L’économie russe
Un mort encore bien vivant.

Par M K Bhadrakumar – Le 27 février 2015 – Source Bhadrakumar

Une phase d’intense propagande anti-russe par l’Occident, sans précédent dans l’ère de l’après-guerre froide, touche probablement à sa fin. Les propagandistes devaient nous faire croire que l’économie russe est en lambeaux ou en chute libre ou réduite à un déchet en raison des intelligentes sanctions occidentales ourdies par les Etats-Unis, et que tard ou tard Moscou serait contrainte de s’aligner sur le diktat de l’Occident au sujet l’Ukraine.

Mais rien de tel ne s’est produit. Ou plutôt si, la Russie a affirmé encore plus fort sa volonté de sauvegarder ses intérêts légitimes de sécurité. Sur le terrain, la Russie a manœuvré à partir d’une position de force alors que l’opinion occidentale est fracturée, avec une partie importante de son opinion publique qui se soulève, en Europe, contre des politiques de sanctions qui ne mènent nulle part mais font du tort aux intérêts européens. L’Union européenne est appelée à se prononcer dans les prochains mois sur la poursuite des sanctions ou sur une restauration souhaitable des relations commerciales, compte tenu des tendances encourageantes constatées dernièrement grâce à l’accord de Minsk qui, lentement mais sûrement, gagne du terrain dans l’est de l’Ukraine.

Maintenant que la marée de la propagande commence à refluer, l’opinion rationnelle fait surface. Bloomberg a rédigé un article d’opinion intitulé Non, Obama, l’économie de la Russie n’est pas en ruines, avertissant que les rapports prédisant la disparition imminente de l’économie russe pourraient s’avérer prématurés.

Le magazine d’intérêt national en ligne a publié un rapport, dans une veine quelque peu similaire, concernant un colloque intitulé Le Secteur de l’énergie en  Russie et la chute du prix du pétrole, qui s’est tenu mardi à Washington sous les auspices du Centre pour l’intérêt national. Les opinions exprimées étaient que l’impact des sanctions et la baisse des prix du pétrole sur l’économie russe ne doivent pas être exagérés, même si les opinions divergent pour prévoir que les prix du pétrole seront revenus aux alentours de $80 le baril d’ici la fin de l’année. Le rapport est ici.

En effet, l’avenir de la coopération énergétique de la Russie avec l’Europe devient ici le point central du débat. Sans doute, l’Europe cherche-t-elle à diversifier ses sources d’approvisionnement hors de la Russie, à réduire le niveau élevé de dépendance moyenne actuel de 30% pour l’approvisionnement en gaz. Mais une analyse récente du professeur James Henderson, senior fellow à l’Institut d’Oxford pour les études sur l’énergie, arrive à une conclusion surprenante, je vais le citer longuement:

«Alors que l'idée même d'un partenariat énergétique stratégique entre la Russie et l'UE a disparu, en fait, les relations commerciales resteront solides. La Russie ne veut pas devenir dépendante des exportations vers un seul client puissant, comme la Chine, et utiliser ses options européennes comme un élément d'équilibrage de la même manière que les ventes vers l'Asie sont actuellement utilisées pour faire un contrepoids géopolitique et commercial aux dirigeants européens. En outre, les ventes totales en Europe vont probablement rester la plus grande source de revenus pour Gazprom, car même si la Chine devenait le plus gros client unique, et bien que la relation entre la Russie et ses clients à l'Ouest soit susceptible de rester politiquement houleuse dans un avenir prévisible, les avantages mutuels d'une issue commerciale rationnelle dans le secteur de l'énergie empêcheront probablement toute rupture importante dans le commerce du gaz. En outre, si Gazprom poursuit sa stratégie de croissance par des livraisons aux plate-formes de redistribution [hubs, NdT] plutôt que par la livraison au consommateur final, sa position de négociation puissante, en tant que producteur à faible coût, avec de vastes ressources de gaz proches de l'Europe, pourrait finalement aboutir à une part de marché en pleine expansion sur le long terme plutôt que par un déclin qui semble actuellement être le résultat souhaité par l'UE.»

