Raid sur la royauté britannique

Par Paul Hechinger – Le 6 juillet 2012 – Source bbamerica.com

L’homme qui devait être Roi meurt en Australie

Michael Hastings, ou Michael I (The Daily Advertiser)

Un Australien de 71 ans appelé Mike Hastings est mort la semaine dernière dans une petite ville de Nouvelle-Galles du Sud. Durant sa vie, il avait été conducteur de chariots élévateurs, vendeur d’encyclopédie au porte à porte et agronome.

Il aurait aussi pu être l’héritier légitime au trône d’Angleterre.

Cette affirmation résonne comme une intrigue historique sortie de l’émission Doctor Who, mais elle est soutenue par une recherche généalogique et des historiens.

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La renaissance du fascisme sous une forme moderne

John Pilger

John Pilger

Par John Pilger – Le 26 février 2015 – Source Russia Today

La récente 70e commémoration de la libération d’Auschwitz fut l’occasion de nous remémorer les grands crimes du fascisme dont l’iconographie nazie est gravée dans notre conscience.

 

Le fascisme est considéré comme de l’histoire ancienne, comme dans ces vieux films tremblotants de chemises noires marchant au pas, leur criminalité aussi terrifiante qu’évidente. Et pourtant dans nos sociétés libérales, alors même que des élites va-t-en guerre nous poussent au devoir de mémoire, le danger grandissant d’une forme moderne du fascisme est ignoré. Car c’est leur fascisme.

«Déclencher une guerre d’agression.., ont déclaré les juges du tribunal de Nuremberg en 1946, est non seulement un crime international mais de plus le pire crime international car, par rapport aux autres crimes de guerre, il contient en lui toute la malfaisance des autres crime de guerre réunis.»

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La Maison de Windsor ne serait pas légitime sur le trône Britannique

Par Ekaterina Blinova – Le 28 février 2015 – Source sputniknews

© AP Photo/ Jon Furniss/Invision

L’histoire des Maisons royales britanniques à toujours été entourée de secret: citant les résultats des tests ADN et la prise en compte de l’étude sur les maladies génétiques héréditaires, des chercheurs ont remis en question la légitimité des monarques britanniques actuels.

Les scientifiques de l’Université de Leicester ont affirmé l’an dernier qu’il pourrait y avoir une cassure dans la lignée royale. Il cite la disparité étonnante entre l’ADN de Richard III et celle de certains de ses descendants: il n’est pas possible de tracer ses parents actuels par la lignée masculine du chromosome Y. Henry VII Tudor, qui a pris le pouvoir en 1485 après avoir battu le Roi à la bataille de Bosworth Field et consolidé son pouvoir en épousant Elisabeth de York, fille d’Edward IV et nièce de Richard III.

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Que mijotent les BRICS et l’Allemagne?

Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 28 février 2015 – Source Russia Today

Winston Churchill a déjà dit que sans guerre, il se sentait bien seul. L’empire perdu lui manquait énormément aussi. Le successeur de Churchill, l’Empire du Chaos, est aujourd’hui aux prises avec le même dilemme. C’est que certaines de ses guerres par procuration, comme en Ukraine, ne se passent pas très bien.

D’autant plus que la chute de l’empire se manifeste de plus en plus par une série de mesures prises par certains joueurs qui vont dans le sens d’un monde multipolaire.

Tout cela met évidemment dans tous leurs états les groupes de réflexion formant le royaume du baratin aux USA, qui y vont de leurs prévisions portant la marque de la CIA à propos de la désintégration prochaine de la Russie et de la montée de la dictature communiste en Chine. Bref, on se berce d’illusions (impérialistes) dans le peu de temps qui reste à la prolongation de l’hégémonie.

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L’empreinte de la Turquie dans la guerre de l’Occident contre la Chine et la Russie

Par Eric Draitser – Le 2 février 2015 – Source NEO

L’empreinte de la Turquie dans la guerre de l’Occident contre la Chine et la Russie

Alors que l’attention mondiale était focalisée sur la France à la suite des meurtres de Charlie Hebdo, la chasse à l’homme qui en a découlé, et sur les conséquences politiques de l’incident, de nombreuses informations importantes ont été discrètement repoussées dans les pages intérieures des principaux journaux mondiaux et sont passées derrière les premiers titres des programmes d’information des chaînes de télévision de la planète. Au Nigeria, Boko Haram est réapparu plus agressif que jamais, commettant une des pires atrocités de l’histoire récente de la région. En Syrie et en Irak, la guerre contre l’État islamique continue sans faiblir. En Grèce, une élection capitale aura lieu, qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour le futur de l’Union Européenne.

