La guerre contre l’Iran. Le protocole d’accord. Une petite pause dans un conflit qui dure depuis plusieurs décennies


Par Moon of Alabama – Le 15 juin 2026

Les États-Unis et la République islamique d’Iran ont convenu d’un protocole d’accord censé mettre fin aux hostilités actuelles entre les deux pays.

Un protocole d’entente n’est pas contraignant. Aucun texte n’a été publié et des remarques publiques de part et d’autre laissent entendre qu’il existe une interprétation différente de ce que les différentes clauses du protocole d’entente sont censées signifier.

L’accord, s’il survit aussi longtemps, devrait être signé vendredi en Suisse.

Jusqu’à la dernière minute, l’Iran n’était pas disposé à y adhérer. Il y avait, et il y a, une opposition politique en Iran contre un accord avec les États-Unis. L’Iran, soutient-on, est dans une position avantageuse. Il pourrait et devrait exiger plus que ce qu’il est censé obtenir en vertu de ce protocole d’entente. Sans connaître les détails de la situation socio-économique en Iran, il est difficile de juger si cela est vrai.

Vendredi dernier, l’agence de presse Mehr a publié un projet de protocole d’accord en 14 points. Cette version préliminaire iranienne comprenait :

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Trump nous enfume une fois de plus

Par Larry Jonhson – Le 12 juin 2026 – Son of the new american revolution

J’ai besoin d’un avocat spécialisé en dommages corporels. Je vais poursuivre Donald Trump pour avoir subi un coup du lapin. À 9 heures du matin, Donald Trump a redoublé sa menace de la nuit précédente en prétendant « bombarder l’Iran jusqu’à ce qu’il devienne de la bouillie » et promis de lancer une nouvelle série d’attaques plus importantes et plus dures contre l’Iran. Puis, à 13h33, il a freiné des deux pieds, ce qui m’a projeté la tête en avant contre mon clavier, et a annoncé qu’il n’y aurait pas de violence car un accord est à portée de main. Aïe!! Mon cou est douloureux. C’est la 39e fois au cours des trois derniers mois que Trump annonce le succès imminent des négociations avec l’Iran pour aboutir à une autre promesse non tenue.

Comparons et opposons ce que Trump a affirmé et ce que l’Iran a réellement dit.

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La guerre contre l’Iran. Les Etats-Unis provoquent une nouvelle escalade


Par Moon of Alabama – Le 10 juin 2026

La guerre contre l’Iran continue de s’intensifier.

Hier, un hélicoptère Apache américain s’est écrasé dans le détroit d’Ormuz, près de la côte d’Oman. Les pilotes ont été sauvés. Les États-Unis n’ont d’abord revendiqué aucune cause extérieure pour l’incident. Quelques heures seulement après que cela se soit produit, ils ont déclaré qu’un drone iranien Shahid avait heurté l’hélicoptère.

Cette déclaration n’est pas du tout plausible.

Les Shahid sont des drones kamikazes point à point. Ils obtiennent les coordonnées de leur cible avant leur lancement. Ils ne sont pas radiocommandés. Ils n’ont pas la capacité de manœuvrer contre une cible en mouvement. Ils explosent quand ils heurtent quelque chose.

Quoi qu’il soit arrivé à l’hélicoptère abattu, ce n’était donc pas un drone Shahid qui l’a abattu.

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La guerre contre l’Iran. L’Iran répondra à toutes les violations du cessez-le-feu


Par Moon of Alabama – Le 8 juin 2026

Le président Trump et Netanyahou, son partenaire dans le crime, ont tenté d’attirer l’Iran dans un piège.

Ils espéraient qu’une escalade progressive, comme les bombardements israéliens au Liban, resterait sans réponse de la part de l’Iran.

L’Iran n’a cependant pas succombé à ce stratagème. Il avait été convenu que le cessez-le-feu incluait le Liban et d’autres fronts entre les partis impérialistes et la résistance. C’est soit un cessez-le-feu pour tous, soit un cessez-le-feu pour personne.

Il y a une semaine, lorsque Netanyahou a menacé de bombarder la banlieue de Dahiyeh à Beyrouth, l’Iran a mis fin à toutes les négociations de paix ultérieures et a menacé de réagir de la même manière.

Trump aurait ensuite crié et maudit Netanyahou pour ses projets de bombarder Beyrouth. Mais de telles prétendues divergences de vues entre Washington et Tel Aviv se sont depuis longtemps avérées être du pur théatre.

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L’Iran essaye de s’en sortir au mieux dans cette guerre


Par Alastair Crooke – Le 4 juin 2026 – Source Conflicts Forum

La guerre entre les États-Unis et l’Iran a dépassé sa phase initiale pour atteindre la prochaine, pour laquelle l’Iran met toutes les chances de son côté, la prochaine phase étant un retour à la guerre chaude. Probablement une guerre en épisodes limités, mais possédant néanmoins un potentiel d’élargissement régional, si les États-Unis (et Israël) choisissent d’intensifier fortement les choses.

La nouvelle phase comporte bien sûr des risques, mais l’Iran détient des atouts pour imposer des dommages disproportionnés et plus importants aux infrastructures du Golfe en représailles à tout préjudice qui lui est infligé et a conscience que l’Occident se rapproche de plus en plus de la « falaise énergétique ».

Les trois piliers sous-jacents à ce changement sont premièrement, la confiance que l’Iran ne sera pas (et ne peut pas être) éloigné de son emprise sur Ormuz, et qu’en consolidant ses structures administratives là-bas, la réalité de l’emprise de l’Iran sur Ormuz sera de plus en plus assimilée par les autres États, et reflétée dans leur acceptation du contrôle irano-omanais.