De toute évidence, la Russie continue de poursuivre une politique de l’énergie très ciblée, sans se laisser décourager par les prévisions apocalyptiques de chute libre de l’économie, politique fondée sur une estimation avisée qui est loin d’impliquer une cessation des relations avec l’Europe. Vue sous cette perspective, l’annulation par Moscou du projet de gazoduc South Stream devient un tournant dans sa stratégie d’exportation de gaz à long terme, provoqué par un concours de circonstances (comme la faiblesse de la demande de gaz, la législation anti-monopole de l’UE dans le secteur de l’énergie et le sentiment que Gazprom est moins bien accueilli que par le passé sur le marché européen), tournant qui invite à travailler sur une nouvelle plate-forme, à la frontière entre la Turquie et la Grèce, pour livrer du gaz dans l’Europe du Sud.

En effet, ceux qui se moquaient de la notion dite de Turkish Stream, d’abord vue comme un simple bluff de la Russie, sont de plus en plus nombreux à se taire et à comprendre que le projet est vital pour la Russie et pourrait être aussi réaliste que le projet Blue Stream existant pour la fourniture du gaz russe à la Turquie. Comme je l’ai laissé entendre dans un blog précédent – la Russie s’invite bruyamment dans la tente de l’UE – à propos de la possibilité d’extension des relations énergétiques entre la Russie et Chypre, la Russie se positionne ainsi intelligemment entre la Turquie et la Grèce comme un ami commun et un nouvel axe de l’énergie entre les trois pays pourrait bien se dessiner, ce qui renforcerait le profil de Moscou dans la région méditerranéenne.

Même une analyse récente par la Fondation Jamestown, un vétéran redoutable de la guerre froide, admet à contrecœur qu’«il est également de plus en plus évident que la coopération centrée sur l’énergie entre la Russie et la Turquie se traduira à Ankara par des mouvement politiques de rapprochement avec Moscou… à partir d’un point de vue stratégique encore plus large, la coopération énergétique de la Turquie et de la Russie apparaît comme un sérieux défi à la communauté euro-atlantique et à ses partenaires régionaux proches».

M K Bhadrakumar

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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M. Khazin, économiste russe:
Remarques pertinentes sur la situation grecque

Par Mikhail Khazin- Le 27 février 2015 – Source vineyardsaker

Un bref aperçu de la situation post-électorale en Grèce


Il y a un nouveau gouvernement en Grèce. Un gouvernement de gauche qui a une relation plutôt compliquée avec le droit sacré de la propriété privée, en particulier quand il s’ agit de la dette souveraine grecque. En d’autres termes, il se dirige vers le déclenchement d’une grosse crise de la dette dans l’UE (et peut-être avec un impact sur le monde entier). Mais, comme on nous l’a enseigné en 2008, une crise n’apporte pas seulement des problèmes, elle procure aussi de nouvelles opportunités. C’est pourquoi il est important d’avoir une compréhension en profondeur de la politique grecque, en particulier pour être en mesure de reconnaître qui bénéficiera de ces nouvelles opportunités. Pour pouvoir analyser la situation correctement, il est nécessaire d’expliquer un point très important, crucial même pour comprendre les événements qui se déroulent aujourd’hui dans l’UE.

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En Italie:
L’ambassadeur d’Ukraine veut qu’une ville débaptise la place dédiée aux «Victimes d’Odessa»

Le 27 février 2015 – Source  Saker Italien

La décision de Ceriano Laghetto (une petite ville à 30 km de Milan) de dédier une de ses places aux « victimes d’Odessa » s’est transformée en événement d’envergure nationale.

Comme on peut le lire dans le compte-rendu des délibérations communales, ce nom réunit la mémoire de deux événements: le massacre de juifs par les nazis allemands pendant la Deuxième Guerre mondiale et la tragédie d’Odessa en mai de l’année dernière.

La réaction de l’ambassadeur d’Ukraine a été immédiate: «Nous avons l’intention de nous référer aux autorités italiennes et à la préfecture de la province», a déclaré l’ambassadeur ukrainien Yevgeny Perelygin dans une interview à Monza Today.

