La Macédoine, un pion américain sur l’échiquier balkanique


Par Filo − Le 19 mai 2015

La Macédoine, Македонија est l’une des six républiques de l’ex-Yougoslavie, tout au sud sur la carte ci-jointe, mais aussi la plus pauvre et la plus fragile.

Environ 2 500 000 habitants sur une superficie de 25 713 km² (un peu plus petite que la Belgique). La capitale du pays est Skopje. De confession orthodoxe avec une forte minorité musulmane qui représente au minimum 30 % de la population principalement albanophone mais aussi turque.

Continuer la lecture

L’Union européenne sur les traces de l’Ukraine


Par Dagmar Henn – Le 16 mai 2015 – Source vineyardsaker.de

Ce qui se passe à une petite échelle pour l’Ukraine se passe à grande échelle pour l’Europe. Dans les deux cas, il s’agit d’un territoire que les USA veulent garder entièrement sous leur contrôle. Pour ce faire, tous les moyens leur sont bons, et si ça ne suffit pas, c’est la stratégie de la terre brûlée qui est employée : ce que nous ne pouvons pas contrôler nous-mêmes, nous le détruisons, afin que personne d’autre n’y ait accès.

Des Ukrainiens, soumis à ces épreuves, ont fait la prédiction que ceci allait bientôt se passer aussi en Europe. Eh bien, nous y sommes.

Continuer la lecture

Cessez-le feu en Ukraine, ça bombarde à Donetsk.


Le 19 mai 2015 – Source Russia Today

Un civil tué au cours d’un intense bombardement de Donetsk par l’armée ukrainienne, en dépit du cessez le feu.

Une image de la scène du bombardement prise par Gladziev

Un civil au moins a été tué à Donetsk quand un obus de l’armée ukrainienne a touché un immeuble d’habitation au cours d’un fort bombardement des positions rebelles. Selon le correspondant de RT, c’est le pire bombardement que la ville ait connu depuis des mois.

«Ça a tiré et bombardé pendant environ deux heures, quasiment sans interruption… Coup sur coup, on ressentait les vibrations des explosions à des kilomètres de la ligne de front», nous a raconté Murad Gazdiev, le correspondant de Russia Today, au téléphone.

Selon Gazdiev, l’attaque ciblait le nord de Donetsk où se trouve l’aéroport tant disputé, mais au moins un obus a atterri sur un immeuble habité par des civils. Le correspondant de RT s’est précipité sur les lieux pour vérifier la validité de cette information.

«Nous avons trouvé les habitants survivants assis à l’extérieur, visiblement choqués, couvert de poussière. C’est une personne âgée qui vivait au dernier étage… L’obus a atterri sur son appartement. L’endroit est déchiqueté, les murs défoncés, dit Gardiev en décrivant la scène. Les sauveteurs sont encore en train de chercher le corps de cet homme dans les décombres.»

Reportage de Russia Today : Vidéo des dégâts

Cette flambée de violence intervient juste quelques jours après que le président ukrainien Petro Porochenko a juré de «combattre jusqu’à la dernière goutte de sang» contre ce qu’il appelle «les agresseurs russes» et nommé les accords de Minsk un plan de «pseudo-paix» au cours d’une interview avec la chaîne allemande ZDF. Plus tôt, le site web officiel de Porochenko retranscrivait une de ses phrases disant : «Je n’ai aucun doute que nous allons libérer l’aéroport [de Donetsk] parce que c’est notre terre. Et nous reconstruirons l’aéroport.»

L’aéroport de Donetsk était le dernier point stratégique tenu par les troupes ukrainiennes avant d’en être chassées par les forces anti-gouvernementales après huit mois de siège.

Les déclarations de Porochenko ont attiré de rapides réactions à la fois de Moscou et de Washington. Alors que le Kremlin a déclaré qu’elles «violaient visiblement les accords de Minsk», le secrétaire d’État américain John Kerry a conseillé a Porcshenko «d’y réfléchit à deux fois» avant de rallumer le conflit.

Le président ukrainien a ensuite fait marche arrière sur ses remarques au sujet de l’aéroport en accusant la presse russe d’exagérer ses propos.

