Par Dmitry Orlov – Le 18 février 2021 – Source Club Orlov

La société américaine est à ce stade si polarisée que la grande majorité des gens ne voit pas les choses comme elles sont. Ils ne peuvent voir chaque chose que de la droite ou de la gauche, et donc tout ce qu’ils peuvent voir, c’est ce à quoi quelque chose semble être, vu de droite ou de gauche, et non ce qu’elle est réellement, parce que pour voir cela, il faudrait qu’ils s’élèvent au-dessus d’elle, c’est-à-dire au-dessus de la politique. Mais si je vous disais que je peux planer au-dessus de la politique et vous donner une vue d’ensemble de la présidence de Donald Trump, vous seriez raisonnablement méfiant de mes propres préjugés politiques, qu’ils soient conscients ou non. Pour contourner ce problème, je vais vous présenter une vue de la présidence de Donald Trump du point de vue de l’un des ennemis de l’Amérique – de ceux que l’Amérique a publiquement désignés comme ses ennemis, à savoir la Russie. Les analystes russes – ceux que je respecte particulièrement, étant des connaisseurs très pointilleux parmi les analystes russes – ont tendance à considérer Trump comme un idiot utile. Ils sont quelque peu déçus que Trump se soit avéré être insuffisamment utile et un peu trop idiot.
Par
La semaine dernière, le magazine Time a reconnu dans un article que ce que l’auteur appelle lui-même une « conspiration », lancée par une « cabale bien connectée de gens puissants », « a fait en sorte que des États changent de système et de lois électoraux » et « ont réussi à faire pression sur les sociétés de médias sociaux », parmi d’autres actions visant à abattre Trump « démocratiquement ». La révélation de ces éléments constitue une tentative des Démocrates d’infléchir leur puissance narrative d’après-scrutin à l’encontre de leurs opposants, et de provoquer les plus instables d’entre eux à sur-réagir de manière violente, d’une manière qui pourrait être exploitée pour justifier la phase suivante de leur « conspiration ».
Le Washington Post a écrit joyeusement 

Par Caitlin Johnstone – Le 11 février 2021 −
Harold Macmillan, en réponse à un journaliste qui lui demandait ce qui risquait le plus de faire déraper les gouvernements, aurait répondu simplement : « Les événements, mon cher, les événements ». C’est exact, mais ce n’est pas une explication suffisante. La dynamique systémique inhérente est tout aussi importante en politique – et en économie – pour nous faire avancer dans une direction particulière, que l’on en soit conscient ou pas, et souvent avec des conséquences imprévues. Ces conséquences peuvent être tellement éreintantes et désastreuses qu’elles renversent souvent la dynamique en son opposée – dans laquelle la nuit aspire au jour, et le jour, à la nuit.