«Les autorités locales ont tenté de comparer les crimes nazis contre les juifs d’Odessa en 1941 aux tragiques événements de mai 2014. Une telle comparaison est totalement injuste: dans le premier cas, il s’agissait d’extermination sur une base ethnique, alors que la tragédie de l’an dernier a été causée par des affrontements entre groupes de manifestants, aggravés par l’activité de provocateurs, sur lesquels la police poursuit son enquête.[Qui n’a toujours pas commencé, Note du Saker Fr]»

Selon l’ambassadeur, la décision des autorités de Ceriano Laghetto peut aussi être interprétée comme diffamatoire à l’égard de l’État ukrainien. «Les enquêtes préliminaires révèlent l’implication de citoyens russes dans la tragédie, dit Perelygin, et nous attendons des éclaircissements sur ce qui s’est passé; mais vous devez attendre la décision de la justice.[Attendons!, Note du Saker Fr]»

Perelygin s’est aussi lamenté: «Un des suspects, le chef adjoint de la police d’Odessa, Dmitry Fucheji, qui pourrait être impliqué dans la préparation de cette tragédie, se cache en territoire russe. La Russie a refusé de l’extrader et de le transférer à la SBU, ce qui jette le doute sur l’honnêteté des déclarations des autorités russes.»

Selon l’ambassadeur, la décision des autorités de Ceriano Laghetto a été manipulée par des forces politiques favorables à la politique russe. Comme l’a noté le représentant officiel de l’Ukraine, le site web de la commune utilise de manière répétée l’expression gouvernement autoproclamé de Kiev, ce qui contredit la position officielle de l’Italie et les intérêts de la communauté mondiale.

«Non seulement le gouvernement italien maintient des relations officielles avec le gouvernement ukrainien, mais il fait des efforts pour le soutenir dans les moments difficiles de l’agression militaire et propagandiste menée par la Fédération de Russie. Par conséquent, je n’arrive pas à comprendre comment, dans une ville italienne, on peut commettre un acte allant à l’encontre de la ligne politique officielle du gouvernement.» Voilà ce qu’a ajouté le diplomate, selon ce qu’a rapporté le journal local.

Perelygin croit que le maire et l’administration municipale ne connaissent pas les véritables causes de la tragédie d’Odessa, ce qui expliquerait la décision de nommer la place Victimes d’Odessa. Toujours selon l’ambassadeur, après une clarification avec les autorités de la ville, la communauté locale devra revoir sa décision et changer le nom de la place.

Les lecteurs du journal qui a publié cette interview ont laissé des commentaires sur un mode légèrement plus émotionnel.

«Massimo: Je n’arrive pas à le croire. Face aux images si évidentes, ces pseudo-politiciens ukrainiens continuent à insinuer que l’ennemi russe est derrière un massacre aussi ignoble. Quelle honte !!! Connaissant le niveau de désinformation des politiciens italiens, l’ambassadeur pourrait aussi réussir dans ses intentions scabreuses. Rappelez-vous bien, pourtant, que sera à Odessa de ne pas oublier, et là, ils ont les idées claires sur ce qu’a été le Maïdan !!!»

«Christian: Que l’indécent ambassadeur ukronazi, le pèlerin Yevhen Perelygin, fasse l’ambassadeur et ne casse pas les couilles à l’Italie. Nous, nous pensons aux routes italiennes. Donc honneur au maire et aux conseillers de la commune de Ceriano Laghetto.»

«Roberto: Que l’ambassadeur d’Ukraine s’en retourne simplement à Kiev, dans sa petite maison, avec ses semblables ! (Avec tout le respect pour les Ukrainiens impliqués dans cette vague de nazisme et qui voudraient seulement vivre en paix.)»

«Lina: Eh bien, maintenant les Ukrainiens aussi doivent dire aux Italiens ce que nous pouvons et ce que nous ne pouvons pas faire dans notre pays. Si l’Italie ne vous plaît pas – faites vos valises, fermez l’ambassade et retournez en Ukraine chez vos nazis

«Christian: J’estime que c’est une honte qu’un ambassadeur soit gêné par le fait qu’une place a été dédiée à des « citoyens d’Odessa brûlés vifs ». Les citoyens d’Odessa sont aussi des citoyens ukrainiens, oui ou non ? Ils sont aussi représentés par M. l’ambassadeur, ou non ? Ou bien, selon l’ambassadeur, ils devaient brûler vifs à Odessa et c’est vraiment dommage que quelqu’un dans le monde l’ait rappelé?»