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Lutte contre l’Etat islamique: les options réelles

Immanuel Wallerstein

Par Immanuel Wallerstein – Le 1er mars 2015 – Source Binghamton University

Commentaire No. 396

L’État islamique (EI) poursuit son objectif clairement affirmé d’un califat considérablement élargi en recourant délibérément à une brutalité extrême. Il attend que cette brutalité extrême contraigne les autres à accéder à ses revendications ou à sortir de scène. Presque tout le monde, au Moyen-Orient et au-delà, est à la fois horrifié et profondément effrayé par les succès qu’il a remportés jusqu’à ce jour.

Ce qui a rendu les avancées de ceux qui combattent l’EI si difficiles est leur refus de comprendre que ce sont les folies et les priorités mal placées des opposants à l’EI qui ont permis à ce dernier d’émerger et de s’imposer comme une menace d’une telle ampleur.

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L’économie russe
Un mort encore bien vivant.

Par M K Bhadrakumar – Le 27 février 2015 – Source Bhadrakumar

Une phase d’intense propagande anti-russe par l’Occident, sans précédent dans l’ère de l’après-guerre froide, touche probablement à sa fin. Les propagandistes devaient nous faire croire que l’économie russe est en lambeaux ou en chute libre ou réduite à un déchet en raison des intelligentes sanctions occidentales ourdies par les Etats-Unis, et que tard ou tard Moscou serait contrainte de s’aligner sur le diktat de l’Occident au sujet l’Ukraine.

Mais rien de tel ne s’est produit. Ou plutôt si, la Russie a affirmé encore plus fort sa volonté de sauvegarder ses intérêts légitimes de sécurité. Sur le terrain, la Russie a manœuvré à partir d’une position de force alors que l’opinion occidentale est fracturée, avec une partie importante de son opinion publique qui se soulève, en Europe, contre des politiques de sanctions qui ne mènent nulle part mais font du tort aux intérêts européens. L’Union européenne est appelée à se prononcer dans les prochains mois sur la poursuite des sanctions ou sur une restauration souhaitable des relations commerciales, compte tenu des tendances encourageantes constatées dernièrement grâce à l’accord de Minsk qui, lentement mais sûrement, gagne du terrain dans l’est de l’Ukraine.

Maintenant que la marée de la propagande commence à refluer, l’opinion rationnelle fait surface. Bloomberg a rédigé un article d’opinion intitulé Non, Obama, l’économie de la Russie n’est pas en ruines, avertissant que les rapports prédisant la disparition imminente de l’économie russe pourraient s’avérer prématurés.

Le magazine d’intérêt national en ligne a publié un rapport, dans une veine quelque peu similaire, concernant un colloque intitulé Le Secteur de l’énergie en  Russie et la chute du prix du pétrole, qui s’est tenu mardi à Washington sous les auspices du Centre pour l’intérêt national. Les opinions exprimées étaient que l’impact des sanctions et la baisse des prix du pétrole sur l’économie russe ne doivent pas être exagérés, même si les opinions divergent pour prévoir que les prix du pétrole seront revenus aux alentours de $80 le baril d’ici la fin de l’année. Le rapport est ici.