Cette dernière attaque survient alors même que l’assistante du secrétaire d’État Victoria Nuland, qui est actuellement en visite a Moscou à propos de l’Ukraine, a dit qu’«il n’y a aucune indication, selon nos informations ou mes consultations en Ukraine, que qui que ce soit du coté ukrainien, qui que ce soit de ses dirigeants, ait la moindre intention de déclencher les hostilités.»

Par contre, Daniel McAdams, le directeur exécutif de l’institut Ron Paul pour la paix et la prospérité, pense que ce dernier accès de violence a clairement été coordonné avec les supporters de Kiev à Washington.

«Je pense qu’il serait très naïf de croire que Porochenko ait pu faire cela de sa propre initiative. Même si l’on a entendu Kerry la semaine dernière dire que Porochenko devrait oublier son envie de reprendre la partie est de l’Ukraine, les États-Unis ont entraîné des troupes et envoyé des dizaines, si ce n’est plus, de Humvees et autres équipements. Ils fournissent la possibilité à la Garde nationale ukrainienne et à l’armée d’attaquer l’Ukraine orientale, alors comment être surpris qu’ils y aient été poussés par cette aide américaine

Selon McAdams, il n’y a aucune indication que le gouvernement américain ait demandé à Kiev de calmer ses ardeurs face à la zone contrôlée par les rebelles, alors même que l’aide et l’entrainement militaire continuaient.

Ce bombardement intervient aussi juste après la visite de Nuland à Kiev, ce qui, selon ce conseiller de Ron Paul, n’est pas une coïncidence.

«Chaque fois qu’un officiel de haut niveau américain est venu dans la région, une attaque était déclenchée immédiatement après. Souvenez vous quand le directeur de la CIA [John Brennan] est venu, plusieurs fois, à chaque fois une attaque s’ensuivait. Cela semble encore en être le schéma cette fois-ci», a-t-il remarqué.

Traduit par Wayan, relu par jj pour le Saker Francophone

   Envoyer l'article en PDF   

Terrorisme à géométrie variable, selon que vous serez puissants ou misérables…


Le 18 mai 2015 – Source Sputnik International

Un candidat au Congrès US avoue avoir planifié la destruction d’un quartier musulman, mais il est libre.

Doggart risque jusqu'à 5 ans de prison et 250 000 dollars d’amende pour avoir proféré des menaces inter-étatiques...

...Le juge n'a pas encore signé la procédure de plaider coupable, mais Doggart a été libéré sous caution pour 30 000 dollars. Il n'a pas été accusé de crime de haine ni de terrorisme.

 

Robert R. Doggart

Robert R. Doggart, qui s’est présenté aux élections du Congrès dans le Tennessee en 2014, a admis avoir projeté d’attaquer la communauté musulmane ; son plan était de tirer sur les résidents et de mettre le feu à une mosquée.

Continuer la lecture

Gabegie dans la sécurité des sous-marins nucléaires britanniques

Le 18 mai 2015 – Source Russia Today

Le HMS Victorious à l’amarrage à la base navale de Clyde en Ecosse (Reuters / Danny Lawson)

La Royal Navy a ouvert une enquête sur William McNeilly après qu’il a dévoilé d’effarantes failles de sécurité dans le programme nucléaire britannique Trident, qui font qu’il est plus facile pour un intrus d’accéder à certaines zones sécurisées que de franchir la porte de la plupart des nightclubs.

Continuer la lecture

La main dans le sac : Human Rights Watch et ses magouilles

Le 15 mai 2015 – Source Moon of Alabama

«L'hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu.» François de La Rochefoucauld

Une preuve de plus de l'engagement sans nuances, au service du magistère de la vérité de l'Empire du non-sens, d'une ONG, Human Rights Watch, bien propre sur elle question Droits de l'Homme Blanc et tutti quanti, prise la main dans le sac, et qui insiste, au delà du ridicule, irresponsable et impunie. 

Le Saker Francophone

Continuer la lecture

Face-à-face USA – Russie : qui vient de baisser les yeux ?


