Les dangers de la russophobie


 

Quiconque est trop jeune pour se rappeler la HUAC (la Commission de la Chambre des représentants des États-unis sur les activités anti-américaines) et les destructions provoquées par la Guerre froide devrait les étudier. Nous sommes à quelques pas des deux.


Par Patrick Lawrence – Le 29 décembre 2016 – Source The Nation

Le sénateur John McCain lors d’une conférence bipartisane sur le soutien américain à l’Ukraine (Photo AP / J. Scott Applewhite)

Nous sommes assiégés, lecteurs. Comme les archives de ce magazine le révèlent à la perfection, le spasme de la russophobie menaçant de nous submerger n’est qu’une variante de la paranoïa anti-soviétique qui a marqué les années 1950 et le début des années 1960. « Nous sommes dans la confrontation avec la Russie la plus dangereuse depuis la crise des missiles cubains », a dit plus tôt ce mois-ci l’éminent spécialiste de la Russie (et contributeur à The Nation) Stephen Cohen dans Democracy Now ! d’Amy Goodman. Voilà le problème, la réalité que nous devons maintenant considérer avec le plus grand sérieux. Continuer la lecture

Opération Barbarossa II : Les Yankees dans leur parade blindée


Christopher Black

Par Christopher Black – Le 18 janvier 2017 – Source New Eastern Outlook

J’ai dit il y a quelques mois, alors que je constituais un dossier pénal contre les puissances de l’OTAN pour le crime suprême d’agression, que l’accumulation des forces, notamment américaines, de l’Alliance en Europe de l’Est, concentrées dans les États baltes et l’Ukraine, présageait des opérations de guerre hybride contre la Russie conduisant à une guerre générale. J’ai appelé cette accumulation de forces et de développements annexes Opération Barbarossa II à cause des similitudes extraordinaires avec celle des forces de l’Allemagne nazie pour envahir l’URSS en 1941, à laquelle les Allemands avaient donné le nom de code Opération Barbarossa. Les événements n’ont fait que confirmer mes vues. Continuer la lecture

Le peuple syrien veut désespérément la paix

« On sait que Gabbard était la semaine dernière en Syrie, pour un voyage d’étude de la situation. Elle y a rencontré tout le monde possible qui compte dans la région, de Assad et du président libanais aux dirigeants religieux et à des personnalités des “rebelles” qui furent les premiers à se manifester contre Assad, en 2011. Elle en est revenue avec le scalp de la narrative-Système sur la terrible et affreuse crise syrienne, avec toutes les responsabilités désormais connues et identifiées par une brillante parlementaire du Congrès US. » Dedefensa.org

Par Tulsi Gabbard – Le 24 janvier 2017 – Source medium.com

Résultats de recherche d'imagesAlors que beaucoup de monde à Washington se préparait pour l’investiture du président Donald Trump, j’ai passé la semaine dernière en mission d’enquête en Syrie et au Liban afin de voir et d’entendre directement le peuple syrien. Leurs vies ont été détruites par une guerre horrible qui a tué des centaines de milliers de Syriens et a forcé des millions d’entre eux à fuir leur patrie en quête de paix.

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Les conséquences économiques de la paix

Préambule de Nicolas Bonnal 

Présentation de la théorie de Veblen

Le texte génial de Thorstein Veblen qu’on va lire explique, dès 1920, les raisons de la Deuxième Guerre mondiale et la cruelle et folle guerre germano-russe. Il fallait, explique Veblen, « rétablir un régime réactionnaire en Allemagne et l’établir en rempart contre le bolchévisme ».

Depuis toujours, je m’étais demandé comment on avait pu avoir au même moment deux monstres comme Hitler et Staline face à face. Guido Giacomo Preparata a donné la réponse : « on » l’a voulu. On, c’est l’establishment anglo-américain, tout-puissant depuis la fin du dix-neuvième siècle, et qui contrôle le monde. Il se permet de concevoir et de placer ses ennemis à dessein. L’Allemagne fut donc préservée à dessein en 1918-1919 (constatation de Jacques Bainville ou de Gustave le Bon aussi en France) non pas pour écraser la France mais pour attaquer l’indésirable bolchévisme. Les élites basculent déjà dans le fascisme géostratégique : tout salaud est bon à prendre pour liquider le communisme ! 1

Veblen en 1920 est pro-bolchévique (Guido Giacomo Preparata non, qui pense que le bolchevisme est un animal domestique du monde anglo-saxon). Il écrit que l’on préserve une impériale et militaire Allemagne sous un vernis parlementaire (la pitoyable République de Weimar qui punira Hitler de neuf mois de prison pour tentative de coup d’État tout de même), et que cette barbarie a un but : la destruction de l’URSS. Preparata lui va plus loin et décrit dans Conjuring Hitler (qui attend son traducteur) la conspiration pour établir le communisme en Russie puis le militarisme en Allemagne. Le 4 février 1933, Hitler réunit son état-major et parle de la future agression. La suite s’appelle Barbarossa et fera quarante millions de morts.

Le fol empire anglo-américain, qui vire aujourd’hui à la démence sénile, s’en prend aujourd’hui à la Chine et à la Russie, et à leur Sainte alliance. Mais que ne fera-t-on pas pour garantir l'emprise de l’empire anglo-saxon sur l’île-monde !
Description de l'image Veblen3a.jpg.

