Les informations non factuelles, les infos bidons, ont des conséquences politiques. Surtout quand elles sont récoltées par des propagandistes partisans qui s’en servent pour atteindre leurs objectifs. Il n’est pas toujours facile de suivre consciencieusement la piste des infos bidons, mais voici un exemple récent « pris à la volée ».
Le secrétaire à la Défense, James Mattis, a promis aux législateurs, ce mardi, une nouvelle stratégie militaire pour l’Afghanistan, d’ici la mi-juillet…
Le Pentagone enverra près de 4 000 soldats américains supplémentaires en Afghanistan, a annoncé jeudi un responsable de l’administration Trump, dans l’espoir de briser l’impasse d’une guerre qui en est à son troisième commandant en chef états-unien. […]
La décision du secrétaire à la Défense, Jim Mattis, pourrait être annoncée dès la semaine prochaine, a déclaré le responsable. Il s’ensuit que Trump doit donner son accord à Mattis pour rassembler les troupes…
Par Dmitry Orlov – Le 13 juin 2017 – Source Club Orlov
Le mot « terrorisme » est sur toutes les lèvres. Effacez-le dans un endroit, et il réapparaît dans un autre. En dehors de certains endroits où le terrorisme constitue la toile de fond d’une invasion étrangère et de la guerre civile, comme l’Irak et l’Afghanistan, et où la fréquence des attentats terroristes est en constante augmentation, le terrorisme n’est pas l’une des principales causes de décès. Parmi les nations occidentales, la mort due à l’étouffement par la nourriture est encore loin en tête, sans parler des chutes mortelles dues aux meubles cassés et aux empalements accidentels sur des outils ménagers. Mais de tels décès ne sont guère mis en scène en tant que pièces d’art publiques, alors que les actes de terrorisme sont la quintessence des actes publics conçus pour faire paniquer un grand nombre de personnes et provoquer un sentiment de danger chez un nombre encore plus grand dans les espaces publics et lors de leurs voyages. Cela dure un certain temps, jusqu’à ce que l’effet s’estompe. Et alors survient un nouvel attentat. Continuer la lecture →
Par Elijah J. Magnier – Le 11 juin 2017 – Source Son blog
Malgré les opérations militaires en cours en Syrie et en Irak qui se déroulent quotidiennement dans le vaste territoire sous le contrôle d’« État islamique » (EI), ce dernier a pu toucher des cibles éloignées dans le monde islamique et jusqu’en Europe et en Asie. Malgré sa perte de territoires, le monde est confronté – et continuera à l’être – à une idéologie adoptée et incarnée par une organisation qui a réussi à attirer des jeunes hommes et femmes, à susciter leur émotion, à mettre le feu à leur haine et leur colère et à secouer la stabilité des frontières géographiques établies. Nombreuses en sont les raisons, mais le monde occidental ne veut pas faire attention à certaines d’entre elles qui mettent en évidence sa complicité dans la propagation de cette idéologie et des conséquences qu’elle entraîne, conséquences pouvant frapper toutes les sociétés, sans faire de différence.
L'utilisation démagogique par les Démocrates du Russia-gate pour« résister » au président Trump met les progressistes du même côté que les fauteurs de guerre et les entreprises d’armement et évite une évaluation sérieuse des problèmes politiques du parti, prévient Norman Solomon.
Par Norman Solomon – Le 5 juin 2017 – Source Consortium News
Le président Russe Vladimir Putine, avant son allocution devant l’assemblée générale de l’ONU, 28/09/2015 (Photo ONU)
L’administration Trump a déjà causé d’énormes dommages aux États-Unis et à la planète. En chemin, le président Trump a également fait que de nombreux éminents progressistes ont abaissé la qualité de leur propre discours politique. Il nous revient de contester les effets corrosifs d’une hyperbole devenue routine et d’une démagogie absolue.
