Get Workforce ‘Healthy’ (Defense One – 18/5/15)

Air Force struggles to keep pace with explosion in the use of combat drones (Washington Post – 17/6/15)

Merci à Freddy

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Le massacre des innocents

Matthieu 25 40

«Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites. Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges...»

Tous les Israéliens sont coupables d’avoir brûlé une maison palestinienne et ses enfants

Par Gidéon Lévy – Le 2 août 2015 – Source Union Juive Française pour la Paix via sayed7asan

Il est tout simplement impossible d’applaudir quand le commandant d’une brigade tire sur un adolescent palestinien, puis d’être choqué par des colons qui lancent une bombe incendiaire sur une maison habitée.

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Sous les obus… la plage


La France et la résurgence de l’indéracinable parti de l’étranger : la tradition collaborationniste française*

*NDLR: Ce n’est pas l’éternel entarté qui nous contredira : L’idéologie française (B-H Lévy)


Par Sayed Hasan – Le 12 août 2015–- Source sayed7asan

Le 13 août 2015, Paris-plages deviendra, pour 12 heures, Tel-Aviv-sur-Seine. Une idée brillante et, n’en doutons pas, très courageuse de la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo. Elle vient à point nommé pour commémorer le massacre israélien à Gaza durant l’été 2014, dans lequel plus de 2200 Palestiniens ont péri, dont 551 enfants, et alors même que les cendres du bébé palestinien Ali Dawabcheh, brûlé vif par des colons israéliens, sont encore fumantes. Il est vrai que cette fois-ci, ce n’était pas du phosphore blanc, mais de simples cocktails Molotov, et qu’ils ont causé à peine deux victimes : il faut décidément être aveugle pour ne pas voir qu’Israël est réellement engagé dans une saine voie de modération de sa politique palestinienne.

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Un aveu de la DIA : le monstre État Islamique est une créature US

Note du Saker Francophone 

C'est donc officiellement et publiquement confirmé par le directeur de la DIA, EI est une créature de la Maison Blanche, donc d'Obama.
Encore une preuve que les gouvernements occidentaux, soi-disant démocratiques, complotent dans le dos de leurs populations et engagent des actions non seulement réprouvées par la grande majorité mais aussi très dangereuses pour l’équilibre mondial. Qui voudrait sponsoriser al-Qaida a part des fous furieux ?

Voici la traduction de l'article qui relate cette interview d'Al Jazeera.
L’ancien chef de la DIA (Defense Intelligence Agency)
le dit clairement et publiquement : l’avènement d’État islamique fut une décision prise en toute conscience par la Maison Blanche


Par Brad Hoff – Le 7 août 2015 – Source foreignpolicyjournal.com


La Maison Blanche a pris la décision d’aider les rebelles armés en Syrie malgré les avertissements des services de renseignements prévoyant l’avènement du groupe État islamique.

Dans le dernier épisode d’Head to Head sur Al Jazeera, l’ancien directeur de la Defense Intelligence Agency (DIA), Michael Flynn, confirme au journaliste Medhi Hasan qu’il a non seulement bien étudié le rapport de la DIA prédisant que l’Occident soutenait l’idée d’un État islamique en Syrie lorsque ce dossier lui fut soumis en 2012, mais prétend même que le sponsoring de djihadistes radicaux (qui deviendront EI et Nusra) par la Maison Blanche pour contrer le régime syrien fut une décision délibérée.

Étonnamment, Flynn n’est pas en accord avec la façon dont le journaliste, Medhi Hasan, pose ses questions. Flynn semble vouloir être clair sur le fait que les stratégies qui ont mené à l’apparition d’EI ne sont pas dues à l’ignorance ou à l’aveuglement, mais sont le résultat d’une décision prise en toute conscience.

Hasan : – Vous êtes donc en train de nous dire qu’à cette époque le gouvernement savait que ces groupes existaient, vous en avez vu l’analyse, et vous argumentiez contre, mais alors, qui n’écoutait pas ?

Flynn : – Je crois que c’est l’administration

Hasan : – L’administration a donc fermé les yeux face à votre rapport?

Flynn : – Je ne crois pas qu’elle ait fermé les yeux, je pense que ce fut une décision. Je pense même que ce fut une décision délibérée

Hasan : – La décision délibérée d’aider une révolte menée par des salafistes, al-Qaida et les frères musulmans?

Flynn : C’était la décision délibérée de faire ce qu’ils sont en train de faire.

***

Hasan lui même a exprimé de la surprise devant la franchise de Flynn à ce moment de l’interview. Une copie de ce rapport de la DIA déclassifié à la main, Hasan en a lu à haute voix quelques passages : «Il existe une possibilité d’établir une principauté salafiste en Syrie orientale et c’est exactement ce que veulent les puissances soutenant l’opposition syrienne, afin d’isoler le régime syrien.»

Plutôt que de dévaloriser l’importance d’un tel document comme le fit le département d’État après sa déclassification, Flynn fit le contraire ; il confirma qu’en tant que chef de la DIA il «y porta une attention soutenue» et ajouta plus tard que « es renseignements étaient très clairs».