En effet, l’avenir de la coopération énergétique de la Russie avec l’Europe devient ici le point central du débat. Sans doute, l’Europe cherche-t-elle à diversifier ses sources d’approvisionnement hors de la Russie, à réduire le niveau élevé de dépendance moyenne actuel de 30% pour l’approvisionnement en gaz. Mais une analyse récente du professeur James Henderson, senior fellow à l’Institut d’Oxford pour les études sur l’énergie, arrive à une conclusion surprenante, je vais le citer longuement:

«Alors que l'idée même d'un partenariat énergétique stratégique entre la Russie et l'UE a disparu, en fait, les relations commerciales resteront solides. La Russie ne veut pas devenir dépendante des exportations vers un seul client puissant, comme la Chine, et utiliser ses options européennes comme un élément d'équilibrage de la même manière que les ventes vers l'Asie sont actuellement utilisées pour faire un contrepoids géopolitique et commercial aux dirigeants européens. En outre, les ventes totales en Europe vont probablement rester la plus grande source de revenus pour Gazprom, car même si la Chine devenait le plus gros client unique, et bien que la relation entre la Russie et ses clients à l'Ouest soit susceptible de rester politiquement houleuse dans un avenir prévisible, les avantages mutuels d'une issue commerciale rationnelle dans le secteur de l'énergie empêcheront probablement toute rupture importante dans le commerce du gaz. En outre, si Gazprom poursuit sa stratégie de croissance par des livraisons aux plate-formes de redistribution [hubs, NdT] plutôt que par la livraison au consommateur final, sa position de négociation puissante, en tant que producteur à faible coût, avec de vastes ressources de gaz proches de l'Europe, pourrait finalement aboutir à une part de marché en pleine expansion sur le long terme plutôt que par un déclin qui semble actuellement être le résultat souhaité par l'UE.»

De toute évidence, la Russie continue de poursuivre une politique de l’énergie très ciblée, sans se laisser décourager par les prévisions apocalyptiques de chute libre de l’économie, politique fondée sur une estimation avisée qui est loin d’impliquer une cessation des relations avec l’Europe. Vue sous cette perspective, l’annulation par Moscou du projet de gazoduc South Stream devient un tournant dans sa stratégie d’exportation de gaz à long terme, provoqué par un concours de circonstances (comme la faiblesse de la demande de gaz, la législation anti-monopole de l’UE dans le secteur de l’énergie et le sentiment que Gazprom est moins bien accueilli que par le passé sur le marché européen), tournant qui invite à travailler sur une nouvelle plate-forme, à la frontière entre la Turquie et la Grèce, pour livrer du gaz dans l’Europe du Sud.

En effet, ceux qui se moquaient de la notion dite de Turkish Stream, d’abord vue comme un simple bluff de la Russie, sont de plus en plus nombreux à se taire et à comprendre que le projet est vital pour la Russie et pourrait être aussi réaliste que le projet Blue Stream existant pour la fourniture du gaz russe à la Turquie. Comme je l’ai laissé entendre dans un blog précédent – la Russie s’invite bruyamment dans la tente de l’UE – à propos de la possibilité d’extension des relations énergétiques entre la Russie et Chypre, la Russie se positionne ainsi intelligemment entre la Turquie et la Grèce comme un ami commun et un nouvel axe de l’énergie entre les trois pays pourrait bien se dessiner, ce qui renforcerait le profil de Moscou dans la région méditerranéenne.

Même une analyse récente par la Fondation Jamestown, un vétéran redoutable de la guerre froide, admet à contrecœur qu’«il est également de plus en plus évident que la coopération centrée sur l’énergie entre la Russie et la Turquie se traduira à Ankara par des mouvement politiques de rapprochement avec Moscou… à partir d’un point de vue stratégique encore plus large, la coopération énergétique de la Turquie et de la Russie apparaît comme un sérieux défi à la communauté euro-atlantique et à ses partenaires régionaux proches».

M K Bhadrakumar

Traduit par jj, relu par Diane pour le Saker Francophone

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M. Khazin, économiste russe:
Remarques pertinentes sur la situation grecque

Par Mikhail Khazin- Le 27 février 2015 – Source vineyardsaker

Un bref aperçu de la situation post-électorale en Grèce


Il y a un nouveau gouvernement en Grèce. Un gouvernement de gauche qui a une relation plutôt compliquée avec le droit sacré de la propriété privée, en particulier quand il s’ agit de la dette souveraine grecque. En d’autres termes, il se dirige vers le déclenchement d’une grosse crise de la dette dans l’UE (et peut-être avec un impact sur le monde entier). Mais, comme on nous l’a enseigné en 2008, une crise n’apporte pas seulement des problèmes, elle procure aussi de nouvelles opportunités. C’est pourquoi il est important d’avoir une compréhension en profondeur de la politique grecque, en particulier pour être en mesure de reconnaître qui bénéficiera de ces nouvelles opportunités. Pour pouvoir analyser la situation correctement, il est nécessaire d’expliquer un point très important, crucial même pour comprendre les événements qui se déroulent aujourd’hui dans l’UE.