Par Finian Cunningham – le 18 mai 2015 – Source : Strategic Culture

Le 12 mai dernier, le Secrétaire d’État américain, M. John Kerry, est venu en Russie déposer une gerbe en mémoire des millions de soldats soviétiques morts pour infliger une défaite historique à l’Allemagne nazie. Et cette semaine s’est terminée par l’arrivée de l’adjointe de M. Kerry, Mme Victoria Nuland, qui a rencontré des officiels russes pour discuter de la mise en œuvre des accords de cessez-le-feu en Ukraine, signés à Minsk.

Continuer la lecture

Le gag du jour

Par Dagmar Henn – 17 mai 2015 – Source vineyardsaker.de

L’article ci-dessous a paru dans le journal canadien National Post. Il est si divertissant que je ne veux pas vous en priver. Mais attention, veillez à être bien assis… (et merci à la page Facebook Initiative citoyenne pour la paix en Ukraine, qui a découvert cette friandise). 

Et oui, naturellement, c’est aussi un morceau de vile propagande. Mais quand on s’abaisse à ça, voilà ce que ça donne.

L’infiltration par les russes de l’armée ukrainienne complique la mission de formation canadienne

Le ministre canadien de la Défense annonce l’envoi de 200 militaires en Ukraine pour la formation de l’arméée 14 avril 2015 THE CANADIAN PRESS/Adrian Wyld

Former des Ukrainiens pour lutter contre les séparatistes pro-russes pourrait se révéler une entreprise beaucoup plus difficile pour les 200 soldats canadiens, dont Ottawa a annoncé mardi le déploiement en Ukraine, que la mission similaire qu’assurent quelque 70 formateurs canadiens en Irak.

Selon une nouvelle note, destinée au bureau des études militaires pour les Affaires étrangères de l’armée US, à Fort Leavenworth, Kansas, la raison en est que des agents russes de services de renseignement de toute nature ont infiltré si profondément l’armée ukrainienne que presque rien de ce qu’ils disent ou font ne reste secret longtemps,

Citant des sources non classifiées, principalement russes, Roger McDermott, dans son essai Frères ennemis : l’usage par la Russie de la puissance militaire en Ukraine, met en garde contre «l’infiltration de l’appareil de renseignement de l’État ukrainien, le SBU (Service de sécurité d’Ukraine), par les services de renseignement russes, y compris par le GRU (Direction générale des renseignements russe), le FSB (Service fédéral de sécurité) et le SWR (Service des renseignements extérieurs)».

L’infiltration de l’armée ukrainienne n’implique pas seulement des agents officiels des services de renseignement russes. On croit que des Ukrainiens qui sympathisent avec Moscou travaillent au sein, ou à proximité, de presque toutes les unités de l’armée ukrainienne, ce qui rend tous les aspects du conflit – y compris la formation pour la guerre – plus difficiles pour tous ceux qui soutiennent le camp ukrainien.

Soldats ukrainiens en position dans le village de Berdyanske, à l’est de l’Ukraine, le mardi 14 Avril, 2015. Les agents pro-russes sont soupçonnés d’avoir infiltré l’armée ukrainienne. AP Photo/Evgeniy Maloletka

Plusieurs officiers canadiens, qui connaissent bien la situation ukrainienne, ont dit qu’ils étaient au courant d’un possible intérêt russe pour les activités des formateurs canadiens, mais ils n’ont pas précisé davantage.

En raison de l’omniprésence de l’espionnage russe en Ukraine, les images satellites que le Canada a commencé à livrer à l’Ukraine ont pu aussi rapidement finir à Moscou. On pense que la raison pour laquelle Washington ne voulait pas partager ses meilleures images satellites avec l’Ukraine est qu’il ne veut pas que les Russes découvrent quelles sont les capacités de ses satellites.

Tandis que l’espionnage russe va indubitablement compliquer la mission canadienne, il ne fait probablement pas courir de risque physique supplémentaire aux formateurs canadiens. Comme le ministre de la Défense Jason Kenney l’a souligné à plusieurs reprises, lorsqu’il a annoncé à Ottawa l’engagement prévu pour l’été, les Canadiens travailleront avec les formateurs états-uniens et de l’Otan loin de la zone de conflit en Ukraine de l’Est. Si la situation en Ukraine se dégrade, a fait remarquer Kenney, les Canadiens peuvent se mettre en sécurité en Pologne voisine, d’où ils peuvent être évacués.