Le Lt Général Flynn pouvant parler – puisque en retraite – est le dernier officiel en date à dire publiquement que les États-Unis et les autres États soutenant les rebelles en Syrie l’ont fait en toute conscience et qu’envoyer des armes à al-Qaida était une décision politique ayant pour objectif de mettre la pression sur le régime syrien.

Hasan : – En 2012 les USA aidaient à coordonner les transferts d’armes vers ces mêmes groupes (salafistes, les frères musulmans, al-Qaida en Irak), pourquoi n’avez-vous pas cessé de le faire si vous vous inquiétiez de la montée en puissance des extrémistes islamistes?

Flynn : – Je déteste dire que ce n’était pas mon boulot… Mais bon… Mon boulot était juste de m’assurer que les informations que nous présentions étaient aussi valides que possible.

***

Les premières informations sur ce rapport de la DIA disant qu’il avait un intérêt médiatique par son caractère très révélateur furent critiquées et même tournées en ridicule par quelques experts et même des journaux comme The Daily Beast. Pourtant le directeur de la DIA à l’époque où fut rédigé ce mémo, largement mis en circulation, confirme maintenant sans aucune ambiguïté qu’il est de grande valeur et servit même de base pour discuter, avec la Maison Blanche, de la stratégie à adopter vis-à-vis de la Syrie.

Étant donné que Michael Flynn était auparavant le directeur des renseignements pour le centre de commande des opérations spéciales (JSOC) à l’époque où la principale mission de ce centre était de démanteler al-Qaida, sa franche admission que la Maison Blanche, en réalité, armait et favorisait des groupes liés à al-Qaida est particulièrement choquante, vue sa position.

Il est assez perturbant pour l’esprit de voir un ancien haut fonctionnaire des renseignements du Pentagone, de niveau aussi élevé, en charge de la traque de Ben Laden confesser calmement que les États-Unis ont apporté une aide directe aux fantassins d’Ayman al-Zawahiri en Syrie, au moins depuis 2012.

Cette confirmation est aussi significative pour mon propre travail de reportage sur ce rapport car, à l’époque, je fus contacté par quelques individus qui ont essayé de me convaincre que ceux qui connaissaient vraiment le dossier, experts et gens de l’intérieur, savaient que ce document était sans valeur et sans aucune validité pour la communauté du renseignement et la stratégie à adopter vis-à-vis de la Syrie.

Cela avait commencé par un article du Daily Beast intitulé La conspiration EI qui dévore internet dans lequel un ancien fonctionnaire de la NSA, John Schindler, s’exprime en tant qu’expert proche de la source. Schindler conclut à propos de ce rapport de la DIA : «Il n’y a pas grand-chose d’intéressant à en tirer… Absolument rien de spécial là dedans, pas une phrase.»

A ma grande surprise, juste quelques heures après avoir publié un droit de réponse sur les propos de Schindler dans cet article du Daily Beast, je fus contacté par un fonctionnaire en exercice de la CIA qui est aussi un ami personnel de l’époque où je vivais à Washington.

Ce fonctionnaire, qui passa la plus grande partie de sa carrière aux relations publiques de la CIA m’appela personnellement pour me pousser à abandonner mes attaques contre la crédibilité de Schindler. En retour, je lui fis remarquer le côté fortement idéologique et suspicieux du personnage alors qu’il prétend toujours avoir des sources bien placées à l’appui de ses arguments. Ce fonctionnaire de la CIA insista pourtant pour me convaincre de la crédibilité de Schindler en tant qu’expert ayant de bons tuyaux et m’assura qu’il avait écrit son article «en toute connaissance de cause».

Cette interview historique par Medhi Hasan du général Flynn devrait mettre un terme à ce débat. Ce document déclassifié de la DIA est maintenait confirmé comme une pièce centrale et importante pour faire la lumière sur les origines d’EI et devrait être la base d’un authentique débat national sur la politique américaine vis-à-vis de la Syrie et de l’Irak.

Maintenant qu’il peut être reconnu comme important par les historiens internationaux respectés, tous les foyers américains devraient avoir connaissance de ce document.

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De la Palestine au Yémen : honneur et déchéance du monde arabe


Par Sayed Hasan – Le 7 août 2015 – Source sayed7asan


Tandis que l’Arabie saoudite s’efforce de supplanter Israël en fait de crimes, de terreur et de barbarie, poussant un pays tout entier au bord du gouffre dans l’indifférence générale, le plus pauvre des pays arabes donne une leçon de courage, de dignité et de lucidité au monde entier, à l’exemple du peuple palestinien.

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Est-ce que Amnesty International a perdu la tête ? [3/6]


Une analyse médico-légale des rapports d’Amnesty International sur l’opération israélienne Protective Edge à Gaza en 2014



Par Norman G. Finkelstein – Le 17 juillet 2015 – Source : ByLine

Première Partie
Deuxième Partie

Le biais évident

Quand Amnesty fonde son rapport sur les déclarations des officiels israéliens, il biaise les résultats et valide ainsi la propagande israélienne aux dépends du Hamas. Dans quelques cas, la preuve contraire, plus crédible, est tout simplement ignorée.

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