Par Eric Zuesse − Le 5 novembre 2022 − Source Oriental Review
Le gouvernement des États-Unis essaye de dissimuler l’obscénité qui caractérise la distribution des richesses de la nation ; mais on en trouve une présentation tout à fait remarquable (la distribution des richesses privées des États-Unis) sur la page web du Board of Governors du système de la Federal Reserve, présentant un « aperçu » de la « distribution des richesses » sur la période s’étendant entre « Q3 1989 » et « Q2 2021 ». (Le présent article en fait une présentation encore plus claire, sur la base des données livrées par cette page.)
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Le pouvoir et l’argent vont de pair. Les Hollandais d’abord, puis les Britanniques, et plus récemment les Américains, ont réussi à bâtir des institutions financières qui ont favorisé leur puissance sur le monde. Au cours des dernières décennies, le système bancaire occidental, l’utilisation généralisée du dollar américain comme forme d’échange internationale et les activités des institutions financières dominées par les Occidentaux, comme le Fonds monétaire international (FMI), ont donné aux États-Unis et à leurs alliés un énorme avantage sur tout concurrent potentiel, comme l’Union soviétique pendant la guerre froide.
Les médias occidentaux ne cessent de spéculer sur la question de savoir si nous sommes, ou non, à l’aube de la troisième guerre mondiale. En fait, nous y sommes déjà. La longue guerre ne s’est jamais arrêtée. À la suite de la crise financière de 2008, les États-Unis ont eu besoin de renforcer la base de ressources collatérales de leur économie. Pour le courant straussien (les faucons néoconservateurs si vous préférez), la faiblesse de la Russie à l’issue de la guerre froide était une « opportunité » pour ouvrir un nouveau front de guerre. Les faucons américains voulaient faire d’une pierre deux coups : piller les précieuses ressources de la Russie pour renforcer leur propre économie et fracturer la Russie en un kaléidoscope de parties.
Le fournisseur américain d’équipements de fabrication de puces, Lam Research, a prévenu, mercredi, d’une potentielle perte de revenus de 2 à 2,5 milliards de dollars en 2023, en raison des derniers contrôles à l’exportation de Washington sur les semi-conducteurs et équipements avancés exportés vers la Chine, une perte qui représente environ 30 % des ventes de l’entreprise américaine, a rapporté Reuters.
Tous ceux qui ont le pouvoir décisionnel ont été placés là non pas par un vote populaire mais par une collusion en coulisses.