Où va la Chine?


Par Andre Fursov – Le 12 avril, 2015 – Source Fort Russ

Les Rothschild veulent sacrifier le dollar mais les Rockefeller ne veulent pas

Bien que cet entretien ait été réalisé en 2009 par l’économiste russe Mikhail Delyagin avec André Fursov, un historien russe important, il n’en reste pas moins toujours pertinent.

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Quand la Nouvelle Route de la Soie rencontre l’Union eurasienne


Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 10 avril 2015 – Source sputniknews

Tous les rêves des exceptionnalistes qui prient pour que la Russie et la Chine abandonnent leur solide partenariat stratégique gagnant-gagnant, entièrement conçu pour leurs intérêts nationaux communs, ont été dissipés par la visite cruciale à Moscou du ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi.

A Moscou, Wang a souligné à la fois la politique Look East de la Russie et celle de la Chine Go West – qui englobent essentiellement l’immense projet de Nouvelles Routes de la Soie – disant que ce projet «a créé des opportunités historiques pour l’amarrage des stratégies de développement des deux pays

Vladimir Poutine avec le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi à Moscou. [DAI TIANFANG / XINHUA]

Ils sont entièrement en phase. Look East, la stratégie de la Russie, ne concerne pas seulement la Chine, mais au moins autant l’intégration eurasienne que les routes de la soie de la Chine Nouvelle, car Moscou en a besoin pour développer la Sibérie orientale et l’Extrême-Orient russe.

Le partenariat stratégique, en perpétuelle évolution n’englobe pas seulement l’énergie, y compris la possibilité d’investissements chinois dans des projets cruciaux de pétrole et de gaz russes, mais aussi l’industrie de la défense; il est de plus en plus question d’investissement, de banque, de finance et de haute technologie.

La portée du partenariat est extrêmement large, de la coopération Russie-Chine au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) au rôle de la Russie et de la Chine dans la nouvelle banque de développement BRICS, et du soutien de la Russie à l’infrastructure chinoise dirigée par la Banque asiatique d’investissement (AIIB) et la Fondation de la Route de la Soie.

Pékin et Moscou, avec les autres nations du BRICS, se dirigent rapidement vers un commerce débarrassé du rôle du dollar US, en utilisant leurs propres monnaies. En parallèle, ils étudient la création d’un système SWIFT de remplacement – qui sera nécessairement rejoint par les pays de l’UE, comme ils se joignent à l’AIIB; car si en théorie l’Allemagne pourrait se permettre de perdre son commerce avec la Russie en raison de la politique de sanctions de Berlin – au grand mécontentement des industriels allemands –, elle ne peut tout simplement pas se passer de l’énergie russe. Et pour l’Allemagne, perdre le commerce avec la Chine est totalement impensable.

Le Trans-Siberian boosté aux stéroïdes

Deux jours après sa visite à Moscou, Wang est allé jusqu’à rencontrer le ministre des Affaires étrangères de Mongolie Lundeg Purevsuren, soulignant que la Nouvelle Route de la Soie développera une nouvelle plate-forme, un corridor économique trilatéral reliant la Russie, la Chine et la Mongolie.

La Chine construit 7000 km du TGV Moscou-Pékin estimé à $278 Mds © AP Photo / Xinhua, JIAO Hongtao

Ce à quoi Wang faisait allusion est le corridor de transport eurasien prévu – qui mettra en vedette, un chemin de fer flambant neuf haute vitesse Trans-Siberian de $278 milliards reliant Moscou à Pékin, en seulement 48 heures, avec toutes les escales intermédiaires.

Il était donc inexorable que Wang lui-même assemble les pièces du puzzle que Washington refuse de voir: «La construction du corridor économique Chine-Russie-Mongolie relierait la Ceinture économique de la Route de la Soie en Chine au plan ferroviaire transcontinental de la Russie et au programme de la Route de la Prairie en Mongolie

Ce que nous avons ici avant tout, c’est la Nouvelle Route de la Soie, qui établit une connexion directe entre la Chine et l’Union économique Russie-Eurasie-(EEU). La Chine et l’EEU sont tenues de mettre en place une zone de libre-échange. Rien de plus naturel en pratique, car il s’agit du sujet de l’intégration eurasienne. Les détails seront entièrement discutés lorsque le président chinois Xi Jinping ira en visite à Moscou le mois prochain, et au Forum économique de Saint-Pétersbourg en juin.

