Les luttes politiques à Washington ont gêné les plans de nouvelle détente avec la Russie du président Trump, mais ont également laissé le champ de bataille mondial ouvert, ce qui permet aux Russes – et aux Chinois – d’étendre leur influence, nous explique Gilbert Doctorow.
Par Gilbert Doctorow – Le 22 mars 2017 – Consortium News
Alors que les démocrates et les principaux médias des États-Unis se concentrent avec ferveur sur des accusations encore non prouvées d’ingérence russe dans les élections pour expliquer la surprenante défaite d’Hillary Clinton, cette fureur a contraint un président Trump aux abois à renoncer à ses projets de coopération avec la Russie.
Au milieu de cette hystérie anti-russe, les membres du Cabinet de Trump et l’ambassadeur des Nations Unies ont fait de leur mieux pour réitérer les positions politiques intransigeantes de l’administration Obama à l’égard de la Russie, soulignant que rien n’avait changé. Pour sa part, le Congrès a plongé dans un McCarthysme visant les partisans de Trump qui auraient rencontré des Russes avant les élections de 2016.




Je suppose que nous sommes tous d’accord pour dire que chaque pays a ses propres intérêts nationaux, qui sont parfois en conflit avec les intérêts nationaux d’autres pays. Le conflit n’est pas nécessairement une mauvaise chose. Les conflits résolus de manière satisfaisante peuvent améliorer les relations, créer des attentes quant à la résolution des conflits futurs et réduire la probabilité que les pays envisagent de recourir à la violence. La principale responsabilité des diplomates est de faire progresser les intérêts de leur propre pays. Ce faisant, ils sont dans une position unique pour contribuer à la résolution satisfaisante des conflits en aidant leurs dirigeants à comprendre comment l’autre pays perçoit ses intérêts.
