Par Alastair Crooke – Le 3 décembre 2018 – Source Strategic Culture
Les dirigeants européens tentent de contenir une crise qui s’accélère : ce défi concerne la l’émergence d’États rebelles – le Royaume-Uni, la Pologne, la Hongrie et l’Italie – ou de « blocs culturels » historiquement méfiants (de Catalogne) – qui sont tous explicitement désenchantés par l’idée d’une convergence forcée vers un « ordre » uniforme administré par l’UE, avec ses « disciplines » monétaires austères. Ils rejettent même la prétention de l’UE de faire partie, en quelque sorte, d’un ordre supérieur de civilisation pour les valeurs morales.



La vitesse à laquelle la population allemande diminue semble être trop forte même pour les statisticiens de Destatis, le bureau officiel allemand des statistiques, qui partent du principe que d’ici 2060, avec un niveau zéro d’immigration nette, la population allemande aura diminué à 60,2 millions d’habitants. Cependant, notre équipe de recherche a découvert que ce chiffre est beaucoup trop optimiste : dans 40 ans, l’Allemagne comptera 52,6 millions d’habitants, soit une baisse considérable de 34% par rapport aux 81 millions d’habitants actuels, et d’ici la fin du siècle, la population autochtone allemande, les indigènes sans origine étrangère, aura diminué encore plus et approchera 21,6 millions. L’explication que Destatis nous a envoyée par mail équivaut à admettre que leurs projections sont irréalistes.
Trump a fait preuve d’un soutien fort à un soi-disant « Brexit dur ».
Par 
Le plan de la Commission européenne, récemment divulgué, visant à réduire considérablement la dépendance du bloc vis-à-vis du dollar ne fonctionnera pas sans la participation de la Russie, a noté Ivan Danilov, un collaborateur de Sputnik, suggérant que Paris et Berlin devraient étouffer leurs sentiments anti-russes. 
Nous approchons de la fin 2018 avec un rythme accéléré d’articles et d’analyses annonçant la disparition des États-Unis en tant que superpuissance mondiale, leurs énormes problèmes politiques, économiques et sociaux et leur liste toujours plus longue d’échecs stratégiques et géopolitiques, trop évidents pour être ignorés. Il peut y avoir de nombreux points de vue possibles sur la suite, d’une descente graduelle ou progressive vers la dépression, le dysfonctionnement et l’insignifiance jusqu’à la catastrophe mondiale par le biais d’un anéantissement nucléaire, et il existe à peu près autant de façons de raisonner à ce sujet, sur la base de modèles macroéconomiques, de méthodes d’évaluation des risques, de croyances ardentes en la seconde venue du Christ ou sur de bonnes vieilles méthodes démodées de boules de cristal. Je voudrais proposer une autre méthode : le raisonnement par analogie. Cela m’a déjà été très utile.

