Une analyse médico-légale des rapports d’Amnesty International sur l’opération israélienne Protective Edge à Gaza en 2014

Par Norman G. Finkelstein – Le 9 juillet 2015–- Source byline.com
Amnesty International est parmi les premiers organismes de droits humains dans le monde. Ses déclarations façonnent l’opinion publique, alors que les États se sentent obligés, sinon à les écouter, en tout cas à répondre. Un mouvement pour la justice qui aspire à atteindre un large public et infléchir la politique de l’État ne peut se permettre d’ignorer l’association Amnesty International si, et quand, elle se fourvoie. L’affirmation de cette monographie est qu’Amnesty a en effet perdu le nord, et l’intention de cette monographie est de documenter cette proposition, dans l’espoir que Amnesty effectuera d’elle-même, ou que ses adhérents de base vont l’obliger, à effectuer une correction à mi-chemin.

L’ordre du vieux monde, auquel nous nous sommes habitués au cours des années 1990-2000, ses crises et ses problèmes, décrits dans de nombreuses publications faisant autorité des deux côtés de l’Atlantique, n’est plus. Il n’est pas malade, il n’est pas en vacances, il est mort. Il a fait son temps, il est retourné à son créateur, a cassé sa pipe et rejoint la foule invisible des civilisations mortes.

La stratégie, c’est comme une rue à double sens. Mais de nombreux commentateurs agissent comme si la formulation d’une stratégie est de même nature que la résolution d’un problème d’échecs. Les problèmes d’échecs sont des arrangements construits artificiellement sur un échiquier où le but est de trouver une série de mouvements qui ne laisse à l’autre côté aucune place pour échapper à un échec et mat en trois ou quatre coups. Les sortes de conflits qui nous assaillent ces jours-ci, cependant, sont plus que le jeu d’échecs lui-même, mais un jeu dans lequel il n’y a pas de séries continues et prédéterminées de mouvements qui garantiront la victoire à chaque fois. Chaque nouvelle situation dépend des actions du camp adverse, comment nous réagissons à eux, comment ils répondent à nos réactions, et ainsi de suite.
Par Dmitry Kalinichenko – Le 9 juillet 2015 – Source