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En Italie:
L’ambassadeur d’Ukraine veut qu’une ville débaptise la place dédiée aux «Victimes d’Odessa»

Le 27 février 2015 – Source  Saker Italien

La décision de Ceriano Laghetto (une petite ville à 30 km de Milan) de dédier une de ses places aux « victimes d’Odessa » s’est transformée en événement d’envergure nationale.

Comme on peut le lire dans le compte-rendu des délibérations communales, ce nom réunit la mémoire de deux événements: le massacre de juifs par les nazis allemands pendant la Deuxième Guerre mondiale et la tragédie d’Odessa en mai de l’année dernière.

La réaction de l’ambassadeur d’Ukraine a été immédiate: «Nous avons l’intention de nous référer aux autorités italiennes et à la préfecture de la province», a déclaré l’ambassadeur ukrainien Yevgeny Perelygin dans une interview à Monza Today.

«Les autorités locales ont tenté de comparer les crimes nazis contre les juifs d’Odessa en 1941 aux tragiques événements de mai 2014. Une telle comparaison est totalement injuste: dans le premier cas, il s’agissait d’extermination sur une base ethnique, alors que la tragédie de l’an dernier a été causée par des affrontements entre groupes de manifestants, aggravés par l’activité de provocateurs, sur lesquels la police poursuit son enquête.[Qui n’a toujours pas commencé, Note du Saker Fr]»

Selon l’ambassadeur, la décision des autorités de Ceriano Laghetto peut aussi être interprétée comme diffamatoire à l’égard de l’État ukrainien. «Les enquêtes préliminaires révèlent l’implication de citoyens russes dans la tragédie, dit Perelygin, et nous attendons des éclaircissements sur ce qui s’est passé; mais vous devez attendre la décision de la justice.[Attendons!, Note du Saker Fr]»

Perelygin s’est aussi lamenté: «Un des suspects, le chef adjoint de la police d’Odessa, Dmitry Fucheji, qui pourrait être impliqué dans la préparation de cette tragédie, se cache en territoire russe. La Russie a refusé de l’extrader et de le transférer à la SBU, ce qui jette le doute sur l’honnêteté des déclarations des autorités russes.»

Selon l’ambassadeur, la décision des autorités de Ceriano Laghetto a été manipulée par des forces politiques favorables à la politique russe. Comme l’a noté le représentant officiel de l’Ukraine, le site web de la commune utilise de manière répétée l’expression gouvernement autoproclamé de Kiev, ce qui contredit la position officielle de l’Italie et les intérêts de la communauté mondiale.

«Non seulement le gouvernement italien maintient des relations officielles avec le gouvernement ukrainien, mais il fait des efforts pour le soutenir dans les moments difficiles de l’agression militaire et propagandiste menée par la Fédération de Russie. Par conséquent, je n’arrive pas à comprendre comment, dans une ville italienne, on peut commettre un acte allant à l’encontre de la ligne politique officielle du gouvernement.» Voilà ce qu’a ajouté le diplomate, selon ce qu’a rapporté le journal local.

Perelygin croit que le maire et l’administration municipale ne connaissent pas les véritables causes de la tragédie d’Odessa, ce qui expliquerait la décision de nommer la place Victimes d’Odessa. Toujours selon l’ambassadeur, après une clarification avec les autorités de la ville, la communauté locale devra revoir sa décision et changer le nom de la place.

Les lecteurs du journal qui a publié cette interview ont laissé des commentaires sur un mode légèrement plus émotionnel.

«Massimo: Je n’arrive pas à le croire. Face aux images si évidentes, ces pseudo-politiciens ukrainiens continuent à insinuer que l’ennemi russe est derrière un massacre aussi ignoble. Quelle honte !!! Connaissant le niveau de désinformation des politiciens italiens, l’ambassadeur pourrait aussi réussir dans ses intentions scabreuses. Rappelez-vous bien, pourtant, que sera à Odessa de ne pas oublier, et là, ils ont les idées claires sur ce qu’a été le Maïdan !!!»