La connexion IP chinoise

La politique chinoise à couper le souffle du Go West débloque enfin aussi un défi clé du  Pipelineistan dans la Nouvelle Route de la Soie; le gazoduc Iran-Pakistan (IP), qui à l’origine incluait l’Inde, était sans relâche harcelé par les deux administrations Bush et Obama et bloqué par les sanctions américaines.

Le tronçon iranien de 900 km, jusqu’à la frontière pakistanaise, est déjà terminé. Ce qui reste – 780 km, coût $2 milliards – sera essentiellement financé par Pékin, le travail technique étant effectué par une filiale de la CNPC. Le Président Xi va annoncer l’accord à Islamabad ce mois-ci.

Donc, ce que nous avons ici, c’est une Chine qui intervient activement, dans le  style gagnant-gagnant, afin de mettre en place un cordon ombilical d’acier entre l’Iran et le Pakistan, pour le transport de gaz, avant même que les sanctions sur l’Iran soient levées, progressivement ou non. Appelez cela l’esprit d’entreprise des Nouvelles Routes de la soie en action – chapitre Asie du Sud.

Bien sûr, il y a aussi des avantages innombrables pour Pékin. L’Iran est déjà une question de sécurité nationale pour la Chine – en tant que premier fournisseur de pétrole et de gaz. Le pipeline passera par Gwadar, le port stratégique de l’océan Indien, déjà sous gestion chinoise. Le gaz pourra alors être expédié en Chine par la mer ou – mieux encore – un nouveau pipeline de Gwadar au Xinjiang, parallèle à l’autoroute du Karakoram, pourrait être construit au cours des prochaines années, contournant ainsi le détroit de Malacca, qui est un objectif crucial de la stratégie de diversification énergétique complexe de la Chine.

Et puis il y a l’Afghanistan – qui, du point de vue de Pékin s’inscrit dans le projet de la Nouvelle Route de la Soie en tant que corridor de ressources entre le Sud et l’Asie centrale.

Pékin veut idéalement investir dans le développement des infrastructures de l’Afghanistan pour accéder à ses ressources et consolider encore une autre tête de pont du Xinjiang à l’Asie centrale et plus loin vers le Moyen-Orient. Les produits fabriqués en Chine doivent actuellement passer par le Pakistan pour être exportés vers l’Afghanistan .

CNPC et la China Metallurgical Group Corp. sont déjà en Afghanistan, par le biais d’investissements dans le bassin pétrolifère de l’Amou-Daria et dans l »énorme mine de cuivre d’Anyak. C’est pas simple, mais c’est un début. La Russie et la Chine membres de la SCO ont grand besoin d’un Afghanistan stable, mûr pour le business à la fois dans la Nouvelle Route de la Soie et dans l’EEU. La question clé est de savoir comment satisfaire les talibans. Certes, en n’appliquant pas les méthodes de Washington.

Pendant ce temps, la proposition du Pentagone, pour ce que son nouveau chef Ash Carter décrit dédaigneusement comme cette partie du monde, est de déployer – devinez quoi – de nouvelles armes qui vont du système de défense antimissile THAAD encore en production, jusqu’aux derniers bombardiers furtifs en passant par les les unités spécialisée dans la cyber-guerre. La coopération économique eurasienne? On oublie. Pour le Pentagone et l’Otan – qui, soit dit en passant, ont récemment perdu une guerre de treize ans contre les talibans – la coopération économique est pour les poules mouillées.

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009) et le petit dernier, Empire of Chaos (Nimble Books).

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Grand marché eurasiatique ou guerre nucléaire ?


Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 6 avril 2015 – Source: Asia Times

Une source haut placée dans la diplomatie européenne a révélé à Asia Times que le gouvernement de la chancelière allemande Angela Merkel n’y est pas allé de main morte avec Pékin, dans le but de faire dérailler son partenariat stratégique à plusieurs volets avec la Russie.

Pékin ne va pas nécessairement prêter l’oreille à ce geste politique de Berlin, car la Chine est trop occupée à accorder les cordes de son instrument qu’est la Nouvelle route de la soie paneurasiatique, qui implique des liens d’affaires et de commerce étroits à la fois avec l’Allemagne et la Russie.

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Exercices militaires tous azimuts: la routine


Par Tyler Durden – Le 4 mars 2015 – Source zerohedge

Avec des observateurs de l’OSCE choqués que le cessez-le-feu de de Minsk ne soit pas respecté dans Shyrokyne en Ukraine, on observe une remontée des intimidations dans le monde entier.

