Par Andrew Korybko − Le 12 juin 2017 − source geopolitica.ru
La présente série d’articles est également disponible sous forme d’un livre au format pdf.

Le premier article couvrait l’histoire du continent de la colonisation à la fin de la Guerre froide, ce deuxième volet complète l’historique des développements qui se sont produits depuis.
Vers une démarche d’intégration
Cela fait presque un demi-siècle que la volonté d’intégration continentale constitue pour l’Amérique du Sud un marqueur fondamental de notre époque même si elle a revêtu des formats et des étendues très divers. On trouve beaucoup d’information sur ce sujet et on pourrait y consacrer plusieurs articles en propre, ce qui n’est pas l’objectif du présent travail : nous allons donc faire abstraction des détails et nous consacrer à dresser une vue générale du processus. Comme pour l’ensemble du sujet que nous développons, nous encourageons le lecteur à compléter la présente vision d’autres sources qui satisferont sa curiosité.
Les déclarations des ministres de la Défense russe et pakistanais après leur rencontre à la Conférence de Moscou sur la sécurité internationale de cette année montrent que les relations militaires entre les deux grandes puissances sont sur la bonne voie et qu’elles les rapprochent du partenariat stratégique tant attendu.
Si l’on en croit les rapports non confirmés sur une éventuelle base russe dans la région sécessionniste du Somaliland, Moscou bande enfin ses muscles militaires au-delà de l’Eurasie et signale son désir de retourner en Afrique.
La France a déclaré qu’elle envoyait des troupes au nord de la Syrie pour soutenir les Kurdes.
La Chine
La tendance mondiale à la connectivité se déplace vers l’Europe du Nord et du Centre-Est alors que les deux anciennes grandes puissances de ces régions unissent leurs forces pour approfondir leur intégration mutuelle et construire un nouveau bloc de puissance sur le continent.
Image en provenance de Art.com
Malgré l’utilisation de machines à voter électroniques (EVM) lors de leurs propres élections, les États-Unis affirment que le Congo abandonnera cette technologie dans les années à venir en raison de sa nature aléatoire, comme Washington le prétend hypocritement. IL fait même pression sur les donateurs étrangers pour qu’ils retiennent leur aide jusqu’à ce que Kinshasa capitule à cette demande parce que les USA croient que les bulletins en papier rendraient le vote de décembre plus facile à frauder et faciliteraient par conséquent le changement de régime anti-chinois qui a inspiré la guerre hybride naissante du pays.
Le Dr. Jumma Khan Marri a fait défection des