Thorstein Veblen

Par Thorstein Veblen – Source PSQ (accés payant) Critique de John Maynard Keynes et de son livre Les conséquences économiques de la paix paru dans Political Science Quarterly volume 35, pp. 467-472.

Septembre 1920 – Cela fait maintenant quelque chose comme un an que ce livre a été écrit.  Une grande partie de son argumentaire était de nature prévisionniste mais il a été en grande partie dépassé par la précipitation des événements de ces derniers mois. Par conséquent, on pourrait presque lire les arguments de l’auteur [Keynes] comme une présentation factuelle. Il s’agit plutôt d’une présentation des potentialités diplomatiques du Traité et de la Ligue, comme on l’a vu auparavant, et des conséquences supplémentaires que l’on peut attendre dans le cadre d’une gestion étatique de la situation sous les pouvoirs conférés par le Traité et par le Pacte de la Société des Nations.

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  1. Pour cette constance du comportement US, voir la remarque de F.D. Roosevelt à propos du dictateur Somoza « C’est un fils de pute, mais c’est le nôtre »

La Corée du Sud forme une unité spéciale pour tuer le dirigeant nord-coréen


Par Andrei Akulov – Le 18 janvier 2017 – Source Strategic Culture

On a beaucoup parlé du programme nucléaire et des tests de missiles de la Corée du Nord. Une guerre totale est à peine envisageable et les perspectives de pourparlers sont assez sombres. Il est tout à fait possible que le problème soit résolu par le raid d’un commando. On livre des attaques visant à décapiter le sommet pour éliminer le gouvernement d’un adversaire afin de désorganiser ou de détruire sa chaîne de commandement au moment où une crise est sur le point d’éclater. La Corée du Nord et celle du Sud sont encore techniquement en guerre puisqu’elles ont signé un armistice mais pas un traité de paix à la fin de la Guerre de Corée en 1953. Continuer la lecture

La fièvre révolutionnaire en Syrie qui n’existait pas (3/3)


Par Stephen Gowans – Le 22 octobre 2016 – Source What’s Left

Apparemment, la Gauche américaine doit encore comprendre que Washington n’essaie pas de renverser les néolibéraux. Si le président syrien Bachar al-Assad était un dévot du Consensus de Washington – comme Eric Draitser, de Counterpunch, semble le croire – le gouvernement des États-Unis n’aurait pas appelé depuis 2003 Assad à la démission. Il ne superviserait pas non plus la guerre de guérilla islamiste contre son gouvernement ; il le protégerait. Continuer la lecture

Ce que nous réserve la nouvelle administration Trump


Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 19 janvier 2017 – Source Sputnik News

La nouvelle ère Trump s’amorce. Attendez-vous très bientôt à toute une série de rebondissements géopolitiques et géo-économiques imprévisibles.

J’ai soutenu que la stratégie déployée par Henry Kissinger, le gourou de Trump en matière de politique étrangère, pour contrer le redoutable trio favorisant une intégration eurasienne (Russie, Chine et Iran), est une version remixée du classique Diviser pour régner, en séduisant la Russie pour l’éloigner de son partenariat stratégique avec la Chine, tout en continuant de harceler l’Iran, le maillon le plus faible du trio.

The day breaks behind the White House in Washington,DC

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Les options iraniennes en cas d’attaques asymétriques


Par Axis of Logic – Le 9 juillet 2007 – Source The Saker

L’une des voies navigables les plus vitales de la planète, le détroit d’Ormuz est bordée par l’Iran d’un côté et les États du Golfe que sont les Émirats arabes unis, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite et le Koweït de l’autre.

L’opinion publique internationale est visiblement préoccupée par les perspectives d’une agression américaine contre l’Iran et de nombreux observateurs soulignent le risque pour l’économie mondiale d’une tentative iranienne de bloquer le détroit d’Ormuz. Certains craignent également que l’Iran puisse couler un porte-avions américain en utilisant une combinaison de missiles, de sous-marins et de petites embarcations d’attaque. Il est également souvent suggéré qu’Israël pourrait devenir la première victime d’une telle contre-attaque iranienne et que l’Iran pourrait « faire pleuvoir des missiles sur Israël ». Il est vrai que la plupart sont des réponses iraniennes possibles, aussi improbable qu’elles puissent paraître. Cependant, il y a de bonnes raisons de douter que la direction iranienne choisirait de répondre à une attaque américaine de cette façon.

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Pourquoi Trump doit annuler le programme F-35


Le 8 janvier 2017 – Source sputniknews.com

F-35
Le président élu des États-Unis, Donald Trump, devrait annuler l’irrécupérable Lockheed Martin F-35 Lightning II, comme l’a écrit l’analyste de la défense Mike Fredenburg pour la National Review, appelant le malheureux appareil de combat de cinquième génération « le programme d’avion de chasse le plus extravagant jamais conçu ».
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La fièvre révolutionnaire en Syrie qui n’existait pas (2/3)

 


Par Stephen Gowans – Le 22 octobre 2016 – Source What’s Left

Apparemment, la Gauche américaine doit encore comprendre que Washington n’essaie pas de renverser les néolibéraux. Si le président syrien Bachar al-Assad était un dévot du Consensus de Washington – comme Eric Draitser, de CounterPunch, semble le croire – le gouvernement des États-Unis n’aurait pas appelé depuis 2003 Assad à la démission. Il ne superviserait pas non plus la guerre de guérilla islamiste contre son gouvernement ; il le protégerait. Continuer la lecture