Par Andrei Martyanov – Le 10 mai 2021 – Source Reminiscence of the Future
Mais d’abord, rappelez-vous ceci ? [Un résumé de la vidéo est disponible en fin d’article, NdT]
https://youtu.be/R3KiYfr3dfM
Comme je l’ai dit sans arrêt, la plupart de l’histoire occidentale de la Seconde Guerre mondiale et de l’histoire soviétique est complètement soljenitsifiée et, en général, falsifiée en une caricature qui a pour seul but de blanchir le nazisme et d’enlever la responsabilité collective de l’Occident pour les atrocités qu’il a commises à l’Est contre principalement les Slaves (et les Juifs). Les ouvrages d’histoire réelle et de connaissance de la guerre en Europe sont tout simplement rares et peu nombreux. La plupart du temps, le domaine des « études russes » est dominé par l’élément russe blanc vlasovite (Soljenitsyne et ses semblables), les traîtres évadés avec un agenda (Rezun, alias Souvorov) ou des propagandistes comme Anthony Beavor ou, tout à fait alternativement, des procurateurs de fantaisie ahistorique « doués » comme David Irving. Le dernier point est particulièrement drôle car récemment Miroslav Morozov (ancien officier de marine et historien naval réputé) et son groupe d’historiens militaires professionnels ont tout simplement démoli (en russe) les hypothèses ridicules d’Irving (comme d’habitude produites principalement dans l’esprit de la plupart des pseudo-historiens « révisionnistes ») sur toute l’histoire du convoi PQ-17, concoctée par Irving, et les vrais historiens russes (et anciens officiers d’encadrement, contrairement à Irving qui n’a jamais suivi le moindre cours universitaire de base) ont de facto exonéré Churchill et premier amiral Lord Dudley Pound de la culpabilité qui leur était imputée dans la destruction de PQ-17.


Si nous considérons le Moyen-Orient comme un réseau complexe, il est possible de discerner un certain nombre de dynamiques qui arrivent maintenant au point de changer complètement la matrice régionale – pour la mettre sur une nouvelle voie.
Le destroyer à missiles guidés USS John Paul Jones, qui a croisé au large des îles Lakshadweep le 7 avril dernier, a jeté les sinophobes indiens en état de confusion. Un quotidien de premier plan l’a signalé comme « une rare chute entre deux partenaires du groupe Quad ». Un analyste anti-chinois a tweeté qu’il s’agit simplement d’un « exercice de relations publiques raté » de la part des Étasuniens.

L’alliance Quad, comportant l’Australie, l’Inde, le Japon et les États-Unis, et bâtie à l’initiative de ce dernier pays, pourrait être au bord de l’effondrement si l’on en croit Subramanian Swamy, l’influent idéologue du BJP, qui a prévenu : Washington pourrait expulser New Delhi du bloc si cette dernière décidait de concrétiser son projet d’achat de missiles de défense S-400.
L’heure est au Lianghui (Les deux sessions), le rituel annuel des dirigeants de Pékin. Les vedettes du spectacle sont l’organe consultatif politique suprême, la Conférence consultative politique du peuple chinois, et la remise traditionnelle d’un rapport de travail par le Premier ministre à l’organe législatif suprême, l’Assemblée nationale populaire (ANP).
L’administration de Joe Biden n’a pas mis longtemps à finaliser sa stratégie envers la Chine. La conversation téléphonique entre Biden et Xi, qui s’est déroulée dans une soi-disant « bonne ambiance », a déjà laissé place à une « stratégie chinoise » qui n’est