Le nouvel Afghanistan


Jusqu’à 1000 soldats allemands sont stationnés au Mali. Le Parlement a aussi décidé de prolonger l’engagement en Irak. 


Zone de déploiement au Mali : Pour l’armée allemande, c’est le plus grand engagement jamais entrepris; les experts avertissent que ce pourrait être une guerre permanente. (Photo: Kristin Palitza/DPA – Bildfunk)


Par Jörg Kronauer – Le 27 janvier 2017 – Source junge Welt

La Bundeswehr [l’armée allemande] s’empêtre de plus en plus profondément dans le conflit au Mali. Son engagement s’étendra considérablement, a décidé le Parlement jeudi dernier, par 498 voix contre 55 et trois abstentions. Par conséquent, dès février, jusqu’à 1000 soldats opéreront dans le nord du Mali dans le cadre de la MINUSMA [Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali], la force de l’ONU – un bon 50% de plus que précédemment. Continuer la lecture

Soros dans les cordes


Wayne Madsen

Par Wayne Madsen – Le 29 janvier 2017 – Source Strategic Culture

Bien que le géant multi-milliardaire des hedge funds et agitateur politique international George Soros ait perdu beaucoup, suite à l’élection de Donald Trump au poste de président des États-Unis et à la victoire du référendum du Brexit au Royaume-Uni, il est en passe de perdre encore du terrain, politiquement et financièrement, alors que les vents du changement politique balaient le globe.

Soros on the Ropes

Continuer la lecture

Trump les premiers couacs : tout est normal, le bordel continue


Saker US

Par The Saker – Le 3 février 2017 – Source thesaker.is

C’est un rare privilège de pouvoir critiquer un politicien pour avoir réellement accompli ses promesses de campagne, mais Donald Trump est un président unique et cette semaine, il nous a offert cette opportunité avec pas une, mais trois SNAFU 1 différentes à signaler.

Continuer la lecture

  1. Situation Normal : All Fucked Up. En français : « Situation normale : c’est le bordel »), un acronyme anglo-saxon signifiant que la situation est mauvaise, mais qu’elle l’a toujours été et qu’il n’y a pas à s’en étonner.

Saisir le pétrole saoudien pour résoudre les problèmes mondiaux


Par Raymond Ibrahim – Le 23 janvier 2017 – Source raymondibrahim.com


Souhaitez-vous savoir comment les États-Unis peuvent pratiquement éliminer le terrorisme islamique mondial et la faim dans le monde d’un coup ?

En saisissant les puits de pétrole de l’Arabie saoudite.

Continuer la lecture

Descente dans le trou noir qui a mené à la victoire de Trump

Down the Rabbit-Hole to Trump’s Victory


Eric Zuesse

Par Eric Zuesse – Le 25 janvier 2017 – Source Strategic Culture

Il y a plusieurs raisons principales pour lesquelles Donald Trump l’a emporté, par exemple il a remporté une victoire populaire avec une avance de 1 405 004 sur l’ensemble de tous les États sauf la Californie, où il a perdu par une énorme marge de 4 260 978 voix à Hillary Clinton (ainsi Hillary l’a battu dans l’ensemble des États de 2 855 974 voix), mais le Collège électoral représente les 50 États, et pas seulement un.

Continuer la lecture

Une bataille majeure aura-t-elle lieu dans le sud de la Syrie ces prochains mois ?


Par Youssef A. Khaddour – Le 13 Janvier 2017 – Source katehon.com

L’agression israélienne contre le Liban en 2006, terminée par le grand triomphe du Hezbollah et de l’axe de la résistance, a déterminé la trajectoire de la région, son identité et son avenir. Mais cette victoire a également été un tournant au niveau international, car il est clairement apparu qu’Israël n’était plus capable de cibler un pays au Moyen-Orient, d’entrer dans une guerre et de la gagner. La grande puissance militaire possédée par Israël et sa technologie très avancée ne sont plus capables seules de gagner les batailles. C’est simplement dû à la contrepartie de la foi et à la volonté de payer le prix du sang pour défendre des valeurs, la terre et les lieux saints. Ce résultat a mis fin à une autre phase du conflit avec l’axe unipolaire, en concluant que le pouvoir militaire seul ne suffit pas à la victoire dans les batailles, et qu’il faudra payer le prix du sang pour l’emporter dans les batailles à venir.

Continuer la lecture

Les dangers de la russophobie


 

Quiconque est trop jeune pour se rappeler la HUAC (la Commission de la Chambre des représentants des États-unis sur les activités anti-américaines) et les destructions provoquées par la Guerre froide devrait les étudier. Nous sommes à quelques pas des deux.