Article paru sur Nation-News.ru le 4 février 2015

Traduit par  M.B. pour le Saker Italien

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La Grèce et Syriza
Un autre son de cloche

Le 26 février 2015 – Source Internetz Zeitung

Le gouvernement grec demande de nouveau une réduction de la dette et refuse catégoriquement les privatisations

Yanis Varoufakis, le ministre des Finances grec.

Le ministre grec des Finances remet la réduction de la dette à l’ordre du jour.

Un jour seulement après le compromis obtenu dans la saga de la dette grecque, le ministre des Finances d’Athènes avertit qu’il y aura des difficultés de paiement et remet même sur la table une réduction de la dette.

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, est hors de lui.

«Le remboursement des acomptes au FMI maintenant et à la BCE en juillet vont sûrement nous mettre en difficulté», a déclaré le ministre des Finances Yanis Varoufakis à la station de radio Alpha.

«Je parle d’une renégociation qui fasse significativement baisser la charge de notre dette», dit-il. C’est un critère pour que le pays puisse revenir un jour sur le marché des capitaux. Il faudrait plus d’investissements et un paiement des intérêts ajusté à l’excédent budgétaire.

Un porte-parole du ministère allemand des Finances a répondu qu’il était déplacé et irréalisable que l’Allemagne remette de nouveau sur la table la question d’une réduction de la dette grecque. Cela va à l’encontre des assurances données par le gouvernement grec.

La Grèce a de nouveau fait clairement savoir qu’il n’est pas seulement probable, mais tout à fait certain, que les privatisations motivées par des positions néolibérales et la vente à bas prix des bijoux de famille du pays seront stoppées.

Le ministe grec de l’Energie Panagiotis Lafazanis avait déjà annoncé l’arrêt des privatisations en cours dans le secteur de l’électricité. Cela concerne un producteur d’électricité et un gestionnaire de réseaux. Les intéressés n’avaient pas pris d’engagements contraignants, a expliqué Lafazanis au journal Ethnos, donc l’affaire n’a pas abouti. Le gouvernement grec avait en fait engagé les bailleurs de fonds à renoncer à tous les projets de vente. «Notre position est très claire. La vente à bas prix des nos bijoux de famille et à des conditions qui ne contribuent pas au développement de notre économie est terminée

Si la Grèce ne respecte pas pleinement ses engagements liés au programme d’aide en cours, elle ne recevra pas d’autre aide, a averti Schäuble.

Les ministres des finances de l’euro-zone avaient approuvé dimanche une prolongation de quatre mois du programme d’aide à la Grèce, jusqu’à fin juin. En contrepartie, le gouvernement d’Athènes avait promis des réformes.

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

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La marine russe chez elle à Chypre au grand dam de l’UE

le 26 février 2015 – Source Russia Today

Russian missile cruiser Moskva. (Reuters/Stringer)

Croiseur lance-missile russe Moskva (Reuters/Stringer)

La marine russe continuera d’avoir accès aux ports chypriotes pour ses escales en Méditerranée, après un accord signé entre les deux pays pour prolonger les accords de coopération militaire existants.

L’accord qui s’applique aux vaisseaux russes luttant contre le terrorisme et la piraterie maritime avait été conclu à Moscou entre le président Vladimir Poutine et son homologue chypriote, Nicos Anastasiades. La signature est intervenue au milieu des tensions et des sanctions entre l’UE et la Russie à propos des conflits militaires en Ukraine.

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L’assassinat de la Grèce

 

James Petras

Par James Petra – Le 23 février 2015 – Source voltaire.net

James Petras a été directeur du Centre d’études européennes à Athènes (1981-1984) et conseiller du Premier ministre Andreas Papandreou (1981-1984). Il analyse la crise grecque et ses enjeux par rapport à l’Union européenne.

