Par Andrei Martyanov – Le 29 juin 2022 – Source Reminiscence of the Future

Corridor Nord-Sud
Comme la plupart d’entre vous le savent, je ne suis que marginalement intéressé par les détails « tactiques » quotidiens de l’Opération Spéciale, parce qu’à présent, il s’agit surtout d’exterminer impitoyablement ce qu’il reste des FAU et de trier ces soi-disant troupes de défense territoriale de l’Ukraine qui ne sont rien d’autre qu’une itération moderne du Volkssturm et n’ont aucune chance contre les forces de la LDNR, sans parler de l’armée russe régulière. Mais alors que cette situation est en cours, d’autres choses très importantes se passent ailleurs. Non, je ne parle pas de la Turquie qui retire son veto à l’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’OTAN, dans l’ensemble, cela ne change pas grand-chose pour la Russie.
Après plus d’un an et huit cycles de négociations sur le retour des États-Unis dans l’accord sur le nucléaire iranien, il semblait que les États-Unis s’éloignaient tranquillement et sans faire de drame d’un accord JCPOA, et concédaient qu’un accord est irréalisable. « Nous n’avons pas d’accord … et les perspectives d’en conclure un sont, au mieux, ténues » , déclarait Rob Malley, l’envoyé spécial de Biden pour l’Iran, devant la commission des affaires étrangères du Sénat, le mois dernier. 
Les négociations de Vienne visant à remettre en marche l’accord nucléaire iranien, connu sous le nom de JCPOA, vont presque certainement aboutir. Le signe le plus évident est que les marchés financiers Asiatique, ce 17 février au matin, anticipaient une nette baisse sur les prix futurs du pétrole, malgré les développements haussiers induits par les tensions croissantes à la frontière ukraino-russe. Même un accord transitoire pourrait faire croître les exportations de pétrole de 700 000 barils par jour, selon le Global Platts Analytics de Standard & Poor, ce qui permettrait aux marchés du pétrole de se détendre après une période de tension persistante.
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