Par Patrick Lawrence – Le 29 décembre 2016 – Source The Nation

Le sénateur John McCain lors d’une conférence bipartisane sur le soutien américain à l’Ukraine (Photo AP / J. Scott Applewhite)

Nous sommes assiégés, lecteurs. Comme les archives de ce magazine le révèlent à la perfection, le spasme de la russophobie menaçant de nous submerger n’est qu’une variante de la paranoïa anti-soviétique qui a marqué les années 1950 et le début des années 1960. « Nous sommes dans la confrontation avec la Russie la plus dangereuse depuis la crise des missiles cubains », a dit plus tôt ce mois-ci l’éminent spécialiste de la Russie (et contributeur à The Nation) Stephen Cohen dans Democracy Now ! d’Amy Goodman. Voilà le problème, la réalité que nous devons maintenant considérer avec le plus grand sérieux. Continuer la lecture

Opération Barbarossa II : Les Yankees dans leur parade blindée


Christopher Black

Par Christopher Black – Le 18 janvier 2017 – Source New Eastern Outlook

J’ai dit il y a quelques mois, alors que je constituais un dossier pénal contre les puissances de l’OTAN pour le crime suprême d’agression, que l’accumulation des forces, notamment américaines, de l’Alliance en Europe de l’Est, concentrées dans les États baltes et l’Ukraine, présageait des opérations de guerre hybride contre la Russie conduisant à une guerre générale. J’ai appelé cette accumulation de forces et de développements annexes Opération Barbarossa II à cause des similitudes extraordinaires avec celle des forces de l’Allemagne nazie pour envahir l’URSS en 1941, à laquelle les Allemands avaient donné le nom de code Opération Barbarossa. Les événements n’ont fait que confirmer mes vues. Continuer la lecture

Le peuple syrien veut désespérément la paix

« On sait que Gabbard était la semaine dernière en Syrie, pour un voyage d’étude de la situation. Elle y a rencontré tout le monde possible qui compte dans la région, de Assad et du président libanais aux dirigeants religieux et à des personnalités des “rebelles” qui furent les premiers à se manifester contre Assad, en 2011. Elle en est revenue avec le scalp de la narrative-Système sur la terrible et affreuse crise syrienne, avec toutes les responsabilités désormais connues et identifiées par une brillante parlementaire du Congrès US. » Dedefensa.org

Par Tulsi Gabbard – Le 24 janvier 2017 – Source medium.com

Résultats de recherche d'imagesAlors que beaucoup de monde à Washington se préparait pour l’investiture du président Donald Trump, j’ai passé la semaine dernière en mission d’enquête en Syrie et au Liban afin de voir et d’entendre directement le peuple syrien. Leurs vies ont été détruites par une guerre horrible qui a tué des centaines de milliers de Syriens et a forcé des millions d’entre eux à fuir leur patrie en quête de paix.

Continuer la lecture

Les conséquences économiques de la paix

Préambule de Nicolas Bonnal 

Présentation de la théorie de Veblen

Le texte génial de Thorstein Veblen qu’on va lire explique, dès 1920, les raisons de la Deuxième Guerre mondiale et la cruelle et folle guerre germano-russe. Il fallait, explique Veblen, « rétablir un régime réactionnaire en Allemagne et l’établir en rempart contre le bolchévisme ».

Depuis toujours, je m’étais demandé comment on avait pu avoir au même moment deux monstres comme Hitler et Staline face à face. Guido Giacomo Preparata a donné la réponse : « on » l’a voulu. On, c’est l’establishment anglo-américain, tout-puissant depuis la fin du dix-neuvième siècle, et qui contrôle le monde. Il se permet de concevoir et de placer ses ennemis à dessein. L’Allemagne fut donc préservée à dessein en 1918-1919 (constatation de Jacques Bainville ou de Gustave le Bon aussi en France) non pas pour écraser la France mais pour attaquer l’indésirable bolchévisme. Les élites basculent déjà dans le fascisme géostratégique : tout salaud est bon à prendre pour liquider le communisme ! 1

Veblen en 1920 est pro-bolchévique (Guido Giacomo Preparata non, qui pense que le bolchevisme est un animal domestique du monde anglo-saxon). Il écrit que l’on préserve une impériale et militaire Allemagne sous un vernis parlementaire (la pitoyable République de Weimar qui punira Hitler de neuf mois de prison pour tentative de coup d’État tout de même), et que cette barbarie a un but : la destruction de l’URSS. Preparata lui va plus loin et décrit dans Conjuring Hitler (qui attend son traducteur) la conspiration pour établir le communisme en Russie puis le militarisme en Allemagne. Le 4 février 1933, Hitler réunit son état-major et parle de la future agression. La suite s’appelle Barbarossa et fera quarante millions de morts.

Le fol empire anglo-américain, qui vire aujourd’hui à la démence sénile, s’en prend aujourd’hui à la Chine et à la Russie, et à leur Sainte alliance. Mais que ne fera-t-on pas pour garantir l'emprise de l’empire anglo-saxon sur l’île-monde !
Description de l'image Veblen3a.jpg.

Thorstein Veblen

Par Thorstein Veblen – Source PSQ (accés payant) Critique de John Maynard Keynes et de son livre Les conséquences économiques de la paix paru dans Political Science Quarterly volume 35, pp. 467-472.

Septembre 1920 – Cela fait maintenant quelque chose comme un an que ce livre a été écrit.  Une grande partie de son argumentaire était de nature prévisionniste mais il a été en grande partie dépassé par la précipitation des événements de ces derniers mois. Par conséquent, on pourrait presque lire les arguments de l’auteur [Keynes] comme une présentation factuelle. Il s’agit plutôt d’une présentation des potentialités diplomatiques du Traité et de la Ligue, comme on l’a vu auparavant, et des conséquences supplémentaires que l’on peut attendre dans le cadre d’une gestion étatique de la situation sous les pouvoirs conférés par le Traité et par le Pacte de la Société des Nations.

Continuer la lecture

  1. Pour cette constance du comportement US, voir la remarque de F.D. Roosevelt à propos du dictateur Somoza « C’est un fils de pute, mais c’est le nôtre »