Contrairement à ce qui se passe en Irak, où des formateurs des unités spéciales canadiennes travaillaient parfois très près de la ligne de front et où ils ont été impliqués dans des échanges de tirs à courte distance, les formateurs mandatés, qui viennent principalement de la base de Petanawa dans la vallée d’Ottawa supérieure, n’accompagneront pas les unités ukrainiennes sur le terrain pour les aider dans l’identification et la détection de l’ennemi. Ils délivreront plutôt tout leur enseignement dans des bases fortifiées, à l’image de la mission de formation beaucoup plus importante en Afghanistan, qui a suivi la participation canadienne aux combats à Kandahar.

Selon le gouvernement, la mission assumera les activités suivantes : formation à l’élimination des munitions explosives et des explosifs improvisés ; formation de la police militaire ; formation médicale ; entraînement à la sécurité en vol ; et formation à la modernisation du système logistique.

Les officiers du renseignement russe et les sympathisants ukrainiens russophiles qui travaillent pour eux vont presque certainement tenter de saper la mission canadienne en recensant avec précision les stratégies et les tactiques pour lesquelles les Ukrainiens reçoivent une formation, ainsi que la logistique de la mission.

Quant aux Russes, ils ont formé l’an dernier les forces séparatistes rebelles à la stratégie, à la tactique et au maniement de systèmes d’armes de pointe, tant en Ukraine que dans le sud de la Russie. Mais ces séparatistes ne craignent pas, et de loin, la même infiltration par les services de renseignement ukrainiens, et les Ukrainiens de l’Est qui soutiennent Kiev ont fui depuis longtemps pour sauver leur vie.

Effectivement, conclut McDermott, les Russes, en plus de prendre l’initiative de nombreux combats, et de fournir l’équipement et le ravitaillement, ont donné la priorité à la formation de leurs alliés, longtemps avant que l’Otan se décide à faire de même.

Les pays occidentaux, dont le Canada, ont répondu très lentement à la demande pressante de l’Ukraine de livraison d’armes. Mais les Canadiens, de par l’expérience, en termes de combats et de formation, qu’ils ont acquise pendant une dizaine d’années en Afghanistan, sont particulièrement adaptés à la mission de formation ukrainienne.

Comme en Afghanistan, les Canadiens ont beaucoup de pain sur la planche. Depuis la chute de l’Union soviétique en 1991, les Ukrainiens, comme les Afghans, ont consacré peu de ressources à la formation ou au rééquipement de leurs troupes. Ils ont un urgent besoin d’aide dans presque tous les domaines.

Matthew Fisher.

Article original  publié par nationalpost

A part que je peux difficilement concevoir que les Canadiens apportent là-bas des choses encore inconnues en Russie, et que les Ukrainiens soient ravis d’être comparés aux Afghans, il n’y a qu’un commentaire à faire, pour finir : à hurler [de rire, NdT].

Traduit par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

   Envoyer l'article en PDF   

La Chine pourrait-elle mettre le dollar US à genoux avec 30.000 tonnes d’or ?


Le 15 mai 2015 – Source Wantchinatimes

Un comptoir d’or à Shenyang, province de Liaoning (Photo/Xinhua)

La Chine a la capacité de faire plonger un dollar US fragile avec ses 30 000 tonnes d’or de réserve, affirme l’observateur économique chinois Jin Zihou.

Continuer la lecture

Le cauchemar américain : Russie + Chine + Inde


Par Andrei Polunin – Le 15 mai 2015 – Source  Russia Insider

L’amélioration des relations entre l’Inde et la Chine ouvre la voie pour les trois grandes nations des BRICS à l’émergence d’une nouvelle puissance économique et stratégique mondiale.

Le premier ministre indien Modi
et le président chinois Xi

Le Premier ministre indien Narendra Modi a voyagé en Chine le jeudi 14 mai, pour des négociations avec le président de la République populaire de Chine Xi Jinping. Dans le cadre de sa visite de trois jours Modi espère réaliser une percée dans les relations avec la Chine, qui ont jusqu’à présent été entravées par un différend frontalier et les revendications territoriales des deux parties. A en juger par les indicateurs indirects, la visite pourrait être un virage important dans les relations entre New Delhi et Pékin.

Continuer la lecture