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La guerre contre l’Iran. L’Iran devra lancer l’attaque pour éviter le piège du cessez-le-feu


Par Moon of Alabama – Le 5 juin 2026

Une tactique typique des États-Unis contre une cible stratégique consiste à « faire bouillir la grenouille » en augmentant lentement la température de l’eau dans laquelle elle se trouve. Le conflit en Ukraine en est un bon exemple. Les frappes contre la Russie, dirigées par la CIA, s’intensifient petit à petit pendant que la Russie hésite à prendre des mesures de dissuasion plus sévères.

La guerre actuelle contre l’Iran en est un autre exemple. Les États-Unis insistent sur un cessez-le-feu tout en essayant d’éroder la capacité de résistance de l’Iran en l’étranglant économiquement.

L’arme principale de l’Iran, le blocus du détroit d’Ormuz, aura besoin d’un mois ou deux de plus pour déployer pleinement son effet escompté sur l’économie américaine et mondiale. Pendant ce temps, les États-Unis tentent d’épuiser l’Iran avec une diplomatie malhonnête, des mesures économiques (son blocus) et des frappes ponctuelles.

Mais l’Iran est bien conscient de cette tactique. Il a décidé d’éviter ce piège du cessez-le-feu par une escalade graduelle :

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La guerre contre l’Iran. La réalité économique obligera Trump à défier la pression du Lobby


Par Moon of Alabama – Le 2 juin 2026

Ce graphique explique pourquoi Trump est stressé et pourquoi l’Iran pense qu’il est en train de gagner le conflit.

Le lobby sioniste est farouchement opposé à tout accord de paix avec l’Iran. Israël fera de son mieux pour saboter toute résolution sur le sujet en poursuivant sa guerre au Liban, à Gaza et en Cisjordanie. Il veut que la guerre contre l’Iran se poursuive jusqu’à ce que ce pays soit détruit en tant que concurrent viable.

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La Terre bouge tout juste un peu


L’opération Epic Fury était bruyante. L’opération Economic Fury est silencieuse… Alors que les porte-avions faisaient la une à la télévision, c’est le Trésor qui menait la véritable démolition. − Jesús Enrique Rosas sur X


Par James Howard Kunstler – Le 1er mai 2026 – Source Clusterfuck Nation

L’ancien président Obama tente une politique étrangère de l’ombre avec le Premier ministre canadien Carney

Attendez-vous à une semaine décisive. Le golfe Persique reste fermé et d’énormes nappes de pétrole s’échappent de l’île de Kharg tandis que l’Iran vocifère et tape du pied. Personne ne peut même plus essayer d’acheter son pétrole, pas même la Chine. Les sanctions sont trop lourdes. Les puits iraniens doivent être fermés dès maintenant. Imaginez comment les responsables de la production sur les champs pétroliers hurlent contre leurs superviseurs fous du Corps des gardiens de la révolution islamique. L’Iran n’a plus d’économie en état de fonctionner. La force de sécurité intérieure iranienne, le Basij (Sâzmân-e Basij-e Mostaz’afin, ou « Mobilisation des opprimés ») étouffe quiconque exprime son mécontentement dans les rues, ce qui ne fait pas bonne impression pour un régime qui ne peut survivre sans feindre de bénéficier d’un soutien populaire.

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La guerre contre l’Iran. Après qu’Israël a menacé Beyrouth, l’Iran a annoncé qu’il réduirait encore les approvisionnements mondiaux en pétrole


Par Moon of Alabama – Le 1er juin 2026

Le gouvernement israélien, poussé par ses Sionazis et avec le soutien de la Maison Blanche, a annoncé qu’il allait attaquer la banlieue de Dahiyeh à Beyrouth. Dahiyeh est un quartier civil normal qui est censé avoir une majorité chiite ayant des sympathies pour le Hezbollah.

Israël dit qu’il va renouveler ses frappes contre le Hezbollah à Beyrouth après avoir fait pression pour obtenir le feu vert des États-Unis – Times of Israel

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Les conséquences de la guerre en Iran marqueront la réinitialisation de la géopolitique mondiale


Par Alastair Crooke – Le 28 mai 2026 – Source Conflicts Forum

Apparemment, chaque jour apporte de nouvelles déclarations haletantes disant qu’un « accord » américano-iranien est presque signé. Comme c’est souvent le cas, les médiateurs (pakistanais et qataris) espèrent manipuler les deux parties en disant à l’une que l’autre est proche de donner son accord alors qu’elle ne l’est pas, surtout à cause d’une atmosphère de méfiance totale entre les deux. De cette manière, les médiateurs espèrent faire avancer les choses vers un accord final. C’est une tactique familière, mais qui entraîne assez souvent de la confusion et de la méfiance plutôt que le règlement tant attendu.

Le « plan« , à ce stade, ne comporte que deux piliers centraux : la « réouverture » du détroit d’Ormuz par l’Iran (aux conditions de l’Iran) en échange de la levée du blocus naval américain et, à une date ultérieure, le problème de la dilution de l’uranium enrichi à 60% de l’Iran serait abordée en échange de la fin des sanctions.

Dire que le diable est dans les détails serait l’euphémisme de l’année. L’Iran comprend que les déclarations tonitruantes de Trump annonçant un « accord imminent » sont premièrement destinées à maintenir le marché boursier américain en hausse et les contrats à terme sur le pétrole bien en dessous du prix de livraison du pétrole physique. Et, deuxièmement, elle sont faites pour obscurcir le fait que Trump cherche un moyen plausible de mettre fin à la guerre en concluant un accord rapide et incomplet qui, selon toute vraisemblance, se ferait en grande partie aux conditions de l’Iran.

Toutes les autres questions – y compris les détails cruciaux concernant un accord sur le nucléaire – seraient reportées.

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