Par Jeffrey A. Tucker − Le 19 novembre 2022 − Source brownstone.org
Une suite de textes et de tweets produits par Sam Bankman-Fried, le PDG de FTX — jadis plateforme d’échange de cryptomonnaie de haute volée, désormais en faillite — tombée en disgrâce, affirme ceci au sujet de son image de bien-pensant : il s’agit d’un « jeu débile, dans le cadre duquel nous autres, Occidentaux woke, lançons les slogans qu’il faut, et ainsi tout le monde nous aime. »
Très intéressant. Il avait étalé le grand jeu : un végan qui s’inquiète du changement climatique, soutient chaque action en justice (raciale, sociale, environnementale) hormis celle dont il est la cible, et déverse des millions à des organisations caritatives méritantes associées à la Gauche. Il avait également acheté nombre de droits d’accès et de protection à Washington D.C., suffisamment pour faire de sa société véreuse la coqueluche de la ville.
Introduction : Combien de temps encore ?
Le dix-septième sommet du G20, rassemblant chefs d’États et de gouvernements, s’est tenu à Bali, en Indonésie, les 15 et 16 novembre, et à de nombreux égards, il apparaît comme un événement d’importance. Le jeu politique international se trouve à un point d’inflexion, et la transition ne va épargner aucune des institutions héritées d’un passé en cours de flétrissement irréversible.
Vous vous souvenez de l’invasion américaine de la Grenade en 1983, appelée « Opération Urgent Fury » ?



Tout au long de cette année, je me suis beaucoup intéressé à notre conflit contre la Russie en Ukraine, et j’ai également commencé par ailleurs à suivre les déclarations publiques formulées par le professeur Jeffrey Sachs, de l’Université de Columbia, mais jusqu’à la semaine dernière, j’avais manqué son interview de la fin du mois d’août sur ce sujet précis. Bien que son apparition dans l’émission Democracy Now! d’Amy Goodman ait accumulé plus de deux millions de vues, j’étais passé à côté.

La Russie se prépare à une escalade dans cette guerre. Elle augmente ses forces au niveau minimum pour pouvoir faire face à une offensive majeure de l’OTAN. Cette décision n’a pas été précipitée par une attrition significative de la force existante. Les faits sont clairs : les milices de Donetsk et de Luhansk représentent la majorité des forces alliées russes qui combattent dans le Donbass. Les milices ont toutefois été renforcées par des soldats sous contrat du Groupe Wagner et des combattants tchétchènes, plutôt que par des forces russes régulières.