Des exercices militaires dans la région d’Astrakhan en Russie: lancements réussis des systèmes de missile antiaériens S-300 hypersoniques, repoussant un assaut aérien ennemi.

Ceci suit un autre exercice incluant dix avions et des hélicoptères dans des attaques simulées par un ennemi près de la frontière chinoise.

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Débâcle US en Asie : le TTP après l’AIIB?


Par Philippe Grasset – Le 4 mars 2015 – Source dedefensa

Alors qu’ils sont en train d’essuyer à grand-peine les plaies et les plâtres consécutifs à l’énorme débâcle subie avec la banque d’investissement AIIB lancée par la Chine, les USA se trouvent devant la probabilité d’une nouvelle débâcle sur le même théâtre de l’Asie-Pacifique. Elle concerne le sort du grand traité de soi-disant “libre-échange” Trans-Pacific Treaty (TTP) qu’ils essaient d’imposer à l’ensemble Pacifique-Asie, – c’est-à-dire à un ensemble de pays dont la Chine est soigneusement exclue (l’Australie, le Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle Zélande, le Pérou, Singapour, les USA et le Vietnam).

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Réseau Swift :
l’alternative chinoise et la mort programmée du dollar


Par James Corbett – Le 12 mars 2015 – Source corbettreport

Oubliez toutes les absurdités et le battage fait au sujet de l’Apple Watch ou du rachat des actions de la General Motors. L’information économique de loin la plus importante de la semaine, ne se trouve pas en première page de Bloomberg ou de MarketWatch. Des nouvelles informations indiquent que la Chine est prête à lancer son alternative au système Swift et pour ceux qui sont à l’écoute, il s’agit de l’action la plus importante menée jusqu’à ce jour dans le processus en cours de sortie de l’emprise du dollar [dédollarisation], menée par le bloc de la résistance ,les BRICS, pour mettre fin à l’étranglement financier du Consensus de Washington, imposé par les Etats-Unis.

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Ce que vous devez savoir sur AIIB, la nouvelle banque chinoise


Par James Corbett – Le 25 mars, 2015 – Source TheInternationalForecaster

Les agences d’informations économiques ont tellement évoqué l’AIIB ces deux dernières semaines que l’individu moyen peut être excusé de ne pas savoir ce qu’est l’AIIB, ou la raison pour laquelle cette histoire reçoit autant d’attention. N’ayez crainte, le Corbett Report est là pour recomposer le puzzle.

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Jeu géostratégique : une alliance russo-grecque


Par Phil Butler – le 1er avril 2015 – Source Russia Insider

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras est à la veille de rencontrer le président Poutine, le 8 avril prochain. Avec l’émergence de la Russie et de la Chine comme alternative économique à la Banque mondiale des États-Unis, un pont russo-grec pourrait être une bonne affaire.

Poutine avec le Directeur Général d’Aéroflot Vitaly Savelyev, bon signe pour le tourisme grec ? (Photo Kremlin)

Le ministre grec de la Réforme industrielle Panagiotis Lafazanis et le député de Syriza Petrakos étaient à Moscou ces jours derniers pour poser les bases de la rencontre du Premier ministre Alexis Tsipras avec Vladimir Poutine. Le nœud de vipères des banquiers fiévreux, des politiciens corrompus, et des généraux hystériques à l’Ouest du Bosphore sent que la Russie et la Chine ont là une occasion unique.

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Au fou !
La Russie est attaquée de tous les côtés par les US


Paul Craig Roberts

Paul Craig Roberts

Par Paul Craig Roberts – le 25 mars 2015 – Source Russia Insider

L’Union européenne risquera-t-elle l’existence de ses propres populations en courbant l’échine devant un Washington complètement fou, dont la mégalomanie menace de détruire toute vie sur la terre?

Tandis que Washington travaille assidûment à saper les Accords de Minsk que la chancelière allemande Merkel et le président français Hollande ont obtenus afin de mettre fin au conflit militaire en Ukraine, Washington a envoyé Victoria Nuland en Arménie pour y organiser une révolution de couleur ou un coup d’État, a envoyé Richard Miles comme ambassadeur au Kirghizstan pour y faire la même chose, et a envoyé Pamela Spratlen comme ambassadrice en Ouzbékistan pour obtenir que l’allégeance du gouvernement s’éloigne de la Russie. Le but est de faire éclater l’Organisation du traité de sécurité collective en essayant de déstabiliser la Russie et à la Chine dans les régions où elles peuvent le moins se le permettre.

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