Yánis Varoufákis and Aléxis Tsípras

Le gouvernement grec est actuellement pris dans un combat pour la vie ou la mort avec l’élite de l’Union européenne qui domine les banques et les centres de décision. L’enjeu, ce sont les moyens de subsistance de onze millions de Grecs, ouvriers, employés et petits entrepreneurs, et la viabilité de l’Union européenne. Si le gouvernement de Syriza capitule devant les demandes des banquiers européens et accepte de poursuivre les programmes d’austérité, la Grèce sera condamnée à des décennies de régression, à la misère et à la domination coloniale. Si la Grèce décide de résister et se trouve contrainte de sortir de l’Union européenne, il lui faudra répudier 270 milliards d’euros de dettes étrangères, envoyant les marchés financiers internationaux au crash et provoquant l’effondrement de l’UE.

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Grèce: SYRIZA
Un chaudron bouillonnant

Démocrite (460-370 av J.C.)

Par AXA – Le 22 février 2015 – Source (en grec) nakestruth

Après Glezos c’est Sakorafa qui entre en dissidence

Les cadres directeurs de SYRIZA envoient sans arrêt des piques contre l’accord signé entre le gouvernement et les prêteurs, en vue de repousser les échéances des prêts d’au moins quatre mois. Suite à l’intervention retentissante de Manolis Glezos survient le coup de lance [ou de javelot, NdT] de Sophia Sakorafa!

À chaque heure qui passe, une nouvelle prise de tête s’ajoute pour Alexis Tsipras. On est à quelques heures de la remise à Bruxelles de la liste définitive des réformes que le gouvernement propose de mettre en œuvre, conformément à l’accord conclu lors de la récente réunion de l’Eurogroupe.

Après Manolis Glezos, une autre eurodéputée de SYRIZA épinglait… à la lance, le gouvernement et clarifiait par un tweet son désaccord avec les manœuvres du palais Maximou [siège du gouvernement: équivalent de l’hôtel Matignon, NdT]. «Le peuple a donné son mandat pour l’annulation du mémorandum. Nous n’avons aucune légitimité politique pour faire le contraire», a écrit l’eurodéputée.

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20% des Allemands pour la révolution

Le 24 février 2015 – Source Russia Today

UNE MAJORITÉ NE SE CONSIDÈRE PAS EN DÉMOCRATIE
Protesters take part in the 'Revolutionary' May Day demonstration on May 1, 2014 in Berlin. (AFP Photo / Odd Andersen)

Des protestataires lors d’une manifestation le 1er mai 2014 à Berlin (AFP Photo / Odd Andersen)

Vingt pour cent des Allemands estiment que leurs conditions de vie actuelles ne seront pas améliorées par les réformes et que seule une révolution peut remodeler la société. Selon une étude publiée par l’Université libre de Berlin.

L’étude, intitulée Contre l’État et le capital – vers la révolution, axée sur l’opposition au capitalisme, au fascisme et au racisme, conclut que les Allemands sont plus à gauche dans leurs attitudes qu’on ne le pensait. Le défi pour les chercheurs était d’analyser les similitudes structurelles fondamentales entre l’extrême-droite et l’extrême-gauche.

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Vladimir Poutine: Kiev vaincu par le Donbass malgré l’intervention de l’OTAN

Par Sayed7assan

Dans ces deux extraits, Vladimir Poutine dénonce explicitement la présence militaire de l’OTAN en Ukraine et son implication aux côtés de Kiev tant en hommes qu’en armements. Malgré cela, la Résistance populaire de Novorussie, soutenue par la Russie, a vaincu de manière décisive les forces ukrainiennes. La crise ukrainienne, façonnée de toutes pièces par les USA et l’Europe pour affaiblir la Russie, se révèle une victoire spectaculaire pour Moscou et pour Vladimir Poutine.

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Londres: Chambre des Lords L’UE «somnambule» en Ukraine

Le 20 février 2015 – Source Russia Today

le cauchemar la réveille
[Note du saker francophone]

De gauche à droite les ministres des Affaires étrangères, Fabius (France), Lavrov (Russie), Steinmeier (Allemagne) et Klimkin (Ukraine). (Reuters/Thomas Peter)

L’UE est entrée comme une somnambule dans la crise ukrainienne, du fait de son incapacité à prendre en compte l’inquiétude que les politiques occidentales suscitaient à Moscou, selon un rapport parlementaire britannique. Les Européens ont perdu toute capacité d’analyse en ce qui concerne la Russie.

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