«Christian: Que l’indécent ambassadeur ukronazi, le pèlerin Yevhen Perelygin, fasse l’ambassadeur et ne casse pas les couilles à l’Italie. Nous, nous pensons aux routes italiennes. Donc honneur au maire et aux conseillers de la commune de Ceriano Laghetto.»

«Roberto: Que l’ambassadeur d’Ukraine s’en retourne simplement à Kiev, dans sa petite maison, avec ses semblables ! (Avec tout le respect pour les Ukrainiens impliqués dans cette vague de nazisme et qui voudraient seulement vivre en paix.)»

«Lina: Eh bien, maintenant les Ukrainiens aussi doivent dire aux Italiens ce que nous pouvons et ce que nous ne pouvons pas faire dans notre pays. Si l’Italie ne vous plaît pas – faites vos valises, fermez l’ambassade et retournez en Ukraine chez vos nazis

«Christian: J’estime que c’est une honte qu’un ambassadeur soit gêné par le fait qu’une place a été dédiée à des « citoyens d’Odessa brûlés vifs ». Les citoyens d’Odessa sont aussi des citoyens ukrainiens, oui ou non ? Ils sont aussi représentés par M. l’ambassadeur, ou non ? Ou bien, selon l’ambassadeur, ils devaient brûler vifs à Odessa et c’est vraiment dommage que quelqu’un dans le monde l’ait rappelé?»

Article paru sur Nation-News.ru le 4 février 2015

Traduit par  M.B. pour le Saker Italien

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La Grèce et Syriza
Un autre son de cloche

Le 26 février 2015 – Source Internetz Zeitung

Le gouvernement grec demande de nouveau une réduction de la dette et refuse catégoriquement les privatisations

Yanis Varoufakis, le ministre des Finances grec.

Le ministre grec des Finances remet la réduction de la dette à l’ordre du jour.

Un jour seulement après le compromis obtenu dans la saga de la dette grecque, le ministre des Finances d’Athènes avertit qu’il y aura des difficultés de paiement et remet même sur la table une réduction de la dette.

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, est hors de lui.

«Le remboursement des acomptes au FMI maintenant et à la BCE en juillet vont sûrement nous mettre en difficulté», a déclaré le ministre des Finances Yanis Varoufakis à la station de radio Alpha.

«Je parle d’une renégociation qui fasse significativement baisser la charge de notre dette», dit-il. C’est un critère pour que le pays puisse revenir un jour sur le marché des capitaux. Il faudrait plus d’investissements et un paiement des intérêts ajusté à l’excédent budgétaire.

Un porte-parole du ministère allemand des Finances a répondu qu’il était déplacé et irréalisable que l’Allemagne remette de nouveau sur la table la question d’une réduction de la dette grecque. Cela va à l’encontre des assurances données par le gouvernement grec.

La Grèce a de nouveau fait clairement savoir qu’il n’est pas seulement probable, mais tout à fait certain, que les privatisations motivées par des positions néolibérales et la vente à bas prix des bijoux de famille du pays seront stoppées.

Le ministe grec de l’Energie Panagiotis Lafazanis avait déjà annoncé l’arrêt des privatisations en cours dans le secteur de l’électricité. Cela concerne un producteur d’électricité et un gestionnaire de réseaux. Les intéressés n’avaient pas pris d’engagements contraignants, a expliqué Lafazanis au journal Ethnos, donc l’affaire n’a pas abouti. Le gouvernement grec avait en fait engagé les bailleurs de fonds à renoncer à tous les projets de vente. «Notre position est très claire. La vente à bas prix des nos bijoux de famille et à des conditions qui ne contribuent pas au développement de notre économie est terminée

Si la Grèce ne respecte pas pleinement ses engagements liés au programme d’aide en cours, elle ne recevra pas d’autre aide, a averti Schäuble.

Les ministres des finances de l’euro-zone avaient approuvé dimanche une prolongation de quatre mois du programme d’aide à la Grèce, jusqu’à fin juin. En contrepartie, le gouvernement d’Athènes avait promis des réformes.

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

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