Alors que Trump et Poutine tendent vers une alliance fondamentale entre les États-Unis et la Russie pour lutter contre le terrorisme international, l’hystérie des médias américains, alimentée par des fuites anonymes, continue de lui faire échec.
Stephen F. Cohen
Par Stephen F. Cohen – Le 31 mai 2017 – Source The Nation
Après une pause de deux semaines, Stephen Cohen et John Batchelor reprennent leur discussion hebdomadaire sur la nouvelle guerre froide qui oppose les USA à la Russie.
D’entrée de débat, Cohen revient sur son argumentation, selon laquelle le terrorisme international constitue la menace N°1 pour le monde actuel et concerne aussi bien les États-Unis et l’Europe, que la Russie. Le phénomène du terrorisme sous sa forme présente a pour caractéristique d’être en contrôle d’un territoire, de se présenter sous certains aspects comme un État, de disposer de forces de combat appréciables, d’entretenir des agents dans plusieurs pays en dehors du Moyen Orient et d’être à la recherche de matières radioactives susceptibles de rendre ses attentats encore plus meurtriers. Pour lutter contre ce danger, il faut constituer une alliance internationale entre gouvernements, en priorité et avant tout entre les États-Unis et la Russie, car la Russie est particulièrement qualifiée pour être un partenaire de la sécurité américaine.
Partie 4 – L’étape finale de la prise de contrôle des élites machiavelliennes sur l’Amérique
De Trotsky à Burnham, de Burnham à Machiavel et de Machiavel au néoconservatisme, le cercle de l’impérialisme britannique se referme
L’affirmation récente de la Maison Blanche de Trump, selon laquelle Damas et Moscou diffusaient des « faux récits » pour induire le monde en erreur sur l’attaque au gaz du 4 avril à Khan Chaykhoun est une nouvelle étape dangereuse, dans la guerre de propagande sur les « fausses nouvelles » lancée dans les derniers jours de l’administration Obama. C’est une étape dont les profondes racines, plongeant dans la Quatrième Internationale communiste de Trotsky, doivent être comprises avant de décider si la démocratie américaine peut être restaurée.Continuer la lecture →
La mort de Brzezinski à l’âge de 89 ans a donné lieu à beaucoup de propagande et de désinformation, tout ce qui sert un groupe d’intérêt ou un autre, ou les mythes que les gens trouvent satisfaisants. Je ne suis pas un expert de Brzezinski, et je ne cherche pas à l’excuser. Il a été un adepte de la Guerre froide, comme tout le monde l’était fondamentalement à Washington à l’ère soviétique.Continuer la lecture →
Lorsque nous pensons au terrorisme, nous pensons le plus souvent aux horreurs d’une attaque de type Manchester, où un kamikaze radicalisé est entré dans une salle de concert et a tué des douzaines de civils innocents. C’était un acte inexcusable de sauvagerie et cela a certainement terrorisé la population.
Ce qui est moins considéré, ce sont des attaques qui font beaucoup plus de morts civiles, qui se produisent presque quotidiennement plutôt que rarement, et qui produisent un sentiment constant de terreur et d’anxiété. Ce sont les civils victimes des bombes américaines et alliées dans des endroits comme la Syrie, le Yémen, l’Afghanistan, la Somalie et ailleurs.
Le seul mot que je trouve pour qualifier cette attaque est « idiote ». Je me réfère à la dernière tentative de changement de régime, par la CIA, contre le président philippin Rodrigo Duterte. La soi-disant attaque terroriste d’EI dans l’île méridionale de Mindanao, une île essentiellement musulmane dans un archipel de 100 millions de personnes essentiellement chrétiennes, a débuté littéralement en plein milieu de la rencontre entre le président Duterte et le président russe Vladimir Poutine à Moscou. Cette rencontre s’est tenue dans la foulée de la participation de Duterte au premier forum de la nouvelle Route de la soie qui s’est déroulé à Pékin, le 15 mai dernier. La colonie étasunienne, depuis 1898, s’éloigne visiblement du maitre Washington.